





























Hadeeth Cards
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‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que lorsque Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) devint veuve, son père ‘Umar (qu’Allah l’agrée) rencontra ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) et lui proposa sa fille en mariage. Il lui a dit : « Si tu le souhaites, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? » Celui-ci répondit : « Je vais y réfléchir. » Quelques jours passèrent, puis ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) me rencontra de nouveau et me dit : « Actuellement, je ne suis pas prêt pour me remarier. » Je rencontrai ensuite Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) et lui dit : « Si tu le souhaites, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? » Il resta muet et ne me donna aucune réponse ! Je lui en voulus plus qu’à ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée). Quelques jours après, le Prophète (sur lui la paix et le salut) me demanda la main de Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) et je la lui accordai. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) me rencontra et me dit : « Tu as probablement dû m’en vouloir lorsque tu m’as proposé ta fille Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) en mariage et que je ne t’ai pas donné de réponse ? » Je répondis : « Oui ! » Il répliqua : « Eh bien, sache que je ne t’ai pas répondu parce que j’avais appris que le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’avait évoquée et que je n'étais pas disposé à divulguer le secret du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; et si le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'avait laissée, je l’aurais acceptée. »
Rapporté par Al-BûkhârîDans ce hadith, ‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) informe du fait que : « Lorsque Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) devint veuve de Khunays ibn Ḥudhâfah As-Sahmî (qu’Allah l’agrée) - qui était le frère de ‘Abdullah ibn Ḥudhâfah - qui était l'un des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui mourut à Médine après une blessure lors de la bataille de Uḥud et qui, en outre, était parmi les premiers à avoir embrassé l’islam et à avoir aussi émigré en terre d’Abyssinie. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai rencontré ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) après la mort de son épouse Ruqayyah, la fille de notre maître le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et je lui ai proposé ma fille Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) en mariage. » Ceci prouve que l’individu a le droit de proposer sa fille en mariage à des personnes pieuses et convenables, et il n’y a aucun mal à cela comme l’a titré l’imam Al-Bukhârî lors de la mention de ce hadith. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) a dit : « Si tu désires, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) » Il a utilisé cette formule conditionnelle afin de lui laisser le libre choix. En effet, ceci fait partie d’un bon style de présentation qui encourage et incite ainsi la personne à accepter. De plus, il a cité sa fille en l’affiliant à sa propre personne comme s’il voulait lui rappeler son rang et son bon entourage. ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) répondit alors : « Je vais y réfléchir. », si je me remarie ou si je retarde cela à plus tard. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) a dit : « Quelques jours passèrent, puis ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) me rencontra de nouveau et me dit : « Actuellement, je ne suis pas prêt pour me remarier. » En effet, ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) désignait ainsi le moment présent afin qu’on ne pense pas qu’il voulait rester célibataire et ne plus jamais se marier, chose interdite dans l’islam. Puis, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) a dit : « Ensuite, je rencontrai Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) et lui proposa : « Si tu le souhaites, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) » Le Véridique (« Aṣ-Ṣiddîq ») resta volontairement muet et ne me donna aucune réponse car il avait une raison bien précise. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) précisa alors : « Je lui en ai plus voulu qu’à ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée). » C’est-à-dire : il était plus en colère contre Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) qu’il ne l’était contre ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) car celui-ci lui avait donné une réponse contrairement à Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) qui le délaissa sans même lui répondre. « Quelques jours après, le Prophète (sur lui la paix et le salut) me demanda la main de Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) et je la lui accordai. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) me rencontra et m’a dit… » : C’est-à-dire : après que sa fille fut mariée et qu’il n'y avait plus de mal à lui dire enfin la vérité. Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu’Allah l’agrée) présenta ses excuses à son frère afin de le réconforter. Il lui a dit : « Tu as probablement… » Cette formule est utilisée par compassion vu qu’il connaît parfaitement le bon comportement de ‘Umar (qu’Allah l’agrée) et qu’il sait qu’il ne va pas se mettre en colère même si la colère est une réaction émotionnelle naturelle. Il lui a donc dit : « Tu as probablement dû m’en vouloir quand tu m’as proposé ta fille Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) en mariage et que je ne t’ai pas donné de réponse. » C’est-à-dire : tu t’es mis en colère contre moi à cet instant. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) répondit : « Oui ! » et cela en toute franchise et sincérité de sa part. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) répliqua : « Eh bien, sache que je ne t’ai pas répondu parce que j’avais appris que le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’avait évoquée ! » C’est-à-dire : Je voulais épouser ta fille mais le fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) évoqua en ma présence qu’il projetait de demander en mariage ta fille Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée), j’ai vu que cela faisait partie du secret qui n’est pas autorisé de dévoiler. C’est pour cela qu’Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) a dit : « …et que je n'étais pas disposé à divulguer le secret du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) … » qu’il m’a dévoilé et a dit à moi seul. « Et s’il ne l’avait pas épousée… » C’est-à-dire : il l’aurait refusée. Alors : « …je l’aurais acceptée ! » par la suite car il est formellement illicite pour une personne qui est au courant de demander en mariage une femme dont le Prophète (sur lui la paix et le salut) a déjà demandé la main. A travers cela, il y a l’éducation de la communauté et de ses membres à garder un secret et de le cacher, voire même de manière exagérée, afin de ne rien en exprimer qui pourrait en dévoiler une partie.
As-Sâ’ib ibn Yazîd (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la bataille de Tabûk, les gens vinrent l’accueillir et je partis moi-même l’accueillir avec les enfants sur la Colline de l’Adieu. » Rapporté par Abû Dâwud en ces termes avec une chaîne de transmission authentique. Al-Bukhârî l’a rapporté dans les termes suivants : « Nous allâmes accueillir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avec les enfants sur la Colline de l’Adieu. »
Rapporté par Al-Bûkhârî - Rapporté par Abû DâwudAs-Sâ’ib ibn Yazîd (qu’Allah l’agrée) relate que, lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la bataille de Tabûk, les gens qui n’avaient pas participé à la bataille pour une excuse ou une autre raison sortirent afin d'aller l’accueillir sur la colline dite : « de l’Adieu ». Quant à As-Sâ’ib, il se rendit également sur place en compagnie des enfants de Médine afin d’aller à la rencontre du Prophète (sur lui la paix et le salut).
Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous partîmes en expédition avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et nous étions six pour un seul chameau, sur lequel nous nous relayions. Nos pieds furent fortement abîmés et mes ongles finirent par tomber. Nous dûmes bander nos pieds avec des morceaux de tissu et c’est pourquoi cette bataille fut appelée : « La Bataille des Bandages. » Abû Burdah a dit : « Abû Mûsâ a rapporté ce hadith, puis il a regretté. Il disait : « Qu’est-ce qui m’a pris de raconter cela ! » Comme s'il avait craint d’avoir divulgué et propagé l’une de ses [bonnes] actions.
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAbû Mûsâ (qu’Allah l’agrée) partit un jour en expédition avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) et certains de ses Compagnons. Ils étaient six et devaient monter chacun leur tour sur un chameau. L’un d'entre eux montait sur le chameau pendant une certaine distance et, lorsque venait le tour du suivant, le premier descendait du chameau tandis que le deuxième prenait sa place. C’est ainsi qu’ils se relayaient pour monter à dos de chameau, jusqu’à arriver à destination. « Nos pieds furent fortement abîmés et mes ongles finirent par tomber. ». En effet, ils parcoururent à pieds une [très] longue distance sur une terre désertique, sans disposer de quoi que ce soit qui puisse protéger leurs pieds et empêcher qu’ils se déchirassent. Ils marchèrent pieds nus et en souffrirent énormément. Pourtant, ils n’abandonnèrent pas et continuèrent leur voyage, jusqu’à atteindre l’ennemi. « Nous avons dû bander nos pieds avec des morceaux de tissu. » On en déduit que leurs chaussures furent déchiquetées à cause de la longue distance parcourue et de la rudesse du sol. Ils bandèrent donc leurs pieds avec des morceaux de tissu afin de les protéger de la dureté de la terre et de sa chaleur. « C’est pourquoi cette expédition fut appelée : « La Bataille des Bandages », c’est-à-dire : cette expédition, que le Prophète (sur lui la paix et le salut) mena, fut surnommée par la suite : « La Bataille des Bandages » en raison de ce qui a été dit. Abû Burdah a dit : « Abû Mûsâ a rapporté ce hadith, mais par la suite il l’a regretté. Il disait : « Qu’est-ce qui m’a pris de raconter cela ! » En effet, il semblerait qu’il ait craint d’avoir divulgué et propagé l’une de ses [bonnes] actions. » Cela signifie qu’Abû Mûsâ (qu’Allah l’agrée), après avoir raconté ce hadith, aurait en fait souhaité ne jamais l’avoir fait, car il implique un certain éloge de soi. De même, cacher une bonne action est meilleur que de la divulguer, à moins qu’un intérêt majeur n’y appelle, comme dans le cas où l’individu en question est pris comme modèle par les gens. D’ailleurs, dans un autre hadith, il est dit : « … au point que sa main gauche ne sait pas ce que sa main droite a donné. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.
Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) a dit : « Une nuit, j'accomplis la prière avec le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il se tint si longtemps en prière que je fus sur le point de commettre une mauvaise chose. » On demanda : « Qu'as-tu songé à faire ? » Il répondit : « J'ai songé à m'asseoir et laisser le Prophète (sur lui la paix et le salut) continuer tout seul. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimIbn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) pria une nuit avec le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il se tint si longtemps en prière, comme à son habitude (sur lui la paix et le salut), qu'ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) en éprouva de la difficulté et songea à commettre un acte difficile à effectuer pour tout individu. On lui demanda alors : « Qu'as-tu songé à faire ? » Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) répondit : « J'ai songé à m'asseoir et laisser le Prophète (sur lui la paix et le salut) continuer tout seul la prière » à cause de la grande difficulté qu'il a éprouvée.
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entra chez un homme parmi les Anṣâr qui était avec l’un de ses compagnons. Là, il a dit : « Aurais-tu de l’eau qui a passé la nuit dans une grande gourde ? Sinon, nous boirons à même l’eau. »
Rapporté par Al-BûkhârîJâbir (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra chez un homme parmi les Anṣâr , appelé : Abû Al-Haytham ibn At-Tayhân Al-Anṣârî, qui était avec l’un de ses compagnons. Ce compagnon n’était autre qu’Abû Bakr (qu’Allah l’agrée). Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda s’il avait de l’eau ayant passé la nuit dans une grande gourde de cuir, sachant qu’il faisait alors très chaud, parce que l’eau qui passe la nuit dans une gourde reste fraîche. Puis, il a dit : « Sinon, nous boirons directement avec la bouche, sans récipient et sans les mains. »
Abdullah ibn Busr (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) possédait un grand plat que l'on nommait « al-gharrâ' » et qui nécessitait quatre hommes pour le porter. Un jour, dans la matinée, après que les Compagnons aient accompli la prière de « Aḍ-Ḍuḥâ », on apporta ce plat contenant du pain émietté et trempé dans de la sauce. Les Compagnons prirent place autour du plat, et comme ils étaient nombreux, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'agenouilla. Un bédouin l'interpella en ces termes : " Mais quelle est donc cette façon de s'asseoir ? " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors : " Allah a certes fait de moi un serviteur généreux, et Il n'a pas fait de moi un tyran entêté ! " Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta : " Mangez au bord du plat et laissez le milieu pour la fin, votre nourriture sera ainsi bénie ! " »
Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par Abû DâwudLe Prophète (sur lui la paix et le salut) possédait un grand plat que l'on nommait « al-gharrâ' » et qui nécessitait quatre hommes pour le porter. Un jour, dans la matinée, les Compagnons entrèrent après avoir accompli la prière de « Aḍ-Ḍuḥâ », puis on apporta ce plat contenant du pain émietté et trempé dans de la sauce. Les Compagnons prirent place autour du plat, mais comme ils étaient nombreux, le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'agenouilla afin de laisser de la place à ses frères. Un bédouin, parmi les personnes présentes, l'interpella en ces termes : « Ô Messager d'Allah ! Mais quelle est donc cette façon de s'asseoir ? », du fait de l'humilité de cette manière de faire. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors : « Allah a certes fait de moi un serviteur généreux » grâce à la prophétie et à la science « et Il n'a pas fait de moi un tyran entêté ! » Effectivement, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'était ni orgueilleux, ni oppresseur. Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Mangez au bord du plat et laissez le milieu pour la fin, votre nourriture sera ainsi bénie ! » Il ordonna donc de manger sur les bords du plat et de laisser le milieu, en expliquant clairement qu'il s'agissait de l'un des moyens attirant la bénédiction sur la nourriture.
Abû Hurayrah, ou Abû Sa’îd Al-Khoudrî (qu’Allah les agrée) - le doute provenant du transmetteur - relate : « Lors de la bataille de Tabûk, les gens furent éprouvés par la faim et dirent : " Ô Messager d’Allah ! Si tu nous permettais de tuer nos montures, afin que nous puissions en manger et nous en enduire ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : " Faites donc ! ". ‘Umar (qu'Allah l'agrée) vint alors et dit : " Ô Messager d’Allah ! Si tu le fais, les montures manqueront ! Appelle-les plutôt à apporter le reste de leurs provisions et demande à Allah d’y faire descendre Sa bénédiction, en espérant qu’Allah, par cela, nous accorde Sa bénédiction ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Oui ! " Il demanda alors qu’on lui apporte une nappe, il l’étala, puis il leur demanda d’apporter le reste de leurs provisions. C’est alors que certains vinrent avec une poignée de blé, d’autres avec une poignée de dattes, d’autres avec un morceau de pain, jusqu’à ce qu’une petite quantité fut rassemblée sur la nappe. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) implora la bénédiction divine, puis dit : " Remplissez vos récipients ! " Les Compagnons se mirent à remplir leurs récipients, au point de remplir tous les récipients de l’armée, puis ils mangèrent à satiété et, à la fin, il restait encore de la nourriture. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’exclama alors : " Je témoigne qu'il n'est aucune divinité, digne d'adoration, en dehors d’Allah et que je suis le Messager d’Allah. Toute personne qui rencontre Allah avec ces deux phrases, sans en douter, ne sera pas empêchée d’entrer au Paradis ! ».
Rapporté par MuslimDans les jours qui précédèrent la bataille de Tabûk, les Compagnons (qu'Allah les agrée) furent éprouvés par la faim. Ils demandèrent au Prophète (sur lui la paix et le salut) de leur permettre de tuer leurs chameaux afin de manger de leurs viandes et s’enduire de leurs graisses. Lorsqu’il leur en donna l’autorisation, ‘Umar (qu'Allah l'agrée) vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) et fit remarquer : « Ô Messager d’Allah ! Si tu fais cela, le nombre des montures diminuera ! Demande-leur plutôt de rassembler le reste de leurs provisions et demande à Allah d’y faire descendre Sa bénédiction, en espérant qu’Allah nous accorde le bien et bénisse le peu qu’il reste. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) approuva et demanda qu’on lui apporte une nappe de cuir, qu’il étala avant de leur demander de rassembler leurs restes. On pouvait alors voir un homme apporter une poignée de blé, un autre [apporter] une poignée de dattes, un autre [apporter] un morceau de pain, etc. La quantité rassemblée fut finalement peu importante. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) implora alors la bénédiction divine, puis dit : « Remplissez vos récipients ! » Ils se mirent donc à remplir leurs récipients, au point de remplir tous les récipients de l’armée, puis ils mangèrent à satiété. A la fin, il restait encore de la nourriture, alors le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Je témoigne qu'il n'est aucune divinité, digne d'adoration, en dehors d’Allah et que je suis le Messager d’Allah. Toute personne qui rencontre Allah avec ces deux phrases, sans en douter, ne sera pas empêchée d’entrer au Paradis ! ». C’est-à-dire : Elle y entrera forcément, soit directement avec ceux qui seront épargnés, soit après être sortie de l’Enfer.
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agréée) relate : « J'ai entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire alors qu’il était appuyé contre moi : " Ô Allah ! Pardonne-moi, fais-moi miséricorde et fais-moi rejoindre la compagnie la plus élevée. " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAu moment de son agonie finale, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’est appuyé sur la mère des croyants ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) puis il invoqua son Seigneur de lui attribuer la compagnie des Prophètes, des véridiques, des martyrs et des gens pieux.
Jâbir (qu'Allah l'agrée) a dit : « Alors que nous creusions, le jour de la tranchée, un sol très dur se présenta. Ils se rendirent alors auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Un sol très dur s'est présenté dans la tranchée ! - Il dit alors : Je vais y descendre ! » Il se leva. Son ventre était enserré par une pierre. Cela faisait trois jours que nous n'avions rien mangé ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit alors la pioche, frappa le sol et d'un coup, la terre devint molle comme du sable ! Je lui demandai : « Ô Messager d'Allah ! Permets-moi d'aller chez moi ! » J'ai alors dit à ma femme : « J'ai vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans un état insoutenable ! As-tu quelque chose à manger ? - J'ai de l'orge et une chevrette ! », Répondit-elle. J'ai alors égorgé la petite chèvre, ma femme a moulu l'orge, et nous mîmes la viande à cuire. Puis, je suis revenu voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) alors que la pâte d'orge était déjà levée, et la viande presque à point, dans une marmite, soutenue par trois pierres, sur le feu. J'ai dit : « J'ai un petit repas, viens donc ô Messager d'Allah ! Et invite une ou deux personnes avec toi ! - Quelle quantité est-ce ?, me demanda-t-il. Je lui décrivis alors la quantité. C'est très bon et largement suffisant ! dit-il. Va dire à ta femme de ne pas retirer la marmite ni le pain du feu jusqu'à mon arrivée ! Puis, il a dit : Levez-vous ! » Alors, les Muhâjirûn et les Anṣâr se levèrent. Je revins chez moi et ma femme s'exclama : « Malheur à toi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) est venu avec les Muhâjirûn, les Anṣâr et ceux qui étaient avec eux ! - Est-ce qu'il t'a interrogé [à propos du repas] ?, demanda-t-elle. - Oui, répondis-je. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva et dit aux invités : « Entrez sans vous bousculer ! » Il coupa le pain et posa dessus de la viande, puis il couvrit la marmite et le four. Il rapprocha alors ses Compagnons et les servit. Il ne cessa de répéter cela jusqu'à ce qu'ils fussent tous rassasiés, et il en resta encore. [Jâbir a dit] Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit à ma femme : « Manges-en et offres-en, car les gens ont été touchés par la famine ! » Et dans une [autre] version, Jâbir a dit : « Lorsque le fossé fut creusé, je vis que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait faim. Je me rendis auprès de mon épouse et lui demandai : " As-tu quelque chose chez toi ? J'ai vu que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait très faim. " Elle me sortit un sac contenant un Ṣâ' d'orge. Nous disposions aussi d'une petite bête : une chevrette [qui ne sortait pas encore au pré]. Je l’égorgeai tandis qu'elle moulait le grain. Elle termina en même temps que moi. Je coupai la viande en morceaux que je mis dans la marmite. Puis, je m’en retournai auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Elle dit alors : « Ne me couvre pas de honte en amenant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et ceux qui sont avec lui ! » Je me rendis alors auprès de lui et lui glissait secrètement : « Ô Messager d'Allah ! Nous avons égorgé une petite bête et mon épouse a moulu un Ṣâ' d'orge que nous avions. Viens donc avec le groupe qui est avec toi ! » Mais, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'écria : « Ô gens de la tranchée ! Jâbir vous a préparé à manger ! Allez-y ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta alors : « N'enlevez pas votre marmite du feu et ne mettez pas votre pâte au four avant que j'arrive ! » Je vins et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arriva devant des gens. Quand j'allai trouver mon épouse, elle me dit : « Tu as fait ceci et cela ! - Je répliquai : J'ai fait ce que tu m'as dit. » Elle montra la pâte au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui crachota dedans et y appela la bénédiction. Puis, il se dirigea vers notre marmite, crachota aussi dedans et y mit la bénédiction. Ensuite, il a dit : « Appelle une boulangère pour qu'elle t'aide à faire le pain et puise de votre marmite sans la descendre du feu ! » Ils étaient mille. Je jure par Allah qu'ils mangèrent si bien qu'ils en laissèrent et s'en allèrent. Notre marmite était encore en ébullition comme au début et notre pâte était intacte dans le four ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimJâbir (qu'Allah l'agrée) relate qu'ils creusaient la tranchée autour de Médine servant ainsi de défense contre l'attaque des ennemis coalisés, lorsqu'une pierre très dure apparut dans le sol. Les coups de pioche n'y changeaient rien. Ils se plaignirent auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) de la dureté de cette roche. Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) descendit dans la tranchée et son ventre était enserré par une pierre pour calmer les douleurs dues à la faim. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit la pioche, un outil formé d'un fer assemblé à un manche qui sert à creuser les montagnes, et il frappa la roche. D’un coup, celle-ci devint molle comme du sable. Jâbir se rendit alors chez lui et demanda à sa femme : « A-t-on quelque chose à manger ? » Il l'informa alors de la situation du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et les signes de sa faim qui transparaissaient sur lui. Sa femme sortit un sac en cuir contenant de l'orge, et ils disposaient aussi d'une petite chèvre - le premier né de la chèvre - Il avait pris l'habitude de rester à la maison. Jâbir l'égorgea tandis que son épouse moulait le grain et coupa la viande en morceaux qu'elle mit dans la marmite, sur la pierre. Ensuite, Jâbir se rendit auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lui glissa secrètement qu'il lui avait préparé un petit repas qui ne suffirait pas à tous ceux qui était avec lui. Il lui demanda donc de venir avec seulement quelques-uns de ses Compagnons. Mais le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'écria : « Ô gens de la tranchée ! Jâbir vous a préparé à manger ! Allez-y ! » Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arriva devant la maison de Jâbir et demanda la pâte, il crachota dedans et la bénit. Puis, il se dirigea vers la marmite, crachota dedans et implora la bénédiction d'Allah. Et ceci fait partie des spécificités et de la bénédiction du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Ensuite, il leur demanda d'appeler quelqu'un pour aider la femme de Jâbir à faire le pain. Les invités vinrent, puis mangèrent si bien que lorsqu'ils s'en allèrent, ils laissèrent la nourriture comme au début. La marmite était encore en ébullition et la pâte était intacte dans le four comme si rien n'avait diminué.