





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
All
Aboû Hourayrah (qu'Allah l'agrée) relate : Le Messager d'Allah (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) dit à son oncle paternel : « Dis : "Il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah !", j'en témoignerai en ta faveur au Jour de la Résurrection. - Il a répondu : Si ce n'était le fait que Qouraych me critique en disant : 'Ce n'est rien d'autre que l'inquiétude qui l'a poussé à dire ça !', je l'aurais attesté devant tes yeux !" Allah révéla alors : { Tu ne guides pas qui tu aimes, mais c'est Allah qui guide qui Il veut ! Et Il sait mieux que quiconque qui sont les bien-guidés. } [Sourate Al-Qaṣaṣ (Le Récit) : 28/56].»
Rapporté par MuslimLe Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) a demandé à son oncle Aboû Ṭâlib, alors qu'il était en proie aux affres de la mort, de prononcer : "Il n'est de divinité [digne d'adoration] qu'Allah" afin qu'il puisse intercéder en sa faveur au Jour de la Résurrection et témoigner de son Islam. Mais, il a refusé de prononcer l'attestation par peur que Qouraych ne l'insulte et dise de lui : "Il a accepté l'Islam par peur de la mort et par faiblesse !" Il a alors dit au Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) : "Sans cela, j'aurais certes fait entrer la joie dans ton cœur en prononçant l'attestation, et je t'aurais fait atteindre ton souhait au point que tu en sois satisfait !" Alors Allah, Exalté soit-Il, révéla le verset qui indique que le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) ne détient pas la guidée qui fait que l'on accepte l'Islam, mais c'est Allah Seul, à Lui la Puissance et la Grandeur, qui accorde la réussite à qui Il veut. Quant au Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve), il guide les créatures du fait qu'il leur indique, leur explique, les oriente et invite vers le droit chemin.
D'après Anas Ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) : Le Prophète ﷺ s'est enquis de Thâbit ibn Qays. Alors, un homme a dit : " Ô Messager d'Allah ! Moi, je vais m'en enquérir pour toi. " Alors, il alla chez lui et le trouva assis dans sa demeure, la tête baissée. Il lui a alors demandé : " Qu'est-ce que tu as ? " Il a alors répondu : " Un mal... Il levait sa voix au-dessus de la voix du Prophète ﷺ alors assurément il a rendu vaine son œuvre et il est parmi les habitants de l'Enfer ! " La personne repartit et informa le Prophète ﷺ que Thâbit avait dit ceci et cela. Mais il retourna une autre fois avec une immense bonne nouvelle. En effet, le Prophète ﷺ lui a dit : " Retourne vers lui et dis-lui : " Certes, tu n'es pas parmi les gens de l'Enfer ; plutôt, tu es parmi les gens du Paradis ! "
Rapporté par Al Bukhârî et MuslimLe Prophète ﷺ s'est enquis de thâbit ibn Qays (qu'Allah l'agrée) et a demandé après lui. Alors, un homme a dit : " Je vais t'apporter des nouvelles de lui et trouver la raison de son absence. " Alors, il alla chez lui et le trouva dans sa demeure, attristé et la tête baissée. Il lui demanda alors : " Qu'est-ce que tu as ? " Thâbit l'informa alors de ce qu'il y avait de mauvais en lui car Il levait sa voix au-dessus de la voix du Prophète ﷺ. Et Allah avait promis à quiconque faisait cela qu'Il rendrait vaine son œuvre et qu'il serait parmi les habitants de l'Enfer ! La personne revint donc auprès du Prophète ﷺ et l'informa de cela. Alors, le Prophète ﷺ lui ordonna de repartir vers Thâbit et de lui annoncer la bonne nouvelle qu'il n'était pas parmi les gens de l'Enfer mais plutôt parmi les gens du Paradis ! Cela parce que sa voix était naturellement élevée et parce qu'il était l'orateur du Messager d'Allah ﷺ ainsi que celui des partisans (Al Ansâr).
D'après 'Uthmân ibn Abî Al 'Âs (qu'Allah l'agrée) : Ce dernier s'est rendu auprès du Prophète ﷺ et [lui] a dit : " Ô Messager d'Allah ! Certes, le Diable s'est interposé entre moi et ma prière ainsi que ma lecture en m'embrouillant. " Alors, le Messager d'Allah ﷺ a dit : " C'est un démon que l'on appelle : " Khinzab. " Lorsque tu le ressens, alors réfugie-toi auprès d'Allah contre lui et crachote trois fois sur ta gauche . " Il a dit : " J'ai fait cela et Allah l'a fait disparaître de moi. "
Rapporté par Muslim'Uthmân ibn Abî Al 'Âs (qu'Allah l'agrée) s'est rendu auprès du Prophète ﷺ et [lui] a dit : " Ô Messager d'Allah ! Certes, le Diable s'est interposé entre moi et ma prière et il m'a empêché de me recueillir dedans. En outre, il m'a embrouillé dans ma lecture et m'en a fait douter. " Alors, le Messager d'Allah ﷺ lui a dit : " C'est un démon que l'on appelle : " Khinzab. " Lorsque tu le trouves et tu le ressens, alors trouve asile auprès d'Allah, réfugie-toi auprès d'Allah contre lui et crachote trois fois sur ta gauche avec un peu de salive. " 'Uthmân a alors dit : " J'ai fait ce que le Prophète ﷺ m'a ordonné et Allah l'a fait disparaître de moi. "
D'après 'AbduLlah ibn 'Amrû (qu'Allah les agrée tous les deux) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : " Il y a quatre bribes : quiconque les possède toutes est un véritable hypocrite. Et quiconque en possède une, alors il a une bribe de l'hypocrisie jusqu'à ce qu'il la délaisse : lorsqu'il parle, il ment ; lorsqu'il s'engage, il trahit ; lorsqu'il promet, il ne tient pas sa promesse ; et lorsqu'il se dispute, il est grossier. "
Rapporté par Al Bukhârî et MuslimLe Prophète ﷺ a mis en garde contre quatre bribes qui, si elles se rassemblent chez le musulman, alors il ressemblera fortement aux hypocrites à cause de ces bribes. Ceci concerne quiconque possède ces bribes de manière prépondérante. Mais quiconque a rarement ces bribes, alors il n'est pas inclus dans cela. Ces bribes sont : La première : Lorsqu'il discute, volontairement il ment et il n'est pas véridique dans ses paroles. La seconde : Lorsqu'il donne un engagement, il ne le tient pas et il trahit son compagnon. La troisième : Lorsqu'il fait une promesse, il ne la tient pas et il la viole. La quatrième : Lorsqu'il se dispute et se querelle avec quelqu'un, alors sa querelle est vive, il s'éloigne de la vérité, il use de stratagème dans sa réfutation et son infirmation, et il profère le faux et le mensonge. En effet, l'hypocrisie consiste à manifester l'inverse de ce qui est dans le for intérieur, et cette signification est présente chez la personne qui a ces bribes. Ainsi, son hypocrisie est présente avec celui avec qui il discute, à qui il promet, à qui il fait confiance, avec qui il se querelle et avec qui il s'est engagé parmi les gens ; et non pas qu'il est hypocrite dans son Islâm qu'il manifeste extérieurement mais intérieurement réside la mécréance. Et quiconque possède une de ces bribes, alors il possède une caractéristique de l'hypocrisie jusqu'à ce qu'il la délaisse.
Abû Wâqid Al-Ḥârith ibn ʽAwf (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était assis à la mosquée entouré de personnes lorsque trois hommes apparurent. Deux d’entre eux se dirigèrent vers le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et l’autre s’en alla. Lorsque les deux se rapprochèrent du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), l’un d’entre eux aperçut un espace vide dans le cercle et s’y assit. Le deuxième s’assit derrière eux. Quant au troisième, il tourna le dos et s’en alla. Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) eut fini, il dit : « Ne vous informerai-je pas à propos de ces trois hommes ? Le premier d’entre eux se réfugia auprès d’Allah, alors Allah lui accorda refuge auprès de Lui. Le deuxième fit preuve de pudeur, alors Allah fit preuve de pudeur envers lui. Quant au dernier, il se détourna, alors Allah se détourna de lui. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDans ce hadith, il est relaté que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était assis à la mosquée, entouré de gens, lorsque trois hommes entrèrent. Deux d’entre eux s’approchèrent de lui et l’autre s’en alla. Les deux étaient debout devant le cercle du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lorsque l’un d’eux aperçut une place vide et s’y assit. L’autre s’assit derrière eux et le troisième, lui, se retourna et repartit. Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) eut fini ce qu’il était en train de dire, il demanda aux Compagnons s’ils ne voulaient pas qu’il les informât à propos de ces trois hommes ? Il leur dit : « Le premier d’entre eux se réfugia auprès d’Allah, alors Allah lui accorda refuge auprès de Lui », c'est à dire que du fait qu'il se soit assis dans l’espace vide afin d'écouter le rappel, Allah le récompensa en lui accordant la bénédiction de cette assemblée. « Le deuxième fit preuve de pudeur, alors Allah fit preuve de pudeur envers lui », c'est à dire que comme il s’est retenu de pousser [afin de se faire une place] et s’est assis derrière le cercle, il ne fut pas privé de la bénédiction de cette assemblée. « Quant au dernier, il se détourna, Allah se détourna donc de lui », c'est à dire que comme il s’en est allé sans justification, il fut privé de la bénédiction de l’assemblée.
Ḥudhayfah ibn Al-Yamân (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous a fait deux récits. J’ai été témoin de l’un des deux et j’attends l’autre. Il nous a raconté que le dépôt (« Al-Amânah ») est descendu dans la racine du cœur des hommes. Puis, le Coran est descendu et ils ont appris du Coran aussi bien que de la Tradition (« As-Sunnah »). Ensuite, il nous a raconté comment ce dépôt sera enlevé : « L’homme plongera dans un sommeil et on ôtera le dépôt de son cœur, de sorte qu’il n’en restera qu’une trace semblable à un point. Puis, il dormira et on ôtera le dépôt de son cœur. La trace qui en subsistera sera celle d’une ampoule comparable à la cloque produite par un charbon ardent que tu fais rouler sur ta jambe. Tu la vois s’enfler alors qu’il n’y a rien à l’intérieur - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit alors un caillou et le fit rouler sur sa jambe - Au lendemain, les gens commerceront entre eux et presque personne ne s’acquittera du dépôt, au point où l’on dira : « Chez la tribu des Banî Untel, il y a un homme digne de confiance ! » Si bien que l’on dira d’un homme : « Qu’il est endurant ! Qu’il est aimable ! Qu’il est intelligent ! » Cependant, dans son cœur, il n’y aura même pas le poids d’un grain de moutarde de foi. Fut un temps où je ne me souciais guère de savoir avec lequel d’entre vous je commerçais. S’il était musulman, alors c’est sa religion qui le contraignait [au respect du dépôt] et s’il était chrétien ou juif, alors c’est son chef qui l’y forçait. Mais, aujourd'hui, je ne commercerai plus qu’avec Untel et Untel parmi vous ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimCe hadith clarifie le fait que le dépôt (« Al-Amânah ») sera progressivement retiré des cœurs. Dès que sa première partie sera retirée, alors sa lumière disparaîtra pour laisser place à une obscurité semblable à un point qui sera d’une couleur opposée à celle présente au début. Lorsqu’une autre partie disparaîtra, il n’en restera alors qu’une trace semblable à celle d’une ampoule, comparable à une cloque dont l’empreinte sera ferme et ne disparaîtra que difficilement et après une longue période. En effet, cette obscurité sera supérieure à la première ; et la disparition de la lumière, après qu'elle soit entrée puis sortie de l’emplacement du cœur pour laisser place à l'obscurité, a été comparée à une cloque produite par un charbon ardent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a roulé sur sa jambe afin d'être encore plus clair et explicite dans son propos. Ensuite, après ce sommeil durant lequel le dépôt aura été ôté, « les gens commerceront entre eux mais presque personne parmi eux ne s’acquittera du dépôt » et encore moins de le restituer, « au point où l’on dira », tellement cette caractéristique sera noble et célèbre auprès des gens : « Certes, chez la tribu des Banî Untel, il y a un homme digne de confiance ! », qui respecte le dépôt. « Si bien que l’on dira d’un homme : « Qu’il est endurant ! », dans son travail. « Qu’il est aimable ! Qu’il est intelligent ! ». En effet, il montrera une grande intelligence et de la clairvoyance. « Cependant, dans son cœur, il n’y aura même pas le poids d’un grain de moutarde de foi ! » En plus du fait que le dépôt fait aussi partie des branches de la foi. « Fut un temps où je ne me souciais guère de savoir avec lequel d’entre vous je commerçais. » En effet, je ne me préoccupais pas d’avec qui je commerçais car je savais pertinemment que le dépôt n’avait pas entièrement disparu et qu’il y avait encore des gens qui respectaient leurs promesses. De ce fait, je faisais des affaires avec les gens que je rencontrais sans chercher à connaître leur situation de confiance auprès des autres personnes. « Mais aujourd’hui… » Le dépôt a pratiquement disparu, il ne reste que très peu de gens dignes de confiance. Voilà pourquoi, il dit ensuite : « Je ne commercerai plus qu’avec Untel et Untel parmi vous. », c’est-à-dire : uniquement quelques personnes en qui j’ai confiance.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) rapporte qu’un homme était auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) lorsqu’un autre homme passa. L’homme [auprès du Prophète] dit alors : « Ô Messager d’Allah, j’aime beaucoup cet homme ! » - Est-ce que tu le lui as dit ? demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Non, répondit l’homme. - Dis-le lui ! dit le Prophète. L’homme partit voir l’autre et lui dit : « Je t’aime en Allah ! Il lui répondit alors : Que Celui en qui tu m’as aimé t’aime ! »
Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadDans ce noble hadith prophétique, on retrouve la mise en application de l’ordre du Prophète (sur lui la paix et la salut) d’informer son frère lorsqu’on l’aime. Ceci est tiré de la discussion engagée entre le Prophète (sur lui la paix et le salut) et Anas (qu’Allah l’agrée) lorsque ce dernier lui a dit : « J’aime beaucoup cet homme ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a alors demandé: « Est-ce que tu le lui as dit ? » Cette question prouve que lorsque le musulman aime son frère, lui dire : « Je t’aime » fait partie de la tradition prophétique. En effet, grâce à cette phrase, il éprouvera aussi de l’amour pour son frère, car lorsqu’un homme sait qu’un autre l’aime, il l’aime à son tour, naturellement, et les cœurs ressentent et perçoivent de nombreuses choses, sans même prononcer le moindre mot. C’est comme l’a dit le Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Les âmes sont des armées regroupées, celles d’entre elles qui se reconnaissent vivent en harmonie, et celles d’entre elles qui s’ignorent vivent dans la discorde. » Cependant, lorsque l'homme le dit de sa propre langue, cela lui ajoute certes de l'amour dans le cœur, qu'il dise donc : « Je t’aime en Allah ! »
Abû Shurayḥ Khuwaylid ibn ‘Amr Al-Khuzâ’î relate du Prophète (sur lui la paix et le salut) que celui-ci a dit : « Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu’il soit généreux avec son invité dans ses dons ! Les Compagnons demandèrent : Qu’entends-tu par ses dons, ô Messager d’Allah ? Il répondit : Un jour et une nuit, et l’hospitalité est de trois jours. Au-delà de cela, c’est une aumône qu’il lui fait. » Et dans une autre version : « Il est interdit à un musulman de rester chez son frère jusqu’à le pousser à se sentir fautif ! Les Compagnons demandèrent : Comment peut-il le pousser à se sentir fautif ? Il répondit : Il reste chez lui alors que ce dernier n’a plus rien à lui servir. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim dans ses deux versionsLe hadith d’Abû Shurayḥ Al-Khuzâ’î (qu’Allah l’agrée) indique la générosité envers l’invité ainsi que l’hospitalité dont on doit lui faire preuve. En effet, il relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu’il soit généreux avec son invité… » C’est une incitation et un encouragement à être généreux envers l’invité. Cela signifie que se montrer généreux avec son invité est un signe qui prouve que l’individu croit en Allah et au Jour Dernier ou, plus simplement encore, que sa foi en Allah et au Jour Dernier est complète. Parmi ce qui permet d’atteindre cette générosité envers l'invité, il y a le fait d'avoir un visage souriant, de tenir des paroles agréables et de le nourrir pendant trois jours. Lors du premier jour, il doit le nourrir aussi bien que possible. Quant aux autres jours, il lui sert ce qui se trouve chez lui, sans que cela ne représente un poids trop lourd pour lui ni pour sa personne. Les trois jours passés, son hospitalité sera considérée comme une aumône, qu’il a le choix d’effectuer ou de délaisser. « …qu’il soit généreux avec son invité dans ses dons ! […] Un jour et une nuit et l’hospitalité est de trois jours. » : Les savants ont interprété les dons mentionnés par le fait de prendre soin de l’invité le premier jour et la première nuit, en lui accordant tout le bien possible. Ensuite, lors du deuxième et du troisième jour, la personne lui sert à manger de ce qu’il a déjà sans en faire plus que d’habitude. « Au-delà de cela, c’est une aumône qu’il lui fait. » : Au-delà de trois jours, cela devient de la bienfaisance et une aumône qu’il a le choix de faire ou de délaisser. Et dans la version de Muslim : « Il lui est interdit de rester chez lui jusqu’à le pousser à se sentir fautif ! » Cela signifie que l’invité n’a pas le droit de rester chez celui qui l’accueille plus de trois jours au point de faire tomber ce dernier dans le péché. En effet, il se peut que celui qui accueille l’autre se mette à médire de ce dernier parce qu’il s’éternise chez lui. Il se peut aussi qu’il fasse quelque chose qui lui cause du tort ou qu’il se mette à avoir des soupçons illicites à son sujet. Toutefois, ce qui précède ne concerne pas le cas où la personne demande d’elle-même à son invité de rester. Enfin, il faut savoir que l’hospitalité diffère selon la situation de l’invité. Si celui-ci est une personne importante, on doit l’accueillir en conséquence, mais s’il s’agit d’une personne de condition moyenne, on l’honore alors en fonction de sa situation. Il en est de même si sa situation est moindre.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu'il fut demandé : « Ô envoyé d’Allah ! Qui est le plus noble des hommes ? - Le plus pieux, répondit le Prophète. - Ce n’est sur cela que nous t’interrogeons ! dirent-ils. Dans ce cas-là, dit le Prophète, c’est Yûssuf, le Prophète d’Allah, fils du Prophète d’Allah, lui-même fils du Prophète d’Allah, lui-même fils de l’ami intime d’Allah. - Ce n’est pas sur cela que nous t’interrogeons ! - Vous me questionnez à propos des origines des arabes ? Les meilleurs d’entre eux dans la jâhiliyyah (période antéislamique) sont les meilleurs dans l’Islam, s’ils l’ont bien compris. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDans ce hadith, il est indiqué que ceux dont la filiation et les origines sont les plus nobles dans la jâhiliyyah seront les meilleurs dans l’Islam à condition qu’ils comprennent leur religion. Ainsi les membres de la tribu des Banû Hâshim, qui est reconnue comme étant la [tribu] la plus noble chez Quraysh, seront les meilleurs dans l’Islam seulement s’ils en prennent connaissance et œuvrent en fonction de ses obligations. En effet, la noblesse de l’ascendance ne leur sera d’aucune utilité s’ils ne comprennent pas la religion. Même s’ils sont les plus nobles d’entre les nobles arabes, ils ne seront ni considérés comme pieux auprès d’Allah, ni comme des gens bien. En conclusion, l’Homme peut se sentir fier de ses origines, à condition qu’il soit au fait des enseignements de la religion et vive conformément à ceux-ci.