





























Hadeeth Cards
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‘Â’ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Je ne pense pas qu’untel et untel connaissent quoi que ce soit de notre religion. » Al-Layth ibn Sa’d, l’un des rapporteurs du ḥadith, a dit : « Ces deux hommes faisaient partie des hypocrites. »
Rapporté par Al-Bûkhârî‘Â’ishah (qu’Allah l’agrée) informe du fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a annoncé, au sujet de deux hommes, qu’ils ne connaissaient rien de l’islam. Cela parce qu’ils extériorisaient l’Islam tout en cachant leur mécréance. Le fait qu’il ait parlé d’eux de la sorte en leur absence ne relève pas de la médisance interdite. C’était plutôt une chose nécessaire. En effet, leur état apparent pouvait tromper celui qui ne connaissait pas leur véritable situation. Sa parole : « Je ne pense pas… » signifie ici : « Je suis sûr que… », car le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait connaissance des hypocrites puisqu’Allah lui avait appris qui ils étaient dans la Sourate : « Le Désaveu », l’un des noms de la Sourate : « At-Tawbah » [Coran : 9]. A ce propos, Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) disait : « Nous appelions la Sourate : « Le Désaveu » : Celle qui démasque [les hypocrites] ! Il a aussi dit (qu’Allah l’agrée) : Les versets démasquant les hypocrites sous la forme : « Et il en est parmi eux qui... » n’ont cessé de descendre au point ou nous avons commencé à avoir peur [pour nous-mêmes]. »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit en route avec ses Compagnons et ils arrivèrent à Badr avant les polythéistes. Quand ceux-ci arrivèrent, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu’aucun d’entre vous ne s’engage à faire quoi que ce soit avant qu’il ne me voit devant lui ! » Les polythéistes s’approchèrent et le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Elancez-vous vers un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre ! » ‘Umayr ibn Al-Ḥumâm al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) dit : « Ô Messager d’Allah ! Un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre ? - Oui ! » Affirma le Prophète (sur lui la paix et le salut). « Bien ! Bien ! » S’exclama ‘Umayr (qu’Allah l’agrée). Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : « Qu’est ce qui te pousse à dire : « Bien ! Bien ! » ? - Il répondit : Rien, par Allah, ô Messager d’Allah ! Si ce n’est l’espoir d’être l’un de ses habitants. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a alors dit : « Tu es l’un d’eux ! » Aussitôt, il sortit de son carquois quelques dattes et se mit à en manger avant d’ajouter : « Si je vis le temps de manger mes quelques dattes que voici, c’est certainement une bien longue durée de vie ! » Il lança alors ce qu’il avait de dattes avec lui et combattit jusqu’à ce qu’il fut tué. »
Rapporté par MuslimAnas (qu’Allah l’agrée) informe du fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit en route avec ses Compagnons en vue de s’accaparer de la caravane d’Abû Sufyân, qui venait du Shâm et se rendait à La Mecque, sans intention de les combattre. Cependant, bien qu’ils n’aient pas espéré leur rencontre, Allah les réunit avec leurs ennemis. De ce fait, un nombre important de Compagnons ne participèrent pas à cette bataille et le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne blâma aucun d'entre eux à ce sujet. Ils arrivèrent donc à Badr avant les polythéistes, le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit place, puis les polythéistes arrivèrent aussi et il dit : « Qu’aucun d’entre vous ne s’engage à faire quoi que ce soit avant qu’il ne me voie devant lui ! » C’est-à-dire que le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur a interdit d’entreprendre quoi que ce soit tant qu’il ne serait pas à leurs côtés afin qu’ils ne négligent aucun avantage qu’ils ne connaîtraient pas. C'est identique à ce qui s’est déroulé à Uḥud, lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait ordonné aux archers de ne surtout pas descendre de la montagne. Malgré cela, ils transgressèrent son ordre et perdirent la bataille. Puis, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lança : « Elancez-vous vers un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre ! » C’est-à-dire : accourez et ne vous attardez pas à offrir vos âmes dans la voie d’Allah car la récompense à cela est un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre. Cet appel avait pour objectif de les motiver et de les encourager à combattre les mécréants. Alors, ‘Umayr ibn Al-Ḥumâm al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) demanda : « Ô Messager d’Allah ! Un Paradis aussi large que les Cieux et la Terre ? - Oui ! » Affirma le Prophète (sur lui la paix et le salut). « Bien ! Bien ! » S’exclama ‘Umayr (qu’Allah l’agrée), afin de valoriser cette nouvelle et reconnaître son statut grandiose. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui demanda : « Qu’est ce qui te pousse à dire : « Bien ! Bien ! » ? » C’est-à-dire : quelle est la raison qui t’a poussé à prononcer cette parole. Est-ce la peur ? Il répondit : « Rien, par Allah, ô Messager d’Allah ! Si ce n’est l'espoir d’être l’un de ses habitants. » C’est-à-dire : c’est le désir d’entrer au Paradis qui m’a fait prononcer cette parole. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « Tu es certainement l’un d’eux ! » Ceci est l’annonce de la bonne nouvelle du Paradis de la part du Prophète (sur lui la paix et le salut) pour ses Compagnons afin qu’ils se motivent et s’efforcent d’œuvrer dans ce but. Lorsque ‘Umayr ibn Al-Ḥumâm (qu’Allah l’agrée) entendit la bonne annonce du véridique et digne de confiance, celui qui ne parle pas de son propre chef, il sortit quelques dattes de l’étui où le combattant dans la voie d’Allah range habituellement sa nourriture, et il se mit à en manger avant d’ajouter en trouvant la vie longue : « Si je vis le temps de manger mes quelques dattes que voici, c’est certainement une bien longue durée de vie ! » Il lança alors ce qu’il avait de dattes avec lui et combattit jusqu’à ce qu’il fut tué. » Qu’Allah l’agrée !
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un groupe de dix hommes en mission d'observation et désigna à leur tête 'Âṣim ibn Thâbit Al-Anṣarî (qu'Allah l'agrée). Ils partirent donc mais une fois à Al-Hadah, entre 'Usfân et La Mecque, on signala leur présence à un clan de Hudhayl qu’on nommait : les Bani Liḥyân. Ces derniers firent appel à environ cent hommes, tous de bons archers, pour suivre leurs traces. Lorsque 'Âṣim et ses compagnons se rendirent compte de leur présence, ils se réfugièrent sur une colline dominante. L'ennemi les cerna alors et ils leur dirent : « Descendez et rendez-vous ! Vous avez notre engagement et un pacte solennel que personne d'entre vous ne sera tué ! - 'Âṣim Ibn Thâbit dit : Ô vous, les gens ! En ce qui me concerne, je ne descendrai pas me mettre sous la protection d’un mécréant ! - Ô Allah ! Informe Ton Prophète (sur lui la paix et le salut) de ce qui nous arrive ! » Alors les infidèles les attaquèrent avec des flèches et tuèrent 'Âṣim (qu'Allah l'agrée). Et sur l'engagement formel et la promesse d'avoir la vie sauve, trois des musulmans - dont Khubayb, Zayd ibn Ad-Dithinah et un autre - [acceptèrent de descendre et] se rendirent à l’ennemi. Mais, une fois les musulmans à leur merci, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les attachèrent avec. Le troisième prisonnier dit alors : « C'est le début de la déloyauté ! Par Allah ! Je ne vous suis plus ! J'ai en mes compagnons un si bel exemple ! » Il faisait allusion à ceux qui venaient d'être tués. Sur ce, ils essayèrent de le traîner et de l'emmener avec eux, mais il refusa de les accompagner et il leur résista. Alors, ils le tuèrent. Puis, ils continuèrent leur route avec Khubayb et Zayd ibn Ad-Dithinah qu'ils vendirent à La Mecque après la bataille de Badr. Ce fût les Banî Al-Ḥârith ibn 'Âmir ibn Nawfal ibn 'Abd Manâf qui achetèrent Khubayb. Or, à la bataille de Badr, c'était Khubayb qui avait tué Al-Ḥârith ibn 'Âmir. Ainsi donc, Khubayb demeura prisonnier chez eux jusqu'à ce qu'ils décident ensemble de l'exécuter. [Un jour] Khubayb demanda à l'une des filles d’Al-Ḥârith un rasoir, afin de s'épiler, et elle le lui prêta. C’est alors que l'un de ses fils s'approcha de Khubayb tandis qu’elle était inattentive jusqu'à ce qu'il parvienne à lui. Elle le vit assis sur sa cuisse, le rasoir dans la main. Elle fut alors saisie d’effroi. Khubayb remarqua cela et dit : « Tu crains que je ne le tue ? Je ne ferai jamais cela ! - Elle a alors dit : Par Allah ! Je n'ai jamais vu un captif mieux que Khubayb ! Par Allah ! Un jour, je l'ai trouvé en train de manger une grappe de raisin, entre ses mains enchaînées, alors qu'il n'y avait pas de fruits à La Mecque ! » Elle disait alors : « Voilà une subsistance qu’Allah a accordé à Khubayb ! » Lorsqu'ils décidèrent de l'exécuter, ils quittèrent le territoire sacré de La Mecque (« Al-Ḥarâm »). Khubayb leur demanda alors : « Laissez-moi accomplir deux unités de prière ! » Ils lui accordèrent cela. Il pria deux cycles de prière et dit ensuite : « Par Allah ! Si je ne craignais que vous pensiez que j'ai peur, j'aurais fait la prière plus longuement. Ô Allah ! Recense-les [tous] puis extermine-les [un par un] et ne laisse aucun d'entre eux vivant ! » Puis, il récita ces vers : « Peu m’importe du moment où je suis tué musulman, de quel côté, pour Allah, [mon corps] touchera le sol ! Car cela est en vue du Divin qui, si Il le veut, bénira les membres épars d'une dépouille déchirée. » Ce fut Khubayb qui institua l'accomplissement de deux unités de prière pour tout musulman exécuté dans ses chaînes. Et le jour même, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informa ses Compagnons de cet évènement. Apprenant la mort de 'Âṣim ibn Thâbit, les personnes de Quraysh envoyèrent quelques-uns des leurs à sa recherche pour leur apporter une partie de sa dépouille comme preuve, car le jour de Badr, 'Âṣim avait tué un homme parmi leurs notables. Mais Allah envoya à 'Âṣim un essaim d'abeilles tel un nuage pour le protéger. Et ils ne purent rien prélever de sa dépouille !
Rapporté par Al-BûkhârîDans l'histoire de 'Âṣim ibn Thâbit Al-Anṣarî et ses compagnons (qu'Allah les agrée), il y a un miracle apparent qui concerne un groupe de Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut). En effet, le Prophète (sur lui la paix et le salut) les envoya - alors qu'ils étaient un groupe de dix hommes - afin d'espionner l'ennemi et recueillir ainsi ses informations et ses secrets. Lorsqu'ils arrivèrent près de La Mecque, un groupe de Hudhayl constata leur présence et sortit à leur rencontre en compagnie d'environ cent hommes, tous de bons archers. Ils suivirent donc leurs traces jusqu'à les encercler ; puis, ces gens de Hudhayl leur demandèrent de descendre en toute sécurité et ils leur donnèrent l'engagement solennel de ne tuer personne. 'Âṣim, quant à lui, dit : « Par Allah ! En ce qui me concerne, je ne descendrai pas me mettre sous la protection d’un mécréant ! » En effet, le mécréant a trompé Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, et quiconque trompe Allah, trompe aussi les serviteurs d’Allah. Les mécréants attaquèrent alors avec des flèches et tuèrent 'Âṣim (qu'Allah l'agrée). Ils en tuèrent six et il en resta trois qui eurent la vie sauve. Ils se rendirent et acceptèrent de descendre vers l'ennemi. Mais, une fois les musulmans à leur merci, les gens de Hudhayl les attachèrent. Le troisième prisonnier dit : « C'est le début de la déloyauté ! Par Allah ! Je ne vous suis plus ! » Alors ils le tuèrent. Puis, ils continuèrent leur route avec Khubayb et son compagnon en direction de La Mecque où ils les vendirent. Ce fut des habitants de La Mecque qui achetèrent Khubayb (qu’Allah l’agrée) car il avait tué un de leurs chefs lors de la bataille de Badr et ils profitèrent ainsi de l'occasion pour se venger [de lui] en le gardant [pour le moment] prisonnier. Et un jour, l'un des enfants de la maison s'approcha de Khubayb (qu’Allah l’agrée) qui s'attendrit et éprouva de la compassion à son égard. Il le prit et l’installa sur sa cuisse. Auparavant, Khubayb avait emprunté - auprès des gens de la maison - un rasoir afin de s'épiler et, distraite, la mère de l'enfant prit alors conscience de la situation et craignit que Khubayb ne tuât son enfant. Mais lorsqu’il remarqua sa frayeur, il dit : « Par Allah ! Je ne l'égorgerai en aucun cas ! » Et cette femme disait : « Par Allah ! Je n'ai jamais vu un meilleur captif que Khubayb (qu’Allah l’agrée). Un jour, je l’ai vu manger une grappe de raisin, entre ses mains enchaînées, alors qu'il n'y avait pas de fruits à La Mecque ! » Elle sut alors que cela provenait d’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, et que c’était un miracle qu'Il avait accordé à Khubayb (qu'Allah l'agrée). Allah lui avait fait descendre une grappe de raisin qu’il mangeait alors qu’il était [retenu] prisonnier à La Mecque ! Puis, ce groupe de gens qui avait fait prisonnier Khubayb - car il avait tué leur père - décidèrent de l'exécuter. Mais, par respect pour le territoire sacré de La Mecque (« Al-Ḥarâm »), ils dirent : « Nous l'exécuterons à l'extérieur du territoire sacré ! » Alors, lorsqu'ils en sortirent avec Khubayb afin de le tuer, il leur demanda de pouvoir accomplir deux unités de prière. Ils lui accordèrent cela et lorsqu’il termina ces deux unités de prière, il dit : « [Par Allah !] Si je ne craignais que vous disiez : "Certes, il a eu peur de l’exécution !" ou une parole semblable, j'aurais prié plus longuement. » Mais, il ne pria que deux unités de prière (qu’Allah l’agrée). Puis, il invoqua contre eux en ces trois termes : « Ô Allah ! Recense-les [tous] puis extermine-les [un par un] et ne laisse aucun d'entre eux vivant ! » Allah exauça son invocation et personne parmi eux n’échappa à celle-ci. En effet, ils périrent tous et c'est [encore] là l'un de ses miracles. Puis, il récita ces vers : « Peu m’importe du moment où je suis tué musulman, de quel côté, pour Allah, [mon corps] touchera le sol ! Car cela est en vue du Divin qui, si Il le veut, bénira les membres épars d'une dépouille dépecée. ». Quant à ‘Âṣim ibn Thâbit (qu’Allah l’agrée), qui avait été tué, les personnes de Quraysh qui avaient appris sa mort envoyèrent quelques-uns des leurs à sa recherche. Il avait tué l'un de leurs notables [à Badr] et ils les envoyèrent afin qu'ils leur apportent une partie de sa dépouille comme preuve et qu’ils se tranquillisent à sa vue, sachant ainsi qu’il était vraiment mort. Mais, lorsque ces personnes parvinrent sur le lieu de sa dépouille afin de prélever quelque chose de ses membres, Allah, Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté, envoya à 'Âṣim un essaim d'abeilles tel un nuage pour le protéger de ces gens. Ils ne purent même pas s’approcher de lui et repartirent bredouilles. C'est là encore un miracle d’Allah, Gloire et Pureté à Lui et qu'Il soit Exalté, en faveur de ‘Âṣim (qu’Allah l’agrée). Allah, Exalté soit-Il, protégea son corps, après sa mort, de ses ennemis qui voulaient le mutiler.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque l'heure de la prière arriva, ceux qui habitaient tout près rentrèrent chez eux (pour faire leurs ablutions), et les autres restèrent. On apporta au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) un récipient en pierre contenant de l'eau dont le creux ne pouvait contenir sa main ouverte ! Cependant tout le monde s'en servit pour faire ses ablutions ! On demanda à Anas (qu'Allah l'agrée) : « Combien étiez-vous ? - Il répondit : Quatre-vingt individus et même plus ! » Et dans une autre version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda de l'eau. On lui en apporta un peu dans une cuvette. Il y mit ses doigts. Anas (qu'Allah l'agrée) dit : « J'ai vu l'eau jaillir d'entre ses doigts ! J'ai estimé le nombre de gens qui ont fait leurs ablutions avec cette eau entre soixante-dix et quatre-vingt ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim en plusieurs versionsAnas ibn Malik (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lorsque l'heure de la prière arriva », c'est à dire : lorsque le temps de la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») débuta, alors que les Compagnons accompagnés du Prophète (sur lui la paix et le salut) se trouvaient à Médine. « Ceux qui habitaient tout près rentrèrent chez eux », en effet, ceux dont les habitations étaient proches de la mosquée retournèrent chez eux afin d'effectuer leurs ablutions. « Et les autres restèrent. », ceux dont les habitations étaient loin restèrent avec le Prophète (sur lui la paix et le salut). « On apporta au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) un récipient en pierre contenant de l'eau », on lui amena un petit récipient en pierre contenant un peu d'eau ; et dans d'autres versions, ce récipient a été décrit comme « une cuvette dont le creux ne pouvait contenir sa main ouverte », c'est à dire qu'il était trop petit pour contenir entièrement la main du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lorsque ce dernier voulu l'étendre au milieu. Anas (qu'Allah l'agrée) dit : « Cependant tout le monde s'en servit pour faire ses ablutions ! » On lui demanda alors : « Combien étiez-vous ? » Il répondit : « Quatre-vingt individus et même plus ! », c'est à dire un nombre supérieur à quatre-vingt.
Nâfi' relate que 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) décréta un prélèvement de quatre mille dinars de la trésorerie publique pour chacun des premiers émigrés à Médine et qu’il décréta pour son fils 'Abdullah (qu'Allah l'agrée) trois mille cinq cents. On lui dit : « Il fait partie des premiers émigrés, alors pourquoi lui as-tu diminué sa donation ? » Il répondit : « Parce que son père l'a emmené avec lui. Et ce n'est pas la même chose que de faire l'émigration de son propre choix ! »
Rapporté par Al-BûkhârîUmar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) a donné un prélèvement de quatre mille dinars de la trésorerie publique pour chacun des premiers émigrés et il n’accorda à son fils 'Abdullah que trois mille cinq cents, car il l'avait emmené avec lui alors qu'il n'était pas pubère. Il considéra donc qu'il n'était pas logique de le traiter comme ceux qui étaient pubères lors de l'émigration. Ce monde n'a pas connu après le Prophète (sur lui la paix et le salut) et Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah l'agrée), de gouverneur aussi ascète et scrupuleux face aux biens de la communauté que 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée). C'est ainsi que devrait se comporter quiconque a reçu la responsabilité d'une affaire des musulmans. Il ne doit pas favoriser l'un de ses proches à cause de ses liens de parenté, ni un riche pour sa richesse et ni un pauvre pour sa pauvreté. Il doit considérer chacun selon sa position, car cela fait partie de l'intégrité et de l'équité.
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur la paix et le salut) a dit : « Alors qu'Ayûb (sur lui la paix) se baignait nu, un grand nombre de criquets en or tomba sur lui. II commença à les mettre dans ses vêtements. Son Seigneur, à Lui la Puissance et la Grandeur, l'appela : " Ô Ayûb ! Ne t'ai-Je pas suffisamment enrichi en dehors de ce que tu vois ? - Ayûb (sur lui la paix) dit : Mais si mon Seigneur, et par Ta gloire ! Cependant, je ne peux me passer de Ta Bénédiction. " »
Rapporté par Al-BûkhârîAyûb (sur lui la paix) se baignait nu et beaucoup d'or, sous forme de criquets, tomba sur lui. II commença à les ramasser puis à les jeter dans ses vêtements, alors Son Seigneur, à Lui la Puissance et la Grandeur, l'appela et dit : « Ô Ayûb ! Ne t'ai-Je pas suffisamment enrichi en dehors de ce que tu vois ? - Ayûb (sur lui la paix) répondit : Mais si mon Seigneur, et par Ta gloire ! Cependant, je ne les ramasse pas par désir de cette vie d'ici-bas mais uniquement parce que c'est une bénédiction de Ta part. »
Faḍâlah ibn ‘Ubayd (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dirigeait la prière en commun, certaines personnes, qui n’étaient autres que les gens d’Aṣ-Ṣuffah, tombaient à terre tellement elles avaient faim. En voyant cela, les bédouins disaient : « Ces gens sont fous ! » Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) clôturait la prière, il venait alors à eux et leur disait : « Si vous saviez la récompense qu’Allah, Exalté soit-Il, vous réserve, vous souhaiteriez être encore plus pauvres et plus nécessiteux ! »
Rapporté par At-TirmidhîDans ce hadith, il est mentionné que certains hommes tombaient à terre lorsqu’ils étaient debout dans la prière à cause de la faim et de leur faiblesse. Ces gens n’étaient autre que les gens d’Aṣ-Ṣuffah, les ascètes parmi les Compagnons, pauvres et étrangers, et qui étaient environ soixante-dix, parfois plus, parfois moins. Ils habitaient dans une pièce de la mosquée, à l’écart, car ils ne possédaient ni demeure, ni biens, ni enfants. [Leur état était tel qu'en] les voyant, les bédouins pensaient qu’ils étaient fous. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur a dit : « Si vous saviez la récompense qu’Allah, Exalté soit-Il, vous réserve, vous souhaiteriez être encore plus pauvres et plus nécessiteux ! »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme est venu au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a dit : " Je suis harassé ! " Alors, il l’envoya à l’une de ses femmes, qui a dit : " Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Je n’ai que de l’eau ! " Il l’envoya à une autre, qui répondit la même chose et, finalement, elles répondirent toutes la même chose : " Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Je n’ai que de l’eau ! " Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a demandé : " Qui souhaite accueillir celui-ci cette nuit ? - Un homme parmi les Anṣâr répondit : Moi ! Ô Messager d’Allah ! - L’homme partit chez lui et dit à sa femme : Fais honneur à l’invité du Messager d’Allah ! " Et dans une version, il a dit à sa femme : " As-tu quelque chose ? - Elle répondit : Non, juste de quoi nourrir mes enfants ! - Il a dit : Occupe-les avec quelque chose et lorsqu’ils voudront manger, fais-les dormir ! Puis, lorsque notre invité viendra, éteins la lampe et laisse-le croire que nous mangeons. " Lorsqu’ils prirent place à table, l’invité mangea donc tandis que tous deux, ainsi que leurs enfants, passèrent la nuit affamés. Au matin, il alla à la rencontre du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui lui a alors dit : " Allah s’est étonné de la façon dont vous avez agi, cette nuit, avec votre hôte. " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimUn homme est venu voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour lui dire : « Je suis en difficulté, à cause de la pauvreté et de la faim ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya alors quelqu’un à l’une de ses femmes qui a dit : « Par Allah ! Je n’ai que de l’eau ! » Il l’envoya alors à une autre qui répondit la même chose. Il l’envoya ainsi à chacune de ses femmes qui répondirent toutes la même chose. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : « Qui peut accueillir cet homme ce soir ? » Un homme parmi les Anṣâr répondit : « Moi, je l’accueillerai, ô Messager d’Allah ! » Ce dernier partit chez lui et dit à sa femme : « As-tu quelque chose que nous puissions servir à notre hôte ? » Elle répondit : « Rien d’autre que la nourriture des enfants. » Il lui dit alors : « Occupe-les avec quelque chose et lorsqu’ils voudront manger, fais-les dormir ! » Il lui dit aussi d’éteindre les lampes, si bien que leur invité pensa qu’ils mangeaient avec lui. Celui-ci a donc mangé à sa faim tandis que l’homme et sa femme ont passé la nuit sans avoir mangé afin d'honorer l’invité du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Au matin, l’homme s’en est allé à la rencontre du Prophète (sur lui la paix et le salut) et ce dernier l’a alors informé qu’Allah s’était étonné de la façon dont lui et sa femme avaient agi hier soir avec leur invité. Ici, l’étonnement doit être compris dans son sens littéral, puisque l’homme a agi de façon étonnante. C'est un étonnement d’approbation et non de réprobation. C’est-à-dire qu'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a apprécié et approuvé leur façon d'agir cette nuit-là.
Shaddâd ibn Aws (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai retenu deux choses du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : Il a dit : " Allah est Bienfaisant et aime la bienfaisance en toute chose. Donc, lorsque vous tuez, faites-le bien ! Et lorsque vous égorgez, faites-le bien aussi ! L’homme doit aiguiser son couteau et soulager sa bête. " »
Rapporté par ʽAbd Ar-Razzâq - Rapporté par MuslimShaddâd ibn Aws (qu’Allah l’agrée) informe avoir appris deux choses du Prophète (sur lui la paix et le salut) : 1- Sa parole (sur lui la paix et le salut) : « Allah est Bienfaisant et Il aime la bienfaisance en toute chose. » Et parmi Ses Noms, Exalté soit-Il, il y a : « Al-Muḥsin », c’est-à-dire : Celui qui accorde Sa grâce, le Bienfaiteur, le Miséricordieux, le Compatissant. Il, Gloire et Pureté à Lui, aime la gratification, la bienfaisance, la miséricorde et la compassion en toute chose. 2- Cela découle du premier point et c’est sa parole (sur lui la paix et le salut) : « Lorsque vous tuez, faites-le bien ! Et lorsque vous égorgez, faites-le bien ! L’homme doit aiguiser son couteau et soulager sa bête. » C’est-à-dire : lorsque vous devez tuer une âme parmi les âmes qu’il est licite de tuer lorsque vous y êtes autorisés, comme un mécréant en temps de guerre [contre les musulmans], un apostat, un meurtrier, ou autre. Alors, vous avez le devoir de soigner la façon et la forme de la mise à mort. Il en est de même lorsque vous égorgez des animaux, vous devez le faire soigneusement, en soulageant la bête, en aiguisant le couteau et en passant le couteau rapidement, ainsi que d’autres choses. De même, il est recommandé de ne pas aiguiser le couteau en présence de la bête, de ne pas égorger une bête en présence d’une autre et de ne pas traîner la bête jusqu’à l’endroit de sa mise à mort.