





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
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Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire : « Il était trois hommes parmi les fils d'Israël : un lépreux, un chauve et un aveugle. Allah voulut les éprouver et leur envoya un Ange. Il se présenta au lépreux et demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Un beau teint, une belle peau et que disparaisse ce pourquoi les gens me répugnent. " L'Ange passa alors la main sur lui. Son aspect répugnant disparut alors et on lui donna un beau teint et une belle peau. " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Il répliqua : Les chameaux ! - ou : les vaches ! Ishâq doute - et il reçut une chamelle pleine. L'Ange lui dit alors : " Qu'Allah te la bénisse ! " Puis, il se présenta au chauve et demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Une belle chevelure et que disparaisse ceci, qui fait que les gens me répugnent. " L'Ange passa alors sa main sur lui et cela disparut. Il reçut alors une belle chevelure. - " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les vaches ! " répondit-il. Il reçut alors une vache pleine et l'Ange dit : " Qu'Allah te la bénisse ! " Il se présenta ensuite à l'aveugle et demanda : " Quel est ton plus cher désir ? - Il répondit : Qu'Allah me rende la vue afin que je puisse voir les gens. " L'Ange passa alors la main sur lui et Allah lui rendit la vue. " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les moutons ! " répondit-il. Il reçut alors une brebis pleine. La chamelle, la vache et la brebis mirent bas. L'un avait une vallée pleine de chameaux, l'autre une vallée pleine de vaches et le dernier une vallée pleine de moutons. Puis, l'Ange se présenta au lépreux sous l'apparence et l'aspect qu'avait ce lépreux et dit : " Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t'a donné un beau teint, une belle peau et la richesse ! Je te demande un chameau afin que je puisse continuer mon voyage. - L'homme répondit : Les droits sont nombreux ! - L'Ange lui dit : J'ai l'impression de te connaître. N'étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient et un pauvre qu'Allah a rendu riche ? - Il répliqua : J'ai hérité cette richesse de père en fils. - L'Ange rétorqua : Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à ce que tu étais ! " Ensuite, il se présenta au chauve sous l'apparence qu'avait ce chauve et lui tint le même discours qu'au premier. Celui-ci lui donna la même réponse. L'Ange répliqua : " Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à ce que tu étais ! " Enfin, il se présenta à l'aveugle sous l'apparence et l'aspect qu'avait cet aveugle et dit : Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t'a redonné la vue ! Je te demande une brebis afin que je puisse continuer mon voyage. -L'homme répondit : J'étais aveugle et Allah m'a redonné la vue. Prends ce qu'il te plaît et laisse ce que tu veux ! Par Allah ! Aujourd'hui, je ne t'en voudrai pour aucune chose que tu prendras pour Allah. - L'Ange déclara : Garde ton bien ! Car vous avez été mis à l'épreuve. Allah est satisfait de toi et courroucé contre tes deux compagnons. " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) nous informe au sujet de trois hommes parmi les fils d'Israël qui avaient été touchés par une maladie sur leurs corps et par la pauvreté dans leurs biens : c'était un lépreux qui avait une maladie causant une couleur de peau autre que celle initiale ; un chauve qui avait perdu sa chevelure de manière totale ou partielle ; et un aveugle. Allah voulut alors les éprouver et leur envoya un Ange sous l'apparence d'un être humain. Il se présenta au lépreux en premier car sa maladie était hideuse, répugnante et terrible, puis il lui demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Un beau teint, une belle peau et que disparaisse ce pourquoi les gens me répugnent. " En effet, il ne se contenta pas uniquement de demander un beau teint car la peau du lépreux se contracte, se crispe et devient rêche, rendant ainsi la personne plus repoussante et plus humiliée. L'Ange lui demanda ensuite : " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? - Il répliqua : Les chameaux ! ou : Les vaches ! " Le rapporteur douta quant au fait d'avoir entendu le mot : " chameaux " ou : " vaches " ; mais le plus vraisemblable est le mot : " chameaux " car il l'a évoqué seul par la suite, lorsqu'il dit : " Et il reçut une chamelle pleine qui avait dix mois de grossesse et qui fait partie des biens les plus précieux. " L'Ange lui dit alors : " Qu'Allah te la bénisse ! " Et son invocation fut exaucée comme cela a été cité dans le hadith. Puis, il se présenta au chauve et demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Une belle chevelure et que disparaisse ceci, qui fait que les gens me répugnent. " L'Ange passa alors sa main sur lui et cela disparut. Il reçut alors une belle chevelure. - " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les vaches ! ", répondit-il. Il reçut alors une vache pleine et l'Ange dit : " Qu'Allah te la bénisse ! " Il se présenta ensuite à l'aveugle et demanda : " Quel est ton plus cher désir ? - Il répondit : Qu'Allah me rende la vue afin que je puisse voir les gens. " L'Ange passa alors la main sur lui et Allah lui rendit la vue. - " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les moutons ! ", répondit-il. Il reçut alors une brebis pleine. La chamelle, la vache et la brebis mirent bas. L'un avait une vallée pleine de chameaux, l'autre une vallée pleine de vaches et le dernier une vallée pleine de moutons. Puis, l'Ange se présenta au lépreux après que celui-ci fut guéri et devint riche, sous l'apparence et l'aspect qu'avait ce lépreux, habillé de vêtements délabrés et dit : " Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi car tu sembles être une personne bonne et riche. Ces paroles exposées de la part de l'Ange sont un moyen de faire comprendre une chose à une personne sans la citer réellement. " Je fais appel à tes sentiments en jurant par Celui qui t'a donné un beau teint, une belle peau et la richesse après que tu fusses éprouvé par la pauvreté et la maladie, je te demande un chameau afin que je puisse continuer mon voyage. " L'homme répondit : " Les droits sont nombreux ! Je n'ai pas de surplus à mes besoins pour pouvoir te donner quelque chose. - L'Ange lui a alors dit : J'ai l'impression de te connaître. N'étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient et un pauvre qu'Allah, Gloire et Pureté à Lui et qu'il soit Exalté, a rendu riche ? - Il répliqua : J'ai hérité cette richesse de père en fils. " En résumé, il a nié sa mauvaise situation passée et a prétendu n'avoir vécu que dans de bonnes conditions. L'Ange rétorqua : " Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à ce que tu étais ! " Ensuite, il se présenta au chauve sous l'apparence qu'avait ce chauve et lui tint le même discours qu'au premier. Il lui rappela sa situation précédente, sa guérison et sa richesse, mais celui-ci nia tout, feignit de ne pas le connaître et se gonfla d'orgueil envers lui en prétendant qu'il avait hérité cette richesse de père en fils. Celui-ci lui donna la même réponse. L'Ange répliqua : " Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à la situation où tu étais : chauve et pauvre ! " Enfin, il se présenta à l'aveugle sous l'apparence et l'aspect qu'avait cet aveugle et dit : " Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t'a redonné la vue ! Je te demande une brebis afin que je puisse continuer mon voyage. " L'homme lui répondit en se rappelant les bienfaits d'Allah, Exalté soit-Il, sur sa personne et l'amélioration de sa situation alors qu'elle était auparavant désespérée : " J'étais aveugle et Allah m'a redonné la vue. Prends ce qu'il te plaît et laisse ce que tu veux ! Par Allah ! Aujourd'hui, je ne t'en voudrai pour aucune chose que tu prendras pour Allah. - L'Ange déclara : Garde ton bien ! En effet, vous avez été mis à l'épreuve. Allah, le Connaisseur, vous a éprouvés comme vous l'avez été auparavant par les nombreuses épreuves que vous avez endurées, et cela dans le but que votre œuvre laisse une trace. En effet, la récompense est liée à ce qui se déroule dans le monde apparent et non par rapport à la connaissance antérieure d'Allah. Allah est donc satisfait de toi et courroucé contre tes deux compagnons : le lépreux et le chauve. "
Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a pris part avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à une expédition militaire du côté du Najd. Durant le retour, ils se trouvèrent à l'heure de la sieste dans une vallée couverte d'arbres épineux. Les Compagnons se dispersèrent cherchant l'ombre des arbres. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) campa aussi sous un arbre Samurah, où il accrocha son épée. Nous fîmes un somme et voilà que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous appelle ! Nous allâmes le voir ; auprès de lui se trouvait un bédouin assis. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Cet homme vint me trouver pendant que je dormais et s'empara de mon sabre, je me suis réveillé subitement alors qu'il avait le sabre dégainé en main. Il me dit par trois fois : " Qui te protège de moi ? " et je répondis à trois reprises : « Allah ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'en voulut pas à l'homme et s'assit. Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Dans une autre version, Jâbir (qu'Allah l'agrée) a dit : « Nous étions avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) jusqu'à atteindre « Dhât Ar-Riqâ' ». Quand nous trouvions un arbre ombrageux, nous le laissions pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Un homme parmi les polythéistes arriva. Le sabre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était accroché à un arbre. L'homme s'en saisit, le dégaina et dit au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) : « Me crains-tu ? - Non ! Répondit-il. - L'homme reprit : Qui te protège de moi ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : Allah ! » Et dans la version de Abu Bakr al-Ismâ'îly, dans son ouvrage authentique, l'homme dit : « Qui te protège de moi ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : Allah ! » Alors, l'épée tomba de sa main et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) la récupéra puis lui dit : « Qui donc te protège de moi ? - L'homme répliqua : Sois meilleur preneur et indulgent ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) reprit : Veux-tu témoigner qu'il n'y a de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah ? - L'homme répondit : Non ! Mais je te promets que je ne te combattrai pas et ne collaborerai en aucun cas avec un groupe qui te combattrait ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa poursuivre son chemin, l’homme alla trouver ses compagnons et leur dit : « Je reviens de chez un homme parmi les meilleurs personnes ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimJâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il prit part avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) à une expédition militaire connue par les historiens sous le nom de la bataille de « Dhât Ar-Riqâ' ». Durant le retour, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'arrêta dans un endroit entouré d'arbres épineux à l'heure de la sieste. Les Compagnons (qu'Allah les agrée) se dispersèrent cherchant l'ombre des arbres contre la chaleur intense du soleil ; puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) campa sous un arbre nommé Samurah où il accrocha son épée et s'endormit ainsi que ses Compagnons. Et voilà qu'un bédouin, que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait combattu, se faufila sans que personne ne le remarque. Il s'empara du sabre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) de manière discrète, puis ce dernier se réveilla subitement et dit : « Cet homme vint me trouver pendant que je dormais et s'empara de mon sabre lorsque je dormais, alors je me suis réveillé subitement » lorsque ce bédouin eut le sabre dégainé en main, il prit le dessus contre le Prophète (sur lui la paix et le salut) en criant : « Qui te protège de moi si je veux te tuer ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : « C'est Allah qui me protègera de toi ! » Il le répéta par trois fois. Cela signifie que c'est Allah, Exalté soit-Il, qui nous protègera de toi. En effet, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) prononça cette parole avec une grande confiance en Allah, Celui à qui l'on s'en remet et en qui l'on place sa confiance avec la certitude de [la vérité de] Sa promesse. L'épée tomba de sa main, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) la récupéra puis dit : « Qui donc te protège de moi ? », si je veux te tuer. Le mécréant répliqua : « Sois meilleur preneur ! », c'est à dire en étant indulgent et clément en répondant ainsi à la faute par une bonne action. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) reprit : « Veux-tu témoigner qu'il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? » L'homme répondit : « Non ! Mais je te promets que je ne te combattrai pas et que je ne collaborerai en aucun cas avec un groupe qui te combattrait. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa poursuivre son chemin, puis [le bédouin] alla trouver ses compagnons et leur dit : « Je reviens de chez un homme parmi les meilleurs personnes. » Ce qu'a dit ce mécréant est vrai ; en effet, le Prophète (sur lui la paix et le salut) est la meilleure personne en matière de bon comportement. Pour prouver cela, il suffit de l'attestation d'honorabilité qu'Allah, Exalté soit-Il, a émise à son sujet lorsqu'Il dit : {(Et tu es certes d'une moralité imminente ! )} [Coran : 68/8].
Abû Al-Faḍl Al-ʽAbbâs ibn ʽAbd Al-Muṭṭalib (qu'Allah l'agrée) dit : « J'étais présent avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le jour de Ḥunayn. Abû Sufyân ibn Al-Ḥârith ibn 'Abd Al-Muṭṭalib et moi tînmes compagnie au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sans le quitter. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était sur une mule blanche. Lorsque les musulmans et les mécréants se rencontrèrent, les musulmans battirent en retraite. Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit à faire courir sa mule vers les mécréants. Je tenais la bride de la mule du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour l'empêcher de courir. Quant à Abû Sufyân, il tenait son étrier. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) enjoignit : " Ô 'Abbâs ! Appelle les compagnons du mimosa ! " » Al-‘Abbâs - qui était un homme à la voix retentissante - dit : « J’ai alors crié de toutes mes forces : " Où sont les compagnons du mimosa ? " Par Allah ! En entendant ma voix, ils rebroussèrent chemin comme les vaches qui reviennent vers leurs petits qui la réclament, répondant : " Nous voilà ! Nous voilà ! " Ils combattirent alors les mécréants tandis que les Anṣâr s'interpellaient : " Ô les Anṣâr ! Ô les Anṣâr : " Finalement, on appela la tribu des Banî Al-Ḥârith ibn Al Khazraj : " Ô les Banî Al-Ḥârith ibn Al-Khazraj ! Ô les Banî Al-Ḥârith ibn Al Khazraj ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui était sur sa mule, tendait le cou pour les regarder combattre et, à ce moment-là, il dit : " Maintenant, la bataille fait rage ! " Puis, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ramassa quelques cailloux et les jeta aux visages des mécréants en disant : " Ils sont vaincus, par le Seigneur de Muḥammad ! " Je me mis à regarder et constatai que, selon toute apparence, la bataille en était toujours au même point. Alors, par Allah, à peine leur avait-il lancé les cailloux que je vis qu'ils commencèrent à faiblir et à battre en retraite. " »
Rapporté par MuslimAbû Al-Faḍl Al-ʽAbbâs ibn ʽAbd Al-Muṭṭalib (qu'Allah l'agrée) dit : « J'étais présent avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le jour de Ḥunayn. Lorsque les musulmans et les mécréants se rencontrèrent, et que le violent combat s'engagea entre eux. Alors, certains musulmans battirent en retraite et tournèrent le dos aux polythéistes. Mais le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit à faire courir sa mule, à l'aide de ses jambes, en direction des mécréants. Je tenais alors la bride de la mule du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour l'empêcher de se précipiter du côté de l’ennemi. Quant à Abû Sufyân, il tenait l’étrier du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Ô 'Abbâs ! Appelle les compagnons du mimosa ! " Le mimosa était l'arbre sous lequel les Compagnons avaient prêté serment le jour d’Al-Hudaybiyyah durant l'année six de l'Hégire. Par ailleurs, Al-'Abbâs était un homme à la voix forte. « Alors, je me mis à hurler de toutes mes forces : " Ô les compagnons du mimosa ? " C'est-à-dire : n'oubliez pas votre pacte au pied de l'arbre et de ce qui en découle comme profits et devoirs. Il a alors dit : " Par Allah ! Dès le moment où ils entendirent ma voix et que je les appelai, ils [rebroussèrent chemin et] revinrent à toute vitesse comme la vache qui se précipite vers ses petits après s'être absentée [longtemps]. Ils répondirent alors tous en même temps, ou l'un après l'autre : " Nous voilà ! Nous voilà ! " Les musulmans combattirent alors les mécréants, tandis que les Anṣâr s'interpellaient : " Ô les Anṣâr ! Ô les Anṣâr ! " Finalement, l’appel concerna et se limita [précisément] à la tribu des Banî Al-Ḥârith ibn Al-Khazraj. On appela donc : " Ô les Banî Al-Ḥârith ! " Et c'était une grande tribu… Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui était sur sa mule, tendit le cou afin de les regarder combattre les mécréants. Puis, il dit : " C’est l’instant ! L’instant où la guerre atteint son paroxysme ! " Ensuite, il prit des petits cailloux qu’il lança sur les visages des mécréants. Puis, il (sur lui la paix et le salut) déclara en guise de bon présage ou à titre informatif : " Ils sont vaincus, par le Seigneur de Muḥammad ! " Je me mis alors à regarder et constatai que, selon toute apparence, la bataille en était toujours au même point. Alors, par Allah, à peine leur avait-il lancé les petits cailloux que je vis leur vigueur et leur unité faiblir et leur situation devenir humiliante [par la déroute totale qu’ils subissaient].
‘Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « A l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), la lune s’est fendue en deux parties : une partie était cachée par la montagne et l’autre était au-dessus de la montagne. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Ô Allah ! Sois témoin ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimA l’époque du Prophète (sur lui la paix et le salut), la lune s’est fendue en deux parties distinctes : chaque partie se trouvant dans un endroit différent. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : « Ô Allah ! Sois témoin ! » C’est-à-dire : Ô Allah ! Je te prends à témoin que je leur ai fait voir la preuve de mon miracle et de ma prophétie.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque Zayd ibn Ḥârithah vint se plaindre au Prophète (sur lui la paix et le salut), celui-ci lui dit : " Crains Allah et garde ton épouse ! " » Anas a dit : « Si le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait voulu cacher quelque chose, c’est bien celle-ci qu’il aurait cachée ! » Il a dit : « Zaynab se vantait auprès des épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) en disant : " Ce sont vos familles qui vous ont mariées ! Quant à moi, c’est Allah, Exalté soit-Il, qui m’a mariée d’au-dessus des sept Cieux ! " » Et Thâbit a dit que le verset suivant : {( Et tu cachais en toi ce qu’Allah allait dévoiler et tu craignais les gens.)} [Coran : 33/37] a été révélée au sujet de Zaynab et de Zayd ibn Ḥârithah.
Rapporté par Al-BûkhârîZayd ibn Ḥârithah (qu’Allah l’agrée) vint un jour au Prophète (sur lui la paix et le salut) pour se plaindre de sa femme, Zaynab bint Jaḥch (qu’Allah l’agrée), et pour lui demander son avis quant au fait de la répudier. Auparavant, Allah, Exalté soit-Il, avait révélé au Prophète (sur lui la paix et le salut) qu’il épouserait Zaynab, avant même que Zayd ne la répudie. Mais, lorsque ce dernier vint se plaindre d’elle et demander s’il devait la répudier, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Crains Allah et garde ton épouse ! » Voilà pourquoi, Allah l’a blâmé en disant : {( Et lorsque tu as dit à celui à qui Allah avait fait grâce et à qui tu avais fait grâce : « Garde ton épouse et crains Allah ! » Tu cachais en toi-même ce qu’Allah allait dévoiler et tu craignais les gens tandis qu’Allah était plus digne que Tu le craignes. Puis, lorsque Zayd en eut fini avec elle, alors Nous te l’avons mariée.)} [Coran : 33/37]. Ce que le Prophète (sur lui la paix et le salut) cachait, c’est le fait qu’il lui déplaisait de l’épouser, parce qu’il craignait ce que les gens allaient dire s’il épousait l’ex-épouse de son fils adoptif. Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Si le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait voulu cacher quelque chose, c’est bien celle-ci qu’il aurait cachée ! » : si l'on pouvait imaginer, sachant que c'est religieusement inconcevable, que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait caché quelque chose qui lui avait été révélé, il aurait caché ce verset, mais ce ne fut pas le cas et, d’un point de vue strictement religieux, c’est impossible que cela ait pu se produire. Si l’on y réfléchit bien, ce verset est l’une des plus grandes preuves de la qualité du Prophète de Muḥammad (sur lui la paix et le salut), puisqu’Allah y informe de la crainte que Muḥammad a ressenti en lui vis-à-vis des gens. Mais, malgré cela, il a transmis ce verset tel quel, alors que des reproches y sont formulés à son encontre. En effet, au contraire, un menteur essaie toujours de cacher ce qui peut aller à son encontre. C’est le cas également du verset suivant où Allah, Exalté soit-Il, dit : {( Il s’est renfrogné et s’est détourné ! )} [Coran : 80/1] ainsi que d’autres versets semblables dans le Coran. « Zaynab se vantait auprès des épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) » : Elle était fière du fait que c’est Allah qui a [directement] ordonné au Prophète (sur lui la paix et le salut) de l’épouser et c’est là un de ses plus grands mérites, par lequel elle se distingue de ses autres coépouses. Voilà pourquoi, elle disait : « Ce sont vos familles qui vous ont mariées ! Quant à moi, c’est Allah, Exalté soit-Il, qui m’a mariée d’au-dessus des sept Cieux ! » Ce hadith prouve qu’Allah, Gloire et Pureté à Lui, est au-dessus de Sa création et que ceci est un fait bien établi pour les musulmans. C’est quelque chose d’évident pour l’ensemble des musulmans et même pour l’ensemble des créatures, à l’exception de ceux dont la nature a été modifiée. C’est un attribut divin attesté par la Révélation, la raison saine et la prédisposition naturelle humaine, sauf pour ceux dont la nature est altérée. « C’est Allah qui m’a mariée ! » : Allah a ordonné à Son Messager de l’épouser, en disant : {( Lorsque Zayd en eut fini avec elle, alors Nous te l’avons mariée.)} [Coran : 33/37] C’est Allah qui s’est chargé de l’acte de mariage.
Imrân ibn Ḥuṣayn (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « En voyage avec le Prophète (sur lui la paix et le salut), nous avançâmes de nuit et, vers la fin de celle-ci, nous fîmes une halte des plus douces qui soient pour le voyageur. Seule la chaleur du soleil nous sortit de notre sommeil, les premiers à se réveiller étant untel, puis untel, puis untel, puis 'Umar ibn al Khaṭṭâb. Quant au Prophète (sur lui la paix et le salut), on ne le réveillait jamais. On le laissait se réveiller de lui-même car on ne savait pas ce qui pouvait se passer pendant son sommeil. Quand 'Umar se réveilla et vit la situation, lui qui était un homme rude, il se mit à prononcer le takbîr [le fait de dire : « Allâhu Akbar ! » et qui signifie : « Allâh est plus Grand [que tout] à voix haute. Il continua de dire le takbîr et d'élever la voix jusqu'à réveiller le Prophète (sur lui la paix et le salut). Quand il se réveilla, les gens se plaignirent de ce qui était arrivé, mais il dit : « Ce n'est pas grave, prenez la route ! » Il reprit la route et, non loin de là, il fit halte, demanda de l'eau et fit les ablutions. On appela à la prière et les gens firent la prière. Quand il termina la prière, il aperçut un homme qui se tenait à l'écart et n'avait pas prié avec les autres. Il lui dit : « Qu'est-ce qui t'a empêché de prier avec les gens ? » Il dit : « Je suis en état de grande impureté et nous n'avons pas d'eau. » Il dit : « Aie recours à la terre, cela te suffira. » Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mît en route et lorsque les gens se plaignirent de la soif, il fit halte et appela 'Ali ainsi qu’une autre personne à qui il dit : « Allez chercher de l'eau ! » Ils partirent donc et croisèrent une femme assise entre deux grandes outres de cuir sur son chameau. Ils lui demandèrent : « Où se trouve l'eau ? - Elle dit : J’ai quitté l'eau hier à la même heure, nos hommes sont à l’arrière. - Ils dirent : Viens donc ! - Elle dit : Où donc ? - Ils dirent : Voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). - Elle dit : Celui que l'on appelle le sabéen ? - Ils dirent : C'est bien celui dont tu parles, alors viens ! » Ils revinrent donc au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui rapportèrent les informations. Il dit : « Faites-la descendre de son chameau ! » Il demanda qu'on lui apporte un récipient, dans lequel il posa le trou des deux outres, qu'il fit pencher et dont il défit les liens afin de faire couler l'eau. On appela les gens : « Buvez et prenez de l'eau ! » Ceux qui le voulaient burent et ceux qui le voulaient prirent de l'eau. A la fin, il donna un récipient d'eau à celui qui était en état d'impureté et lui dit : « Prends ceci et verse-le sur toi ! » Pendant ce temps, la femme était là, debout, à regarder ce que l'on faisait de son eau. Par Allah ! Quand il eut fini, nous eûmes l'impression qu'elles étaient encore plus remplies que lorsqu'il avait commencé ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Rassemblez quelque chose pour elle ! » Ils rassemblèrent alors diverses choses, des dattes noires, de la farine et de la farine torréfiée, jusqu'à rassembler une certaine quantité de nourriture, qu'ils mirent dans un vêtement et placèrent devant elle sur son chameau. Il lui dit : tu vois bien, nous n'avons rien pris de ton eau, mais c'est Allah qui nous a abreuvés. Elle rentra chez les siens, après s'être attardée. Ils dirent : « Qu'est-ce qui t'a retenue, ô, unetelle ? - Elle dit : Quelque chose d'incroyable ! J'ai croisé deux hommes qui m'ont amené à cet homme qu'on appelle le sabéen, qui a fait ceci et cela... Par Allah, soit c'est l'homme le plus sorcier qui soit entre lui et elle - elle fit signe de l'index et du majeur vers le ciel, elle voulait dire : entre le ciel et la terre - soit il est bel et bien le Messager d'Allah ! » Après cela, les musulmans assaillirent les polythéistes qui vivaient autour d'elle mais ne s'attaquèrent pas au petit groupe auquel elle appartenait. Un jour, elle dit aux siens : « Je ne pense pas que ces gens-là vous épargnent sans raison, alors que diriez-vous d'embrasser l'Islam ? » Ils lui obéirent alors et embrassèrent l'Islam. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimCe hadith comporte plusieurs règles et quelques miracles que les Compagnons (qu'Allah les agrée) ont pu voir. Alors qu'ils étaient en voyage, ils furent pris de sommeil et dépassèrent l'horaire de la prière de l'aube. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'est alors contenté de leur montrer ce qu'il faut faire dans ce genre de cas, c'est-à-dire rattraper la prière ratée. Deuxièmement, l'un des Compagnons était en état de janabah [d'impureté majeure], alors qu'ils n'avaient pas d'eau. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui ordonna alors de se purifier avec la terre en faisant le tayammoum. Cela montre que lorsque l'eau manque, le tayammoum remplace le lavage complet du corps. Troisièmement, et c'est l'un des miracles du Prophète (sur lui la paix et le salut) : Lorsque les gens se plaignirent de la soif et du manque d'eau, il envoya deux hommes chercher de l'eau. Ils ne trouvèrent pas d'eau mais croisèrent une femme qui détenait deux outres de cuir remplies d'eau. Ils l'emmenèrent au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui prit de l'eau dans les deux outres et invoqua Allah, jusqu'à ce que l'eau coule à flots, ce qui permit aux Compagnons (qu'Allah les agrée) de faire des provisions d'eau et de boire. Celui qui était en état de janabah prit même de l'eau pour se laver. La femme prit ensuite ses outres en se disant qu'elles semblaient encore plus remplies qu'avant. Enfin, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna que l'on rassemble de quoi la remercier, ce qui fut l'une des causes de sa conversion à l'Islam et de celle de sa tribu.
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la tranchée, il déposa les armes et se lava. Jibrîl (sur lui la paix) se présenta à lui et dit : " Tu as déposé les armes ? Par Allah ! Nous ne les avons toujours pas déposées ! Sors à leur rencontre ! - Où donc ?demanda le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). - Jibrîl répondit : Par là-bas ! " Il indiquait la direction [de la tribu] des Banî Qurayẓah. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se dirigea donc vers eux. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la bataille de la Tranchée, qui est aussi nommée : "la bataille des Coalisés", après qu'Allah lui ait donné la victoire contre les polythéistes de Quraysh et leurs alliés, il rentra chez lui, déposa les armes et se lava de la poussière de la bataille. Alors, Jibrîl (sur lui la paix) se présenta à lui et lui a dit : « Certes, tu as déposé les armes, mais les Anges les ont toujours avec eux et ils ne les ont pas déposées ! » Puis, il ordonna au Prophète (sur lui la paix et le salut) de sortir combattre [la tribu des] Banî Qurayẓah, une tribu juive qui vivait aux alentours de Médine et qui avait rompu l’engagement avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en aidant les mécréants [contre lui]. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit à leur rencontre et se dirigea vers eux en compagnie des Compagnons qui étaient avec lui. Ils les combattirent et Allah leur donna la victoire contre leur ennemi.
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) et Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relatent : « Certes, le Prophète (sur lui la paix et le salut) résida à La Mecque et y reçut la Révélation du Coran durant dix ans. Ensuite, il résida à Médine et y reçut la Révélation du Coran pendant dix ans. »
Rapporté par Al-BûkhârîCe hadith indique que le Prophète (sur lui la paix et le salut) résida à La Mecque durant dix années après [avoir reçu] la Prophétie et autant de temps à Médine. En effet, le Coran lui était révélé pendant toute cette période. De plus, il a été authentifié - dans d'autres hadiths que celui-ci - qu'il résida à La Mecque, après avoir reçu la Prophétie, pendant une période de treize années. On peut ainsi concilier les deux hadiths en affirmant qu'il a caché sa Prophétie à La Mecque durant trois années, ensuite la Révélation du Coran fut protégée et se suivit ; donc, ceux qui ont rapporté qu'il y résida seulement dix années n'ont pas comptabilisé ces trois années où ils ont tout simplement évoqué dix années de manière approximative et concise.
[‘Abdullah ibn Rabâḥ rapporte que] Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Une délégation de personnes est venue à Mu’âwiyah, pendant Ramadan, et certains d’entre nous préparaient à manger pour d’autres. Abû Hurayrah faisant partie de ceux qui nous invitait le plus chez lui, je me suis dit : " Pourquoi ne préparerai-je pas à manger et ne les inviterai-je pas chez moi ? " J’ai alors ordonné qu’on prépare à manger, ensuite j’ai rencontré Abû Hurayrah en soirée et je lui ai dit : " Cette nuit, l’invitation est chez moi ! - Alors, il a dit : Tu m’as devancé ! - Je lui ai dit : Oui, c’est leur invitation. " Alors, Abû Hurayrah a dit : " Ne vous enseignerais-je pas un récit parmi l'un de vos récits ô groupe des Anṣâr ? " Il évoqua alors la conquête de La Mecque et a dit : " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’est dirigé vers La Mecque jusqu’à y parvenir. Alors, il a envoyé (et nommé) Az-Zubayr [ibn Al-‘Awwâm] à l'un des deux flancs de l’armée, Khâlid [ibn Al-Walîd] à l’autre flanc et Abû ‘Ubaydah à ceux qui n’avaient pas de côtes de mailles (qu'Allah les agrée tous) et ces derniers prirent alors position au creux de la vallée tandis que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était dans un bataillon. " Il a dit : " Il a regardé et alors il m’a vu ! " Abû Hurayrah dit alors : " Me voilà, ô Messager d’Allah ! - Alors, il a dit : Ne vienne à moi qu’un Anṣâr ! ” Et dans une version, il a dit : "Appelle-moi les Anṣâr ! " Il a dit : " Je les ai alors appelés. " Quraysh s’est alors regroupé avec ses troupes et ses partisans et, [plaçant ceux armés pour le combat en avant], ils ont dit : " Nous avançons ceux-là ! S’ils obtiennent quelque chose, nous serons avec eux et s’il leur arrive quelque chose, nous donnerons ce que qu'il nous aura demandé ! " Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Vous voyez les troupes de Quraysh et leurs partisans… " Ensuite, en joignant ses deux mains l’une dans l’autre, il a dit : " Balayez-les jusqu’à ce que vous les rencontriez à Aṣ-Ṣafâ ! " [Abû Hurayrah] poursuivit : " Nous partîmes alors et quiconque parmi nous souhaitait tuer quelqu’un pouvait le tuer. Et personne parmi eux n’osa se diriger vers nous. C’est alors qu’Abû Sufyân est venu et a dit : " Ô Messager d’Allah ! L’honorable Quraysh a été décimée… Quraysh n’existera plus après ce jour ! " Alors, il [le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut)] dit : " Quiconque entre dans la demeure d’Abû Sufyân sera en sécurité ! " Les Anṣâr se sont alors dit les uns aux autres : " Et qu’en est-il de l’homme qui a été touché par désir envers sa cité et par compassion envers son clan familial ? " Abû Hurayrah a dit : " La Révélation est alors venue, et lorsque venait la Révélation nous ne l’ignorions pas. En effet, lorsqu’elle venait, personne parmi nous ne levait son regard en direction du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) jusqu’à ce qu’elle cesse. Et lorsque celle-ci a cessé, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : ' Ô groupe des Anṣâr ! - Ils répondirent : Nous voici, ô Messager d’Allah ! - Il a dit : Vous avez dit : Et qu’en est-il de l’homme qui a été touché par désir envers sa cité et par compassion envers son clan familial ? - Ils répondirent : En effet, c’est cela ! - Il a dit : Certes, je suis le serviteur d’Allah et Son Messager et j’ai émigré vers Allah, puis vers vous. Vivre [pour moi], c'est vivre à vos côtés et mourir [pour moi] c'est mourir à vos côtés ! - Alors, ils se tournèrent vers lui et pleurèrent puis ils dirent : Par Allah ! Nous n'avons dit ce que nous avons dit qu'à cause de notre attachement à Allah et à Son Messager ! - Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : Certes, Allah et Son Messager vous croient véridiques et vous excusent ! ' Les gens se dirigèrent alors vers la demeure d’Abû Sufyân tandis que les autres fermèrent leurs portes." Il [ Abû Hurayrah] a dit : " Quant au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) il se dirigea jusqu’à parvenir à la Pierre [Noire], il la salua en la touchant et ensuite il fit le tour de la Maison [Sacrée]. Puis, il se rendit auprès de la statue qui était à côté de la Maison [Sacrée] et que les Qurayshites adoraient. " Il précisa que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait dans la main un arc qu’il tenait par son extrémité. Lorsqu’il parvint à la statue, il la frappa à son œil et récita : {( La Vérité est venue et le Faux a disparu. )} [Coran : 17/81]. Enfin, lorsqu’il acheva sa circumambulation [autour de la Ka’bah], il se rendit à Aṣ-Ṣafâ, grimpa dessus jusqu’à voir la Maison [Sacrée]. Là, il leva ses deux mains, commença à louer Allah et à L'invoquer pour ce qu'il souhaitait.
Rapporté par MuslimAbû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que des gens se sont présentés à Mu’âwiyah ibn Abî Sufyân au Sham durant Ramadan. Des gens préparaient à manger pour d'autres et ensuite ils mangeaient tous ensemble. Or, Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) préparait souvent à manger pour les gens et les invitaient ensuite. Alors, ‘Abdullah ibn Rabâḥ eut l’intention de préparer lui aussi à manger aux gens et de les inviter. Il rencontra Abû Hurayrah et lui dit : « Je vous invite à manger chez moi cette nuit ! » Abû Hurayrah lui a répondu : « Certes, tu m’as devancé ! » Et [le soir] lorsqu’ils se réunirent, Abû Hurayrah dit aux personnes présentes : « Ne vous enseignerais-je pas un récit parmi l'un de vos récits ô groupe des Anṣâr ? » Il leur raconta l’histoire de la conquête de La Mecque et que, une fois arrivé à la Mecque, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait nommé Az-Zubayr ibn Al-‘Awwâm (qu'Allah l'agrée) en tant que chef du côté gauche de l’armée, Khâlid ibn Al-Walîd (qu'Allah l'agrée) chef de l’autre côté et Abû ‘Ubaydah ibn Al-Jarrâḥ (qu'Allah l'agrée) chef des soldats qui ne portaient pas de côtes de mailles et dont la route empruntait le creux de la vallée vers La Mecque. Pendant ce temps, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était dans un bataillon au milieu de l’armée. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors regardé et il a vu Abû Hurayrah. Il lui a alors ordonné de lui appeler les Anṣâr afin que ces derniers - et eux uniquement - viennent à lui. Ainsi, les Anṣâr sont venus à lui et se sont mis autour du Prophète (sur lui la paix et le salut). Dans le même temps, Quraysh se rassembla en groupe de diverses tribus équipées en vue du combat et qu'elle plaça en tête de l’armée en disant : « Nous les plaçons en première ligne, ainsi s’ils triomphent nous serons avec eux et s’ils sont mis en déroute, nous donnerons à Muḥammad ce qu’il veut. » Quant au Prophète (sur lui la paix et le salut), il ordonna à ses Compagnons de combattre les groupes que Quraysh avait rassemblé et qu’ils les rencontrent sur le mont Aṣ-Ṣafâ de La Mecque. Les Compagnons partirent combattre les groupes de Quraysh jusqu’à les mettre en déroute et personne parmi eux ne put se protéger d’être tué. Alors, Abû Sufyân est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah ! [La tribu de] Quraysh a été décimé par le combat et elle a disparu ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et salut) dit alors : « Quiconque entre dans la demeure d’Abû Sufyân sera en sécurité ! » Les Anṣâr se sont alors dit les uns aux autres : « Et qu’en est-il de l’homme qui a été touché par désir envers sa cité et par compassion envers son clan familial ? », cela signifie qu’ayant vu la compassion du Prophète (sur lui la paix et le salut) envers les habitants de La Mecque et qu’il avait cessé de les combattre, ils ont pensé qu’il rentrerait habiter à La Mecque, qu'il les quitterait et émigrerait de Médine. Et cela leur fut pénible. Allah, Exalté soit-Il, lui fit une Révélation et le tint au courant de cela. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur dit alors : « Vous avez dit ceci et cela ! - Ils répondirent : Oui, nous avons dit cela ! » Et c'est là l'un des miracles prophétiques. En effet, lorsque la Révélation descendait sur le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) cela n’échappait pas aux Compagnons et, à ce moment-là, ils ne levaient pas leurs yeux en direction du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) jusqu’à ce que la Révélation ne cesse. Ainsi donc, lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) les informa de ce qu’ils avaient dit, il leur montrait qu’il était réellement le Messager d’Allah, que la Révélation lui parvenait et que c'est ainsi qu'il était en mesure de les informer de choses inconnues (et invisibles) comme dans ce cas-là et d’autres du même genre. Ils devaient donc avoir confiance en lui, croire ce qu’il leur disait et ce dont il les informait concernant l’ensemble des situations, car il était le serviteur d’Allah et Son Messager. Ensuite, ils se tranquillisèrent à l’idée qu’il avait émigré vers Allah puis vers leurs demeures afin d'y vivre et qu’il ne délaisserait pas cela ni ne reviendrait sur son émigration [de La Mecque] qu’il avait réellement accompli pour Allah, Exalté soit-Il. Plutôt, il resterait attaché à eux (sur lui la paix et le salut) de son vivant et jusqu’à la mort ; et il ne vivrait ni ne mourrait qu’en étant auprès d’eux. Et c'est là encore, [des prédictions qui font partie] des miracles [prophétiques]. Lorsqu’il leur a dit cela, ils pleurèrent et s’excusèrent puis dirent : Par Allah ! Nous n’avons prononcé notre précédente parole qu'à cause de notre attachement à ta compagnie et à ta présence à jamais à nos côtés. [Cela, car nous souhaitons plus que tout] profiter de toi, bénéficier de ta bénédiction et que tu nous guides vers le droit chemin comme Allah, Exalté soit-Il, a dit : {( Et tu guides certes vers un droit chemin. )} Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) les a informés qu’Allah et Son Messager savaient qu’ils étaient véridiques et qu'ils les excusaient. Ainsi, lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) eut dit : « Quiconque entre dans la demeure d’Abû Sufyân sera en sécurité, » les gens se dirigèrent vers la demeure d’Abû Sufyân et les autres habitants de La Mecque fermèrent leurs portes. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se dirigea alors vers la Pierre [Noire], la salua en la touchant et fit ensuite le tour de la Ka’bah. Puis, il se rendit auprès de la statue qui était à côté de la Ka’bah et que les Quraysh adoraient. Dans la main du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il y avait un arc. Il se mit à frapper la statue à l'œil et récita : {( La Vérité est venue et le Faux a disparu. )} [Coran : 17/81]. Enfin, lorsqu’il acheva sa circumambulation [autour de la Ka’bah], il se rendit à à Aṣ-Ṣafâ, grimpa dessus jusqu’à voir la Ka’bah. Là, il leva ses deux mains, se mit à louer Allah et à L'invoquer pour ce qu'il souhaitait.