





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
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Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je n’ai jamais touché de brocart ou de soie aussi doux que la paume du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! De même, je n’ai jamais senti d’odeur aussi agréable que celle du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! J’ai servi le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pendant dix ans. Par Allah ! Jamais il ne m’a dit : " Fi ! " ni il ne m’a dit concernant une chose : " Pourquoi as-tu fait ceci ? " et pour une chose que je n’avais pas accomplie : " Pourquoi n’as-tu pas fait cela ? " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAnas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je n’ai jamais touché de brocart ou de soie aussi doux que la paume du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! » et Anas (qu’Allah l’agrée) a servi le Prophète (sur lui la paix et le salut) pendant dix ans. La main du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était douce et si une personne la touchait, elle constatait effectivement sa douceur, de même que son odeur était agréable et personne n’avait jamais senti une odeur aussi agréable que celle du Prophète (sur lui la paix et le salut). Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai servi le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pendant dix ans. Par Allah ! Jamais il ne m’a dit : " Fi ! " », c’est-à-dire : il n’a jamais montré d’impatience envers lui durant les dix années pendant lesquelles il était à son service. Dans notre cas, si une personne était à notre service ou nous tenait compagnie durant une semaine, ou autre, on aurait indéniablement montré de l’impatience envers elle. Par contre, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), pendant dix longues années, n’a jamais exprimé la moindre impatience à l'égard de cet homme qui était à son service, ni il lui a dit : " Fi ! " De même, il ne lui a jamais dit pour une chose : " Pourquoi as-tu fait ceci ? " même pour les choses qu’Anas (qu’Allah l’agrée) effectuait de son propre chef. En effet, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ne le réprimandait pas, ne lui faisait pas la morale, ni ne lui disait pas : " Pourquoi as-tu fait ceci ? " bien que c’était un serviteur. De la même manière, il ne lui a jamais dit pour une chose qu’il n’avait pas accomplie : " Pourquoi n’as-tu pas fait cela ? " Et cela fait partie du bon comportement du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut).
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais frappé qui que ce soit de sa main : ni une femme, ni un domestique, sauf quand il combattait dans la voie d’Allah. Et il ne s’est jamais vengé d’un tort qu’on lui avait fait sauf s’il s’agissait de la transgression d’une limite sacrée d’Allah. Dans ce cas-là, il se vengeait pour Allah, Exalté soit-Il. »
Rapporté par MuslimParmi les nobles caractères du Prophète (sur lui la paix et le salut), il y a le fait qu’il n’a jamais frappé d’animaux ou qui que ce soit d’autre, ni par le passé, ni ensuite, ni femme, ni domestique, etc. qui pourtant avaient l’habitude d’être frappés [dans la société préislamique de l’époque]. Puisqu’il ne les a jamais frappés malgré la tendance des gens à le faire à cette époque, c’est à plus forte raison qu’il n’a jamais frappé quelqu’un d’autre [après l’avènement de l’Islam], sauf lorsqu'il combattait dans la voie d’Allah afin que la parole d’Allah soit la plus haute. De même, il ne s’est jamais vengé d’un tort qu’on lui avait fait, comme lorsque les mécréants l’ont blessé à la tête le jour de la bataille d'Uḥud, ou bien lorsqu’ils lui ont cassé une dent ou dans d’autres cas similaires. Bien que cela était dû à leur ignorance et leur envie de nuire au Prophète (sur lui la paix et le salut), il pardonnait, oubliait, se montrait indulgent et ne se vengeait pas. La seule exception était lorsque les limites sacrées d’Allah étaient transgressées. Dans ce cas, il se vengeait car il ne l’admettait pas pour quiconque, et cela quelle que soit la personne.
Un jour, ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a demandé au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « As-tu connu un jour plus pénible que le jour de Uḥud ? - Il répondit : Oui ! J’ai supporté de la part de ton peuple des choses plus pénibles encore et la plus grande souffrance qu’ils m’ont infligée a été le jour d’Al-‘Aqabah, lorsque je me suis présenté à ibn ‘Abd Yâlîl ibn 'abd Kulâl et qu'il a repoussé mes sollicitations. Je m’en suis retourné le visage marqué par l’inquiétude et l’amertume. Je n’ai repris mes esprits qu’à Qarn Ath-Tha’âlib. En levant la tête, j’ai vu un nuage qui me couvrit de son ombre. J’ai regardé dans le nuage et j’ai vu l’Ange Gabriel qui m’appela en disant : Certes Allah, Exalté soit-Il, a entendu les propos de ton peuple et la réponse qu’il t’a donné. Il t’a envoyé l’Ange des montagnes afin que tu lui ordonnes ce que tu souhaites à leur encontre. A ce moment, l’Ange des montagnes m’appela, me salua puis déclara : Ô Muhammad ! Allah a bien entendu les propos que ton peuple t’a adressés et je suis l’Ange des montagnes. Mon Seigneur m’a envoyé à toi afin que tu me donnes ton ordre. Que désires-tu ? Si tu le souhaites, je peux les écraser entre les deux montagnes qui entourent La Mecque ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « J’espère plutôt qu’Allah fera sortir d’entre eux une progéniture qui L'adorera, Seul sans rien Lui associer. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) a demandé au Prophète (sur lui la paix et le salut) s’il avait connu un jour plus pénible que le jour de Uḥud. Il lui répondit par l’affirmative et il lui raconta alors l’histoire de son voyage à Ṭâ`if. En effet, lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) a appelé les Quraychites à La Mecque, ils n’ont pas répondu à son appel. De là, il est parti pour Ṭâ`if afin de transmettre la parole d’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur. Il a donc appelé les habitants de Ṭâ`if à l’Islam mais, face à son appel, ils étaient encore plus effrontés que les habitants de la Mecque. Ils lui ont même jeté des pierres au point qu’il se mit à saigner aux niveaux de ses pieds (sur lui la paix et le salut). [A cette occasion, il s'était présenté] à ibn ‘Abd Yâlîl ibn ‘Abd Kulâl qui était une grande personnalité de la tribu de Thaqîf, parmi les habitants de Ṭâ`if. Mais celui-ci repoussa ses sollicitations. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’en alla le visage marqué par l’inquiétude et l’amertume et il ne reprit ses esprits qu’une fois arrivé à un endroit appelé : « Qarn Ath-Tha’âlib ». Alors, un nuage le couvrit, il leva sa tête et là il aperçut au-dessus de ce nuage l’Ange Gabriel qui l’appela en disant : « Voici l’Ange des montagnes qui te salue ! Rends-lui donc le salut. » L’Ange des montagnes m’a alors dit : « Certes, mon Seigneur m’a envoyé à toi, et si tu le souhaites, je peux les écraser entre les deux montagnes qui entourent La Mecque ! » Mais, le Prophète (sur lui la paix et le salut), dans sa profonde indulgence, sa vision profonde et après réflexion sur cette affaire lui répondit par la négative car s'il avait écrasé les deux montagnes sur eux, ils auraient péri ! Il dit donc : « J’espère plutôt qu’Allah fera sortir d’entre eux une progéniture qui L'adorera, Seul, sans rien Lui associer. » Et c'est ce qui s’est effectivement produit ! En effet, Allah, Exalté soit-Il, a fait sortir des entrailles de ces polythéistes qui avaient causé un immense mal au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) une progéniture qui a adoré Allah, Seul, sans rien Lui associer.
Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Abû Ṭalḥah dit à Umm Sulaym : " J'ai entendu la voix affaiblie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et j'en ai déduit qu'il était affamé, as-tu donc quelque provision ? - Oui ! " dit-elle. Elle sortit quelques morceaux de pains d'orge, prit l'un de ses foulards et utilisa un morceau pour y emballer le pain, elle le mit sous mon vêtement et me recouvrit avec le reste afin de m'envoyer vers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Je l'emportai donc et trouvai le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) assis dans la mosquée, au milieu des gens. Je me dressai devant eux et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me dit : " Est-ce Abû Ṭalḥah qui t'a envoyé ? - Oui, dis-je. - Il dit : Pour de la nourriture ? - Oui ! " dis-je. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Levez-vous ! " Ils partirent et je les devançai, jusqu'à me rendre auprès d'Abû Ṭalḥah pour l'en informer. Ce dernier dit : " Ô, Umm Sulaym ! Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arrive avec des gens, alors que nous n'avons rien à leur servir ! - Elle dit : Allah et Son Messager savent mieux ! " Abû Ṭalḥah s'en alla à la rencontre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui vint avec lui, jusqu'à ce qu'ils entrèrent tous les deux. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Amène ce que tu as, ô, Umm Sulaym ! " Elle amena donc ce pain. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna qu'on en fasse des petits morceaux et Umm Sulaym pressa par-dessus un récipient de beurre clarifié pour l'assaisonner. Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) prononça les paroles qu'Allah voulut qu'il prononça, et dit : " Fais entrer dix personnes ! " Il les fit entrer, ils mangèrent jusqu'à se rassasier et sortirent. Il dit alors : " Fais entrer dix personnes ! " Il les fit entrer, jusqu'à ce que tous les gens présents aient mangé et se soient rassasiés, alors qu'ils étaient soixante-dix ou quatre-vingt hommes. " » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Dans une autre version : « Ainsi, les gens entraient et sortaient par dix, jusqu'à ce que chacun d'entre eux soit entré et ait mangé à sa faim. Ensuite, il le remit en état et c'est alors que le plat était tel qu'il était avant qu'ils n'en mangent. » Dans une autre version : « Ils mangèrent par groupes de dix, jusqu'à ce que quatre-vingt personnes mangèrent. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) et les occupants de la maison mangèrent et laissèrent quelques restes. » Dans une autre version : « Ils laissèrent de quoi donner aux voisins. » Dans une version, Anas dit : « Un jour, j'allai à la rencontre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), que je trouvai au milieu de ses Compagnons et qui avait attaché un bandage sur son ventre. Je dis à l'un de ses Compagnons : " Pourquoi le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a attaché un bandage à son ventre ? - Il dit : A cause de la faim ! " J'allai donc chez Abû Ṭalḥah, qui était l'époux de Um Sulaym bint Milḥân, et dis : " Ô, père ! J'ai vu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), un bandage attaché autour du ventre. Quand j'en ai demandé la raison à certains de ses Compagnons, ils me dirent que c'était à cause de la faim ! " Abû Ṭalḥah entra alors chez ma mère et dit : " Y'a-t-il quelques provisions ? - Oui, dit-elle, j'ai un pain et quelques dattes ! Si le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) vient seul, nous le rassasierons, mais si quelqu'un vient avec lui, ce ne sera pas assez..." », puis il évoqua le reste du récit de la tradition prophétique.
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAlors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était affamé, Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) reconnut cela à la faiblesse de sa voix, il en informa son épouse, Umm Sulaym (qu’Allah l’agrée), et lui demanda : « As-tu quelques provisions ? – Oui ! » répondit-elle. C'est-à-dire : nous avons de quoi remédier à la faim du Prophète (sur lui la paix et le salut). Elle sortit quelques morceaux de pains d'orge et prit l'un de ses foulards pour emballer le pain avec une partie de celui-ci, avant de le mettre sous le vêtement de Anas (qu’Allah l’agrée). Puis, elle prit le reste du foulard et le mit sur Anas en guise de cape, afin de le couvrir. Lorsque Anas s'en alla vers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il le trouva au milieu de ses Compagnons. Il se dressa donc devant eux et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Abû Ṭalḥah t'a envoyé ? – Oui ! répondit-il. – « Pour de la nourriture ? », c’est à dire : afin de nous inviter à manger ? « Oui ! », répondit Anas (qu’Allah l’agrée). Il ne put donner la nourriture au Prophète (sur lui la paix et le salut), car ses Compagnons étaient trop nombreux et parce qu'il savait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait l'habitude de préférer les autres à sa propre personne. Il se contenta donc de dire : « Oui ! » Il l'invita donc pour qu'il vienne seul chez Abû Ṭalḥah, de sorte à ce qu'il mange et que l'objectif soit rempli. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors à ses Compagnons : « Levez-vous ! » Ils partirent et Anas dit : « Je les devançai (dans une version : « J'étais triste à cause du grand nombre de ceux qui l'accompagnaient »), jusqu'à me rendre auprès d'Abû Ṭalḥah pour l'en informer - Ce dernier dit : Ô, Umm Sulaym ! Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arrive avec des gens, alors que nous n'avons rien à leur servir ! - Elle dit : Allah et Son Messager savent mieux ! » Umm Sulaym a donc renvoyé la question à Allah et Son Messager (sur lui la paix et le salut), comme si elle savait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) agissait volontairement, afin qu'un miracle lui soit accordé à travers la profusion de nourriture. Ceci relève de sa perspicacité et de son intelligence. « Abû Ṭalḥah s'en alla à la rencontre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui vint avec lui, jusqu'à ce qu'ils entrèrent tous les deux. » Dans une version : « Abû Ṭalḥah se tourna vers lui et dit : " Ô, Messager d'Allah ! Nous n'avions rien qu'un pain que Umm Sulaym a fait ! " » Dans une version : « Abû Ṭalḥah dit : " Ce n'est qu'un pain ! - Il dit : Allah va le bénir. " » Dans une version : « Abû Ṭalḥah dit : " Ô, Messager d'Allah ! J'ai envoyé Anas pour t'inviter seul et nous n'avons pas de quoi nourrir tous ces gens que je vois. - Il dit : Entre donc, Allah va bénir ce que tu as ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit ensuite : " Amène ce que tu as, ô, Umm Sulaym ! " Elle amena donc ce pain. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna qu'on en fasse des petits morceaux et Umm Sulaym pressa par-dessus un récipient de beurre clarifié pour l'assaisonner. Sur ce, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) prononça les paroles qu'Allah voulut qu'il prononce." », c'est-à-dire qu'il pria pour qu'Allah bénisse ce peu de nourriture. Dans une version : « Je l'amenai et il en défit le lien, avant de dire : " Au nom d'Allah, ô, Allah ! Places-y une grande bénédiction ! " et il dit : " fais entrer dix personnes ! " Il les fit entrer, ils mangèrent jusqu'à se rassasier et sortirent. Il dit alors : " Fais entrer dix personnes ! ". Il les fit entrer, jusqu'à ce que tous les gens présents aient mangé et se soient rassasiés, alors qu'ils étaient soixante-dix ou quatre-vingt hommes ! » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Dans une version : « Les gens entraient et sortaient par dix, jusqu'à ce que chacun d'entre eux soit entré et ait mangé à sa faim. Ensuite, il le remit en état et c'est alors que le plat était tel qu'il était avant qu'ils n'en mangent. » Dans une autre version : « Ils mangèrent par groupes de dix, jusqu'à ce que quatre-vingt personnes mangèrent. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) et les gens de la maison mangèrent et laissèrent quelques restes. » Dans une autre version : " Ils laissèrent de quoi donner aux voisins." »
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque ce fut le jour de Badr, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) regarda les polythéistes qui étaient mille et ses Compagnons trois cent dix-neuf. Le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) fit face à la Qiblah, tendit les mains et éleva sa voix en invoquant son Seigneur : " Ô Allah ! Réalise ce que Tu m'as promis ! Ô Allah ! Donne-moi ce que Tu m'as promis ! Ô Allah ! Si ce groupe de gens de l'Islam périt, alors Tu ne seras plus adoré sur Terre ! " Il ne cessa d'implorer son Seigneur en tendant les mains, face à la Qiblah, si bien que sa tunique tomba de ses épaules. Abû Bakr vint le trouver, ramassa sa tunique, la remit sur ses épaules, puis l'enlaça en se tenant derrière lui. Il dit alors : " Ô Prophète d'Allah ! Tu as suffisamment adjuré ton Seigneur ! Il réalisera certainement ce qu'Il t'a promis. " Allah, Exalté soit-Il, révéla alors : {( Et [rappelez-vous] le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous exauça aussitôt : " Je vais vous aider d'un millier d'Anges déferlant les uns à la suite des autres. )} [Coran : 8/9]. Allah lui envoya donc des Anges en renfort. » Abû Zumayl a dit : « Ibn 'Abbâs m’a rapporté : " Ce jour-là, tandis qu'un homme parmi les musulmans poursuivait un polythéiste devant lui, il entendit le coup d'un fouet au-dessus de lui et la voix d'un cavalier disant : 'En avant Ḥayzûm !' Le musulman regarda le polythéiste devant lui qui tomba à terre. Il le regarda et vit qu'il avait le nez coupé et le visage balafré comme sous l'effet d'un coup de fouet. Le tout devint vert. L'homme des Anṣâr vint rapporter cet événement au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui déclara : " Tu dis vrai ! C'est l'aide qui nous vient du troisième ciel. " Ce jour-là, ils tuèrent soixante-dix ennemis et en capturèrent soixante-dix. » Abû Zumayl a dit : « Ibn 'Abbâs a dit : " Quand ils firent des prisonniers, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) consulta Abû Bakr et 'Umar : ' Quel est votre avis au sujet de ces prisonniers ? - Abû Bakr répondit : Ô Prophète d'Allah ! Ce sont des cousins et des proches parents. Je pense que tu devrais leur demander une rançon. Ce sera alors une force pour nous contre les mécréants. Et il se peut qu'Allah les guide vers l'Islam. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : Qu'en penses-tu, Ibn Al-Khaṭṭâb ? - ['Umar relate :] J’ai dit : Non, Par Allah ! Ô Messager d'Allah ! Je ne partage pas l'avis d'Abû Bakr. Je pense plutôt que tu devrais nous autoriser à leur trancher la tête. Permets à 'Alî d'exécuter 'Aqîl et moi Untel ! - un parent par alliance de 'Umar -. En effet, ceux-là sont les chefs et les princes de la mécréance.' Mais, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) préféra l'avis d'Abû Bakr au mien. Le lendemain, je vins trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et Abû Bakr assis en pleurs. J’ai alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Informe-moi de la raison pour laquelle tu pleures avec ton Compagnon ! Si j'y trouve une raison, je pleurerai ; sinon, je m'efforcerai de pleurer à cause de vos pleurs. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Je pleure parce que tes Compagnons m'ont conseillé de demander une rançon aux prisonniers [en contre partie de leur liberté]. Or, on m'a montré leur châtiment plus proche que cet arbre ! " Il s'agissait d'un arbre à proximité du Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut). Allah révéla alors : {( Un Prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d'avoir prévalu [et mis les mécréants hors de combat] sur la Terre. Vous voulez les biens d'ici-bas tandis qu'Allah veut l'au-delà. Et Allah est Puissant et Sage. N'eût-été une prescription préalable d'Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris [de la rançon]. Mangez donc de ce qui vous est échu en butin, tant qu'il est licite et pur. Et craignez Allah ! En effet, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. )} [Coran : 8/ 67-69]. Allah leur autorisa alors les butins. »
Rapporté par MuslimLorsque ce fut le jour de Badr, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) regarda les polythéistes qui étaient mille et ses Compagnons trois cent dix-neuf. Il constata donc le faible nombre de ses Compagnons par rapport à celui des polythéistes. Il fit alors face à la Qiblah, tendit les mains et éleva sa voix en invoquant : « Ô Allah ! Réalise ce que Tu m'as promis ! Ô Allah ! Donne-moi ce que Tu m'as promis ! Ô Allah ! Si ce groupe de gens de l'Islam périt, alors Tu ne seras plus adoré sur Terre ! » C'est-à-dire : « Ô Allah ! Rend véridique ce que Tu m'a promis et donne la victoire aux musulmans contre les mécréants, car si ces musulmans que voici périssent, Tu ne seras plus adoré sur Terre ! » Il ne cessa d'appeler son Seigneur en tendant les mains, face à la Qiblah, si bien que sa tunique tomba de ses épaules. Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) vint le trouver, ramassa sa tunique, la remit sur ses épaules puis l'enlaça en se tenant derrière lui et dit : " Ô Prophète d'Allah ! Tu as suffisamment adjuré ton Seigneur ! Il réalisera certainement ce qu'Il t'a promis. " Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, révéla alors : {( Et [rappelez-vous] le moment où vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous exauça aussitôt : " Je vais vous aider d'un millier d'Anges déferlant les uns à la suite des autres. )} [Coran : 8/9]. C'est-à-dire : « Lorsque vous demandiez la protection à Allah et la victoire, alors Il vous a exaucé et vous a donc envoyé mille Anges en renfort, déferlant les uns à la suite des autres. » Ensuite, Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) informa que ce jour-là, tandis qu'un homme des musulmans poursuivait un polythéiste devant lui, il entendit le coup d'un fouet au-dessus de lui et la voix d'un cavalier disant : « En avant Ḥayzûm ! » Le musulman regarda le polythéiste devant lui qui tomba à terre. Il vit alors qu'il avait le nez coupé et le visage balafré comme sous l'effet d'un coup de fouet. Le tout devint vert. L'homme des Anṣâr vint rapporter cet événement au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui déclara : « Certes, c'est l'un des Anges du troisième ciel dont le cheval se nomme : " Ḥayzûm". » En effet, ce jour-là, les Anges tuèrent soixante-dix ennemis et en capturèrent soixante-dix. Quand ils firent des prisonniers, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) consulta Abû Bakr et 'Umar : « Qu'allons-nous faire de ces prisonniers ? - Abû Bakr répondit : Ô Prophète d'Allah ! Ce sont des proches parents et des cousins. Je pense que tu devrais leur demander une rançon en échange de leur libération. Ce sera alors une force pour nous contre les mécréants. Et il se peut qu'Allah les guide vers l'Islam. - 'Umar répliqua : Non. Par Allah ! Ô Messager d'Allah ! Je ne partage pas l'avis d'Abû Bakr. Je pense plutôt que tu devrais nous autoriser à les tuer et que chacun de nous tue son proche parmi les prisonniers car ce sont les chefs de la mécréance et les dirigeants de l'égarement ! » Mais le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) préféra l'avis d'Abû Bakr à celui de 'Umar. Le lendemain, 'Umar vint trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et Abû Bakr [qu'il trouva] assis en pleurs. Il dit : « Ô Messager d'Allah ! Informe-moi de la raison pour laquelle tu pleures avec ton Compagnon ! Si j'y trouve une raison, je pleurerai, sinon je m'efforcerai de pleurer à cause de vos pleurs. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'informa qu'il pleurait parce qu'Allah lui montra le châtiment de ceux qui avaient conseillé de demander une rançon en contre partie de la liberté des prisonniers. Et ce châtiment fut montré plus proche que ne l'était l’arbre à proximité du Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui le désigna. Allah révéla alors : {( Un Prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d'avoir prévalu [et mis les mécréants hors de combat] sur la Terre. Vous voulez les biens d'ici-bas tandis qu'Allah veut l'au-delà. Et Allah est Puissant et Sage. N'eût-été une prescription préalable d'Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris [comme rançon]. Mangez donc de ce qui vous est échu en butin tant qu'il est licite et pur. Et craignez Allah ! En effet, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. )} [Coran : 8/67-69]. C'est-à-dire : il n'est ni permis, ni convenable pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), après qu'il ait combattu les mécréants qui voulaient éteindre la lumière d'Allah et anéantir à jamais Sa religion, de se précipiter à faire des prisonniers et de les garder vivants dans le but de les échanger moyennant finance. En effet, c'est un choix mineur face à l'intérêt majeur de les supprimer et d'éradiquer leur mal car tant qu'ils sont une menace et une force, le mieux est de ne pas les faire prisonniers. Par contre, si leur mal est mis hors d'état de nuire et qu'ils deviennent faibles, alors à ce moment, il n'y a pas de soucis à faire des prisonniers et à les garder vivants. Ensuite, Allah leur autorisa les biens saisis de force [lors du combat face] aux mécréants.
Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « J'ai assisté à la prière de la fête (« ṣalâtu-l-‘îd ») avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Il débuta par la prière avant le prêche, sans appel à la prière et sans annoncer le début de celle-ci. Puis il se tint debout, appuyé sur Bilâl, ordonna de craindre Allah et incita à Lui obéir. Il exhorta les gens et leur fit le rappel. Ensuite, il marcha jusqu'aux femmes. Il les exhorta, leur fit le rappel et dit : " Faîtes des aumônes, car vous représentez la première source du bois de l'Enfer ! " Une femme assise au milieu des autres et dont le visage était ridé et mâte, se leva et dit : " Pourquoi, ô Messager d'Allah ? - Il répondit : Car vous vous plaignez trop et oubliez les bienfaits d'autrui à votre égard ! " [Jâbir] dit : " Elles se mirent à donner des aumônes de leurs parures telles que des bracelets et des bagues, qu'elles mettaient dans le vêtement de Bilâl. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplit la prière de la fête (« ṣalâtu-l-‘îd ») en compagnie de ses Compagnons, sans appel à la prière (« Al-Adhân »), ni l'appel qui annonce le début de celle-ci (« Al-Iqâmah »). Lorsqu'il termina la prière, il leur ordonna la crainte d'Allah qui consiste à exécuter Ses ordres, s'écarter de Ses interdits et s'attacher à Son obéissance ouvertement et en secret, [il leur recommanda] aussi de se rappeler la promesse d'Allah [envers Ses pieux serviteurs] et ce dont Il avait menacé [les désobéissants] afin qu'ils profitent du prêche, réunissant désir et crainte. Étant donné que les femmes se trouvaient dans un endroit à l'écart des hommes, d’où elles ne pouvaient entendre le sermon, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui était attentif à l'égard de tous, jeunes comme âgés, et clément envers eux, se dirigea alors vers les femmes en compagnie de Bilâl. Il les exhorta, leur fit un rappel ainsi qu'un prêche qui leur était particulièrement adressé. Ce dernier leur indiqua qu'elles constitueraient la plupart des habitants de l'Enfer, et que la voie de leur salut reposait sur l'aumône qui éteint la colère du Seigneur. Une dame assise au milieu se leva et lui demanda pourquoi elles constitueraient la plupart des habitants de l'Enfer, afin qu'elles puissent se prémunir de cela. Il répondit : « Parce que vous multipliez les plaintes et les paroles ingrates et reniez la multitude de bien que le bienfaiteur vous a fait s'il lui arrive une fois d'être négligent envers vous. » Mais comme les femmes des Compagnons (qu'Allah les agrée) étaient toujours prêtes à œuvrer pour le bien et à s'éloigner de ce qui mettait en colère Allah, elles se mirent à faire don de leurs bijoux qui étaient accrochés à leurs mains parmi les bagues et les boucles d'oreilles qu'elles déposaient ainsi dans le vêtement de Bilâl ; par amour de la satisfaction d'Allah et Sa récompense.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée), relate : « Jibrîl (sur lui la paix) est venu au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alors qu’il jouait avec des enfants. Il le prit, l'allongea sur le dos, lui ouvrit sa poitrine, ôta son cœur et en sortit un morceau de chair puis a dit : " Ceci est la part de Satan te concernant ! " Ensuite, il le lava avec de l’eau de Zamzam, dans un récipient en or, puis il le rassembla en un tout et enfin il le remit à sa place. Les enfants s’empressèrent alors d’aller chez sa mère [de lait] - c’est-à-dire : sa nourrice - et lui dirent : " Certes, Muḥammad a été tué ! " Alors, ils se dirigèrent tous vers lui et [entre-temps] sa couleur avait changé. » Anas a dit : « Certes, je voyais la trace de cette cicatrice sur son torse ! »
Rapporté par MuslimJibrîl (sur lui la paix) est venu au Prophète (sur lui la paix et le salut) alors qu’il était encore un jeune enfant alors qu’il jouait avec d’autres enfants. Il le prit, l’allongea sur son dos, ouvrit sa poitrine, ôta son cœur et en ôta un caillot de sang épais qui constitue « la mère des méfaits et des désobéissances » dans le cœur. Ensuite, il a dit : « Ceci est la part de Satan te concernant si elle était réstée avec toi ! » Puis, il lava son cœur dans un récipient en or, avec de l’eau de Zamzam, il répara l’endroit de l’ouverture, il rassembla son cœur en un tout et enfin il remit celui-ci à sa place. Les enfants qui étaient en train de jouer avec lui se précipitèrent en allant chez sa nourrice Ḥalîmah et lui dirent : « Certes, Muḥammad a été tué ! » Alors, ils partirent tous vers lui et le virent qui avait changé de couleur. Anas - le rapporteur du hadith - qui n’a pourtant pas été présent au moment de cette histoire mais à qui on l'a transmise de manière ininterrompue, ou d’après des personnes dignes de confiance, sans l’ombre d’un doute, dit alors : « Je voyais la trace de cette cicatrice sur sa poitrine. » Et c'est une preuve supplémentaire indiquant que cette affaire fut dure et pénible, tant concrètement qu’abstraitement. Ce hadith, ainsi que ceux qui lui ressemblent, doivent être acceptés tels quels, sans s’y opposer par le biais d’une [quelconque] interprétation allégorique alors qu'elle n'est pas nécessaire. En effet, c’est une information de quelqu’un de véridique qui a été déclaré véridique et qui nous informe de la Toute-Puissance de l’Omnipotent, Gloire et Pureté à Lui.
Buraydah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) cracha sur le pied de 'Amr ibn Mu'âdh, lorsque son pied fut coupé, et il s'est rétabli. »
Rapporté par Ibn ḤibbânLorsque le pied de 'Amr ibn Mu'âdh (qu'Allah l'agrée) fut coupé, le Prophète (sur lui la paix et le salut) cracha dessus, de sa salive pure, il a alors été guéri et s'est rétabli par la permission d'Allah. C'est un miracle manifeste du Prophète (sur lui la paix et le salut).
Abû Zayd ibn Akhṭab (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a essuyé mon visage de sa main et a invoqué en ma faveur ! » 'Azrah a dit : Il a vécu cent-vingt ans et n'avait sur sa tête que quelques petits cheveux blancs.
Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par AḥmadLe Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a essuyé de sa main le visage d'Abû Zayd ibn Akhṭab Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) et a invoqué en sa faveur. Et dans une autre version du hadith, il a fait cette invocation en sa faveur : « Ô Allah ! Embellis-le et fais perdurer sa beauté ! » C'est-à-dire : Ô Allah ! Fais qu'il soit beau et que sa beauté soit continue même dans son grand âge ! 'Azrah, qui est l'un des rapporteurs du hadith, dit qu'Abû Zayd Al-Anṣârî vécut cent-vingt ans et qu'il n'avait sur sa tête que quelques petits cheveux blancs. Et dans une version, il est dit que son visage était radieux, qu'il n'avait aucune ride ni repli, et que cela perdura jusqu'à son décès. Tout ceci est dû à la bénédiction de l'invocation du Prophète (sur lui la paix et le salut) et au fait qu'il essuya son visage.