





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
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Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Adam et Moïse (sur eux la paix) débattirent. Moïse (sur lui la paix) lui dit : " Ô Adam ! Tu es notre père ! Tu nous as déçus et tu nous as fait sortir du Paradis ! " Adam (sur lui la paix) répliqua : " Tu es Moïse et Allah t’a choisi pour te parler. Il a rédigé de Sa main un Livre à ton intention. Me blâmes-tu pour une chose qu’Allah a décrétée à mon encontre quarante ans avant ma création ? " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) déclara alors : " L’argument d’Adam eut donc raison de Moïse ! L’argument d’Adam eut donc raison de Moïse ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim« Adam et Moïse (sur eux la paix) débattirent » : chacun présenta son argumentation à l’autre, et il est possible que cela eut lieu après la mort de Moïse (sur lui la paix) ou que le Prophète (sur lui la paix et le salut) le vit en rêve, car les rêves des Prophètes sont une révélation. On doit donc obligatoirement croire à ce type d’information et nous y soumettre, car on ne peut accéder à sa réalité. Moïse (sur lui la paix) lui dit : « Ô Adam ! Tu es notre père ! Tu nous as déçus et tu nous as faits sortir du Paradis ! » C’est-à-dire : tu as été la cause de notre déception et de notre égarement par la faute qui a entraîné ton expulsion du Paradis. Puis, nous avons été exposés à la tromperie des démons. Adam (sur lui la paix) lui répliqua : « Tu es Moïse. Allah t’a choisi pour te parler ! » En effet, Allah, Exalté soit-Il, t’a choisi pour que tu écoutes Sa Parole, et Il t’a spécifiquement désigné pour cela parmi tous les autres Messagers. Allah, Exalté soit-Il, t’a parlé sans aucun intermédiaire et Il t’a fait directement écouter Sa Parole. « Et Il a rédigé de Sa main un Livre à ton intention. » Il a écrit à ton intention la Torah de Sa Main, et c’est une obligation pour nous d’y croire sans la recherche du comment, ni négation, ni altération et ni interprétation. « Me blâmes-tu pour une chose qu’Allah a décrétée à mon encontre quarante ans avant ma création ? » C’est-à-dire : comment peux-tu me reprocher une chose qu’Allah a écrite pour moi dans la Tablette Préservée, dans les Feuillets de la Torah et ses tables quarante années avant ma création ? « L’argument d’Adam eut donc raison de Moïse ! » C’est-à-dire : Adam a vaincu Moïse (sur eux la paix) par son argumentation. Certes Allah, l’Exalté, savait qu’Adam sortirait du Paradis et descendrait sur Terre, alors comment aurait-il pu s’opposer à la science d’Allah à son sujet ? L’argumentation d’Adam prit le dessus car ce qui lui avait été prédestiné ne pouvait être ni modifié, ni repoussé : cela n’est autre que le Destin qu’Allah, le Connaisseur, Celui qui est Omnipotent, a prédestiné et qui ne peut être refusé ni repoussé et auquel on ne peut que se soumettre. Malgré cela, le Destin ne peut être utilisé comme argument tant qu’il ne s’est pas dévoilé. Et, étant donné qu’il ne connaît ce qui lui a été prédestiné qu’après le déroulement des évènements, il est demandé à l’individu d’accomplir les obligations et de s’écarter des actes de désobéissance. En effet, [c’est seulement] si la chose a eu lieu et que tu n’as pas pu la repousser, [malgré toi, que] tu dois te soumettre au Destin en disant : « C’est le décret d’Allah, et Il fait ce qu’Il veut ! » Par conséquent, il est clairement apparu qu’Adam eut donc raison de Moïse par son argumentation, car c’est Moïse qui a commencé à blâmer Adam en le considérant comme étant le fautif et le responsable du malheur de sa descendance. Mais, Adam argumenta que ce malheur lui avait été prédestiné et que celui-ci ne pouvait qu’avoir lieu. Et quand bien même les malheurs proviennent des actes des serviteurs, ou d’autres, alors le serviteur se doit de patienter et de se soumettre, car le fait de blâmer le fautif ou de le châtier ne pourra ni empêcher, ni contrecarrer le Destin.
Jâbir ibn ῾Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Il m’est parvenu qu’un homme avait entendu un hadith de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). A ces fins, j’achetai un chameau que je montai et marchai un mois pour arriver au pays du Shâm où se trouvait cet homme appelé ‘Abdullah ibn Unays. Je dis au concierge de l’avertir de ma présence. Il s’exclama : « Jâbir ibn ῾Abdillah ? - Oui, répondis-je. ῾Abdullah sortit et nous nous donnâmes des accolades, et je lui dis : « Il m’est parvenu que tu as entendu un hadith de la bouche du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) concernant le Jugement. Je suis venu pour l’entendre avant que tu ne meures ou que je ne meure avant toi. » Il me répondit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Au Jour de la Résurrection, Allah rassemblera les hommes - ou il a dit : les serviteurs - nus, incirconcis et démunis. " » Je l’interrompis : « Que veux-tu dire par : démunis ? » Il répliqua : « Ils seront dépourvus de tout. Il les appellera d’une voix entendue par le proche aussi bien que par l’éloigné, et qui dira : " Je suis le Roi ! Je suis Celui qui rétribue ! Et il ne convient pas que l’un des habitants du Feu qui avait - en ce bas monde - quelque droit sur un habitant du Paradis, entre en Enfer avant que Je ne lui rende justice. De même, il ne convient pas qu’un habitant du Paradis entre au Paradis, sans que Je ne rende justice à celui des habitants du Feu ayant un droit sur lui - dans cette vie d’ici-bas -, ne serait-ce qu’une gifle. " » Il a dit : « Nous demandâmes : " Comment cela alors que nous serons rassemblés devant Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dévêtus et démunis ? - Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut)] dit : Cela sera en fonction des bonnes et des mauvaises actions. " »
Rapporté par AḥmadJâbir ibn ῾Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) informe du fait qu’il eut vent que ‘Abdullah ibn Unays entendit un hadith du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) que lui-même n’avait pas entendu. Sur ce, il acheta un chameau sur lequel il chargea ses effets, puis voyagea durant un mois afin de se rendre au Shâm. Il entra chez ʽAbdullah ibn Unays et dit au portier : « Dis-lui que Jâbir est à la porte. » ʽAbdullah ibn Unays demanda : « Ibn ʽAbdillah ? » Jâbir répondit : « Oui ! » Alors, il sortit précipitamment à sa rencontre, au point de marcher sur son vêtement, puis ils se firent une accolade. Jâbir lui a dit : « J’ai eu connaissance que tu as entendu un hadith du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) concernant le talion, et j’ai eu peur que toi ou moi ne décédions avant que je ne puisse l’entendre. » Il a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Au Jour de la Résurrection, Allah rassemblera les hommes nus, incirconcis et démunis. » Il a dit : « Nous dîmes : " Qu’entends-tu par démunis ? - Il dit : Ils seront dépourvus de tout. " » Ainsi, au Jour de la Résurrection, Allah réunira les gens dans un même endroit, afin de les juger et les récompenser pour leurs actes. Ce Jour-là, ils seront nus, incirconcis, comme le jour où leurs mères les ont mis au monde, sans rien avec eux de cette vie terrestre. Ensuite, il a dit : « Puis, Il les appellera d’une voix » : l’appel est forcément bruyant, et les gens ne connaissent pas d’appel dépourvu de son. Ici, il a évoqué le son afin d’appuyer le fait qu’il s’agisse d’un appel, et ceci montre sans ambiguïté et plus que clairement qu’Allah parle avec des paroles entendues, ayant un son, mais sans pour autant que ce son ressemble à celui de Ses créatures. Voilà pourquoi, il a dit : « Une voix entendue par le proche aussi bien que par l’éloigné » : cet attribut est spécifique à Sa voix, Exalté soit-Il, car la voix de Sa créature est seulement audible des proches, en fonction de la force et de la faiblesse de la voix. Les textes confirmant cela sont nombreux, dont Sa parole, le Très-Haut : {(Et leur Seigneur les appela.)} [Coran : 7/22] Et Il a dit : {(Du côté droit du Mont (Sinaï) Nous l’appelâmes et Nous le rapprochâmes tel un confident.)} [Coran : 19/52] Et Il a dit : {(Et lorsque ton Seigneur appela Moïse : « Rends-toi auprès du peuple injuste ! »)} [Coran : 26/10] Puis, Il a dit : « Je suis le Roi ! Je suis Celui qui rétribue ! » C’est-à-dire : le son entendu par tous, le proche comme l’éloigné, dira : « Je suis le Roi ! Je suis Celui qui rétribue ! » Le Très-Haut est Le Roi, détenant dans Sa Main, la royauté des cieux et de la terre et ce qu’ils renferment. Il est Celui qui rétribue [ou le Juge Suprême] récompensant Ses serviteurs pour leurs œuvres. Quiconque accomplit une bonne action, sera récompensé plus que son acte, et quiconque commet un mal, sera punit conformément à ce qu'il mérite. Puis, Le Très-Haut a dit : « Il ne convient pas que l’un des habitants du Feu qui avait - en ce bas monde - quelque droit sur l’un des habitants du Paradis, entre en Enfer avant que Je ne lui rende justice. De même, il ne convient pas que l’un des habitants du Paradis entre au Paradis, sans que Je ne rende justice à celui des habitants du Feu ayant un droit sur lui - dans cette vie d’ici-bas -, ne serait-ce qu’une gifle. » C’est-à-dire : Allah, Exalté et Magnifié soit-Il, jugera entre Ses serviteurs avec justice. Il prend de l’oppresseur le droit de l’opprimé, et nul habitant de l’Enfer n’y entrera alors qu’il possède un droit sur un habitant du Paradis, sans qu’il ne lui soit donné la possibilité de récupérer ce droit. Cela relève de la parfaite justice, car bien que le mécréant et l’injuste entreront en Enfer, ils ne seront pas opprimés. S’ils possèdent un droit sur un habitant du Paradis, ils le prendront de ce dernier, et il en est de même pour les habitants du Paradis. Les Compagnons demandèrent au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Nous demandâmes : Comment pourrons-nous acquitter nos dettes si nous ne possédons rien de cette vie terrestre ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) [leur] répondit : « Avec les bonnes et les mauvaises actions. » C’est-à-dire : les droits seront acquittés en prenant des bonnes actions de l’oppresseur pour les donner à l’opprimé. Si ces bonnes actions venaient à manquer, des mauvaises actions de l’opprimé seront accréditées à l’oppresseur, puis il sera jeté dans le Feu, comme cela a été évoqué dans un [autre] hadith.
Umm Sharîk (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a ordonné de tuer les geckos et a dit : " Ils soufflaient sur le feu d’Ibrâhîm (sur lui la paix). " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna de tuer le gecko [petit reptile au corps recouvert d'écailles imbriquées et vivant dans les régions chaudes] et informa qu’ils soufflaient sur le feu d’Ibrâhîm (sur lui la paix) pour l’attiser lorsque les mécréants l’y jetèrent. Cela fait partie des choses qui montrent l'inimitié totale du gecko envers les partisans de l’Unicité et de la sincérité.
Le Tâbi'î Usayd ibn Abi Usayd relate qu'une femme parmi celles qui avaient fait serment d'allégeance au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Parmi les bonnes œuvres que le messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous a engagées à accomplir, il y a le fait de ne pas lui désobéir, de ne pas nous griffer le visage, de ne pas invoquer le malheur contre nous, de ne pas déchirer nos vêtements et de ne pas nous tirer les cheveux. »
Rapporté par Abû DâwudLe Prophète (sur lui la paix et le salut) faisait prêter serment d'allégeance aux femmes des Compagnons afin qu'elles ne lui désobéissent pas, ne se griffent pas le visage, ne se frappent pas les joues, n'élèvent pas leurs voix avec des cris de lamentations interdits (« An-Niyâḥah »), ne déchirent pas leurs vêtements et ne se tirent pas les cheveux lorsque des malheurs les touchent.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Pendant qu’un homme parcourait un chemin, il eut une grande soif. Il trouva un puits et y descendit pour se désaltérer. Ensuite, il remonta et c’est alors qu’il vit un chien haleter en léchant le sable humide à cause de sa soif intense. L’homme s’est alors dit : " Ce chien a aussi soif que moi ! " Il redescendit donc dans le puits, remplit sa chaussure d’eau, la saisit entre ses dents, puis donna à boire au chien. Allah lui en sut gré et lui pardonna ses péchés. Les Compagnons demandèrent : " Ô Messager d’Allah ! Serons-nous [aussi] rétribués pour les bienfaits dispensés aux animaux ? " Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur répondit : " Oui ! Tout bienfait dispensé à un être vivant sera récompensé. " » Dans une autre version : « Allah lui en sut gré, Il lui pardonna ses péchés et ensuite Il le fit entrer au Paradis. » Et dans une autre version encore : « Un chien qui était sur le point de mourir de soif tournait autour d’un point d’eau. C’est alors que l'une des prostituées du peuple des enfants d’Israël le vit, elle décida de prendre son chausson afin de le remplir d’eau puis elle l’abreuva. Allah lui pardonna ses péchés grâce à son geste. »
Rapporté par Al-Bûkhârî - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAu cours d’un voyage, un homme en chemin eut une grande soif. Il trouva un puits et il y descendit afin de se désaltérer. Ensuite, une fois sa soif étanchée, il remonta. C’est alors qu’il vit un chien haleter en léchant le sable humide à cause de sa soif intense. L’homme se dit alors : « Par Allah ! Ce chien a aussi soif que moi ! » Il redescendit donc dans le puits, remplit sa chaussure d’eau, la saisit entre ses dents, puis remonta en s’aidant de ses mains et donna à boire au chien. Après que cet homme eut abreuvé le chien, Allah lui sut gré de son geste, Il lui pardonna ses péchés et le fit entrer au Paradis. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) raconta cette histoire aux Compagnons, ils demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Serons-nous [aussi] rétribués pour les bienfaits dispensés aux animaux ? » C’est-à-dire : les animaux sont-ils aussi des causes permettant d'acquérir une récompense ? Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur répondit par l’affirmative en précisant : « Tout bienfait dispensé à un être vivant sera récompensé. » C’est-à-dire [ici] : le fait de l’abreuver. En effet, tout être vivant, tout organe a besoin d’eau. S’il n’y avait pas d’eau, alors chaque animal, chaque être, chaque organe dépérirait et finirait par mourir. Et dans une autre version, une prostituée issue du peuple des enfants d’Israël vit un chien tourner autour d’un point d’eau et qui était sur le point de mourir de soif car incapable d'atteindre l’eau [qui s'y trouvait]. Elle décida alors de prendre son chausson afin de le remplir d’eau et ensuite elle l’abreuva. A la suite de cela, Allah lui pardonna ses péchés grâce à son geste.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque le mécréant fait une bonne action, il en est récompensé par quelque nourriture d'ici-bas. Quant au croyant, Allah lui réserve ses bonnes actions pour l’au-delà et Il lui accorde quelques donations ici-bas pour son obéissance. » Dans une autre version : « Allah ne lèse jamais un croyant pour une bonne action qu’il a accomplie. Pour elle, Il lui accorde quelque chose ici-bas ainsi que la récompense dans l’au-delà. Quant au mécréant, les bonnes actions qu’il fait ici-bas se traduisent en nourriture accordée de sorte que, lorsqu’il arrivera dans l’au-delà, il n’aura plus aucune bonne action et ne pourra être récompensé. »
Rapporté par MuslimLorsque le mécréant fait une bonne action, Allah le récompense en lui attribuant subsistance ici-bas. Quant au croyant, lorsqu’il fait une bonne action, Allah lui réserve sa récompense pour l’au-delà, tout en lui attribuant aussi subsistance pour son obéissance. Allah, Béni et Exalté soit-Il, ne cesse de rétribuer le croyant pour ses bonnes actions. Il lui accorde subsistance dans ce bas monde et le récompense après la mort. Quant au mécréant, Allah lui accorde subsistance dans ce bas monde, en contrepartie des bonnes actions qu’il a accomplies. Ainsi, après la mort, il n’aura aucune bonne action pour laquelle il pourrait être récompensé. Les savants sont unanimes quant au fait que celui qui meurt mécréant n’aura aucune récompense dans l’au-delà. Il ne sera pas rétribué pour les œuvres qu’il accomplissait sur Terre et par lesquelles il aurait cherché à se rapprocher d’Allah. Car la Foi est une condition d'acceptation des œuvres. Dans ce hadith, il est stipulé que subsistance lui sera accordée ici-bas en contrepartie des bonnes actions qu’il avait faites pour se rapprocher d’Allah. C’est-à-dire : le genre d’œuvres qui sont valables même sans intention, comme : l’entretien des liens de parenté, la charité, l’affranchissement des esclaves, l’hospitalité, l’altruisme, les bonnes actions à l'égard d'autrui et autres œuvres de ce genre. Par contre, si un mécréant fait ce genre de bonnes actions puis entre en Islam, il sera récompensé pour elles dans l’au-delà, comme l'indique le hadith : « Tu es entré en Islam avec ce que tu as fait précéder comme bien. » [Al-Bukhârî].
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut), la nuit où on le fit voyager, s’est vu proposer deux coupes : une coupe d’alcool et une coupe de lait. Il regarda les deux et prit le lait. Là, Jibrîl (sur lui la paix) lui dit : " Louange à Allah ! Celui qui t’a guidé vers la disposition naturelle ! Si tu avais pris l’alcool, ta communauté se serait égarée ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) « s’est vu proposer », c’est-à-dire : Jibrîl (sur lui la paix) est venu, lors de la nuit de l’ascension, lui proposer « deux coupes : une coupe d’alcool et une coupe de lait. », deux coupes remplies : l’une d’alcool et l’autre de lait. « Il regarda les deux… », comme si on lui avait donné le choix entre les deux « et prit le lait. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) eut l’inspiration de choisir le lait et de le prendre. « Là, Jibrîl (sur lui la paix) lui dit : " Louange à Allah ! Celui qui t’a guidé vers la disposition naturelle ! " », c’est-à-dire : Tu as choisi le symbole de l’Islam et de la droiture. Il a fait du lait le symbole de la religion du fait que le lait est facile à boire, bon, pur, il convient aux buveurs et n’est pas néfaste. Et il a conclu en disant : « Si tu avais pris l’alcool, ta communauté se serait égarée ! »
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Lorsque Allah créa Adam, II caressa son dos et toutes les âmes qui devaient naître de sa progéniture, jusqu'au Jour du Jugement, en sortirent. Et Il plaça, entre les yeux de chaque être humain, une lumière brillante. Ensuite, Il les présenta devant Adam qui dit : " Ô Seigneur! Qui sont ceux-ci ? - Il répondit : Ils sont ta progéniture ! " Il vit un homme parmi eux dont la lumière l'attira. Adam demanda : " Ô Seigneur! Qui est cette personne ? - Allah lui répondit : C'est un homme, parmi les dernières communautés de ta descendance, appelé Dâwud (David). - Il lui demanda : Ô Seigneur ! De combien d'années as-tu fait son âge ? - Allah dit : Soixante ans. - Adam demanda à Allah : Ô Seigneur ! Donne-lui de mon âge quarante ans de plus ! " Lorsque l'âge d'Adam arriva à son terme, l'Ange de la mort vint à lui, Adam lui demanda : " Ne me reste-t-il pas encore quarante ans ? - L'Ange dit : Ne les as-tu pas donnés à ton fils Dâwud ? " Il renia et sa progéniture renia, il oublia et sa progéniture oublia aussi. »
Rapporté par At-Tirmidhî" Lorsque Allah créa Adam, II caressa son dos et toutes les âmes qui devaient naître de sa progéniture, jusqu'au Jour du Jugement, en sortirent. " Cette caresse et la sortie de la progéniture d'Adam sont réelles et il est interdit de les interpréter par quoi que ce soit de contraire à leurs sens apparents, comme cela a été statué dans la croyance des gens de la Sunnah. Quand Allah fit sortir la progéniture d'Adam, Il mit un éclair et une lumière brillante entre les yeux de chaque être humain, puis Il les présenta devant Adam. Adam demanda : " Ô Seigneur! Qui sont ceux-ci ? - Le Très Haut répondit : Ils sont ta progéniture." Adam vit un homme parmi eux dont la lumière étincelante entre ses yeux l'émerveilla, il demanda : " Ô Seigneur ! Qui est cette personne ? - Allah, Exalté soit-Il, répondit : C'est Dâwud (David). - Adam lui demanda : Ô Seigneur ! De combien d'années as-tu fait son âge ? - Allah dit : Soixante ans. - Adam demanda à Allah : Ô Seigneur ! Donne-lui de mon âge quarante ans de plus. - Allah lui dit : J'ai donné de ton âge à ton fils Dâwud ! " Lorsque l'âge de Adam fut achevé et que l'Ange de la mort vint à lui, il renia ce fait, [avoir donné quarante de ses années à Dâwud]. Ceci, car il était sur la terre et ne s'en souvint pas. Sa progéniture renia aussi ce fait, et Adam oublia ainsi que sa progéniture. Adam désobéit ainsi que sa progéniture, car l'enfant ressemble à son père. Par conséquent, Dâwud possédait un âge prédit de soixante années, puis Allah lui ajouta quarante années de plus. Et Allah, Gloire et Pureté à Lui, connaît parfaitement le passé, ce qui est, de même que ce qui n'est pas, et si cela avait été comment cela l'aurait été. Il connaît ce qu'Il lui a prescrit et ce qu'Il va lui ajouter. Par contre, les Anges n'en ont aucune connaissance, hormis ce qu'Allah leur a révélé. En effet, Allah connaît les choses avant leur réalisation et après ; c'est pourquoi les savants ont dit : " Certes, l'effacement ou la confirmation du destin se trouvent dans les feuilles des Anges ; par contre, la connaissance d'Allah, Gloire et Pureté à Lui, n'est sujette à aucun changement et rien ne Lui apparaît sans qu'Il n'ait déjà été au courant, elle n'est donc ni modifiée, ni confirmée [elle est permanente et irrévocable].
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et salut) a dit : " La foi est yéménite, la sagesse est yéménite et je vois le secours du Tout-Miséricordieux provenir du Yémen. Notez bien que la mécréance, la perversité et la dureté du cœur se trouvent certes chez les personnes arrogantes parmi les bergers qui gardent les chèvres et les animaux à fourrure ! " »
Rapporté par Aṭ-Ṭabarânî - Rapporté par AḥmadIl y a une divergence concernant le sens voulu par la parole : « La foi est yéménite, la sagesse est yéménite. » : Il a été dit que la foi [citée ici] fait référence à La Mecque, car les origines du Yémen remontent à La Mecque et parce que La Mecque est plus proche du Yémen que Médine. Il a également été dit que la foi fait référence à la fois à La Mecque et à Médine qui sont toutes deux plus proches du Yémen que le Shâm, car cette parole du Prophète (sur lui la paix et salut) fut prononcée lorsqu’il était à Tabûk. Il a de même été dit que cela fait référence aux Anṣâr, car leurs origines remontent au Yémen et la foi leur fut attribuée, car ils furent les premiers à soutenir le Prophète (sur lui la paix et salut). Il n’y a aucun mal non plus à comprendre le récit avec son sens apparent disant que les habitants du Yémen sont meilleurs que les autres habitants de l’Est. La raison à cela est leur soumission à la foi sans trop de difficultés pour les musulmans, contrairement aux habitants de l’Est et aux autres. Or, pour quiconque se pare d’un certain caractère et s’y attache fermement, ce dernier devient - compte tenu du fait qu’il y adhère pleinement - un signe distinctif de sa personne. Ceci n’implique pas pour autant la négation de la foi des autres. De plus, ceci concerne les gens présents à cette époque et non pas tous les Yéménites de toutes époques confondues, car ces paroles ne le suggèrent en rien. Quant à la sagesse, il s’agit du savoir comportant ce qui permet de connaître Allah. Sa parole : « Et je vois le secours du Miséricordieux provenir du Yémen. » signifie : j’éprouvais des difficultés et de l’oppression de la part des habitants de La Mecque et Allah m’a soulagé grâce aux Anṣâr. Autrement dit, il trouva l’apaisement auprès des Anṣâr, qui sont eux-mêmes originaires du Yémen. Ainsi, ce hadith ne fait pas partie des hadiths relatifs aux Attributs Divins. Quant à sa parole : « Notez bien que la mécréance, la perversité et la dureté du cœur se trouvent certes chez les personnes arrogantes parmi les bergers qui gardent les chèvres et les animaux à fourrure ! », elle signifie que la mécréance, la perversité, la rancœur et la dureté du cœur se trouvent chez ceux qui accumulent les chameaux et les biens, ceux qui élèvent leurs voix lors du labour et avec leurs troupeaux, et qui sont les gens « creux » et orgueilleux. Il a évoqué la chèvre, contrairement à ce qu'on trouve dans les deux recueils authentiques qui énoncent que ces caractéristiques sont celles de ceux qui possèdent des chameaux et des chevaux et que la calme et la sérénité se trouvent chez ceux qui gardent les moutons, et cela comprend aussi bien les moutons que les chèvres. Et ce qui se trouve dans les deux recueils authentiques est plus juste.