





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
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Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Une nuit, alors que Usayd ibn Ḥuḍayr récitait [le Coran] dans son clos de dattes, son cheval se mit à bondir. Il poursuivit la récitation et son cheval bondit à nouveau. Il continua et la bête fit un troisième bond. Usayd dit : " Craignant qu'il ne piétine Yaḥyâ, je me rendis auprès de lui. C'est alors que je vis une sorte de nuage au-dessus de ma tête et dans lequel il y avait comme des lampes. Il s'éleva au ciel jusqu'à ce que je ne le vis plus. Le lendemain, je décidai d’aller raconter cela au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). J’ai alors dit : " Ô Messager d'Allah ! Hier, au milieu de la nuit, pendant que je récitais dans mon clos [de dattes] mon cheval s’est mis à bondir. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " J’ai continué la récitation et il a de nouveau bondi. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " J’ai poursuivi la récitation et il a encore bondi une nouvelle fois." Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Récite, Ibn Ḥuḍayr ! " Il dit : " Mais je me suis arrêté. Yaḥyâ se trouvait près du cheval et j'avais peur qu'il ne le piétine. J'aperçus alors une espèce de nuage dans lequel il y avait comme des lampes. Il s'éleva au ciel jusqu'à ce que je ne le vis plus." Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) déclara alors : " Ce sont les Anges qui t'écoutaient. Si tu avais continué la récitation, au matin, les gens les auraient vus sans que ceux-ci ne se cachent d'eux. " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimUne nuit, Usayd ibn Ḥuḍayr (qu'Allah l'agrée) récitait le Coran, dans le lieu où il stockait ses dattes, son cheval était attaché à côté de lui et son fils Yaḥyâ entrain de dormir tout près. Lorsqu'il lut, son cheval se mit soudainement à bouger et à s’agiter. Lorsqu'il interrompit sa récitation, le cheval s'apaisa. Puis, il poursuivit la récitation et celui-ci bougea et s’agita à nouveau. Cela se répéta à trois reprises. Usayd craignit alors que son cheval ne piétine son fils Yaḥyâ, il interrompit la récitation et se rendit auprès de l'animal afin de savoir quelle était la cause de son excitation et de son agitation. C'est alors qu'il vit une espèce de nuage au-dessus de sa tête, dans lequel il y avait des choses qui ressemblaient à des lampes. Il s'éleva au ciel jusqu'à ce qu'il ne puisse plus le voir. Le lendemain, Usayd se rendit auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) afin de lui raconter l'incident qui venait de lui arriver. Le Prophète (sur lui la paix et le salut), afin de faire disparaître sa frayeur, de l'informer de son haut degré et d'insister sur ce qui le tranquillisera davantage dit alors : " Récite, ô Ibn Ḥuḍayr ! " Il lui demanda cela avec insistance et à trois reprises. C'est à dire : répète et poursuis ta récitation qui est la cause de cette situation étonnante. En effet, il l'invitait ainsi à ne pas cesser sa récitation si cela se reproduisait à l'avenir, insistant sur le fait qu'il devait continuer étant donné l'importance de son mérite. Ensuite, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'informa que c'était les Anges qui écoutaient sa récitation du Coran et que s'il avait continué à réciter jusqu'au matin, les gens auraient pu voir les Anges au grand jour, sans que ceux-ci ne se cachent d'eux.
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit, le jour de la bataille de Badr : " Voici Jibrîl, une arme de guerre à la main, tenant fermement les rennes de son cheval ! " »
Rapporté par Al-BûkhârîCe hadith traite de la présence des Anges lors de la bataille de Badr et du fait que Jibrîl (sur lui la paix) se tenait à leur tête. En effet, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a informé avoir vu Jibrîl (sur lui la paix), au cours de la bataille de Badr. Il était sur son cheval, une arme de guerre à la main afin de combattre aux côtés des croyants, d'apporter aide et renfort au Prophète (sur lui la paix et le salut) et de soutenir ses Compagnons.
Anas (qu'Allah l'agrée) a dit : « C'est comme si je voyais encore la poussière brillante dans les rues [de la tribu] des Banî Ghanm soulevée par l'escorte de Jibrîl (sur lui la paix) lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se dirigea vers les Banî Qurayẓah. »
Rapporté par Al-BûkhârîAnas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) informe qu'il a vu dans les ruelles [de la tribu] des Banî Ghanm qui est une branche [de la tribu] des Khazraj, la poussière soulevée par l’armée des Anges dont Jibrîl (sur lui la paix) était le chef, lorsqu'ils accompagnèrent le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) combattre les Banî Qurayẓah. Toutefois, la vision de la poussière causée par les Anges n'implique pas qu'ils aient été vus : il se peut qu'ils aient été aperçus tout comme il se peut que non. De plus, il ne fait aucun doute qu'ils ont su que cette poussière avait été causée par l'escorte de Jibrîl par l'intermédiaire du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut).
Buraydah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sortit pour certaines de ses expéditions militaires ; lorsqu’il revint, une jeune servante noire vint à lui et lui dit : " Ô Messager d’Allah ! J’avais formulé comme vœu que si Allah te ramenait sain et sauf, je jouerai du tambourin (« Ad-Duff ») devant toi et que je chanterai ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Si tu en avais fait le vœu, alors joue pour moi. Sinon, ne le fait pas ! " Elle se mit alors à jouer du tambourin et, pendant qu’elle jouait, Abû Bakr entra. Ensuite, et toujours pendant qu’elle jouait, ce fut ‘Alî qui entra, puis ‘Uthmân entra alors qu’elle jouait encore. Enfin, ‘Umar entra. Là, elle jeta le tambourin sous son postérieur et s’assit sur lui ! Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Satan a certes peur de toi ô ‘Umar ! J’étais assis et elle jouait du tambourin ; puis Abû Bakr est entré et elle jouait du tambourin ; ensuite, ‘Alî est entré et elle jouait du tambourin, puis ‘Uthmân est entré et elle jouait du tambourin. Mais lorsque toi tu es entré, ô ‘Umar, elle a jeté le tambourin ! " »
Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par AḥmadLorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) est revenu sain et sauf de l’une de ses campagnes militaires en ayant triomphé, une jeune servante noire est venue à lui et lui a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’avais formulé comme vœu que si Allah te ramenait sain et sauf, je jouerai du tambourin (« Ad-Duff ») devant toi et que je chanterai ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « Si tu avais fait un vœu, respecte ton vœu et joue pour moi du tambourin. Mais, si tu n’avais pas fait de vœu, alors ne le fais pas ! » Elle se mit alors à jouer du tambourin et pendant qu’elle jouait Abû Bakr entra, ensuite et toujours pendant qu’elle jouait, ce fut ‘Alî qui entra, puis ‘Uthmân entra alors qu’elle était toujours en train de jouer. Enfin, ‘Umar entra et là elle jeta le tambourin en dessous d’elle et s’assit sur lui afin de le cacher de ’Umar par appréhension et [à cause de la] crainte que sa personne [inspirait]. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : « Satan a certes peur de toi ô ‘Umar ! J’étais assis et elle jouait du tambourin ; puis Abû Bakr est entré et elle jouait du tambourin ; ensuite, ‘Alî est entré et elle jouait du tambourin, puis ‘Uthmân est entré et elle jouait du tambourin. Mais lorsque toi tu es entré, ô ‘Umar, elle a jeté le tambourin ! ». L’interdiction des instruments de musique constitue un consensus unanime entre les savants et ceci est prouvé dans de très nombreux textes [religieux]. La seule exception est le tambourin (« Ad-Duff ») au cours des évènements festifs féminins comme les fêtes de mariage et les fêtes du ‘Îd. Quant à ce qui est rapporté dans ce hadith, cela concerne le retour (et la venue) de la personne noble qui s’est absentée.
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme [de la tribu] des Banî Zurayq, du nom de Labîd ibn Al-A’ṣam, ensorcela le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) si bien que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait l'impression d'avoir fait une chose alors que ce n'était pas le cas. Il en fut ainsi jusqu'à un jour ou une nuit où il était chez moi. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) invoqua, encore et encore. Ensuite, il a dit : " Ô ʽÂ'ishah ! As-tu senti qu'Allah m'a répondu pour ce que je Lui ai demandé ? Deux hommes sont venus me voir. L'un s’est assis au niveau de ma tête et l'autre à mes pieds. L’un des deux demanda à son compagnon : " De quoi souffre l'homme ? - Il est ensorcelé, répondit l'autre. - Qui l'a ensorcelé ? - Labîd ibn Al-A’ṣam ! répliqua l'autre. - Avec quoi ? - L'autre répondit : Avec un peigne, des mèches de cheveux et une spathe séchée de palmier mâle. - Et où se trouve-t-il ? demanda le premier. - Dans le puits de Dharwân ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'y rendit avec certains de ses Compagnons, puis il déclara : " Ô ʽÂ'ishah ! Certes, son eau était semblable à une infusion de henné ou comme si les têtes de ses palmiers étaient semblables à des têtes de démons ! " J’ai dit : " Ô Messager d'Allah ! Que ne l'as-tu pas brûlé ?- Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Allah m'en a guéri et j'ai répugné susciter un mal parmi les gens. " Il ordonna donc de l'enterrer. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLa mère des croyants, ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate qu'un homme parmi les juifs [de la tribu] des Banî Zurayq, du nom de Labîd ibn Al-A’ṣam, ensorcela le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) si bien qu'il lui semblait avoir fait une chose alors que ce n'était pas le cas. Il en fut ainsi jusqu'au jour où Allah lui montra la réalité de l'affaire, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se trouvait alors auprès de ʽÂ'ishah et ne se préoccupait plus d'elle mais d'invoquer continuellement. Il informa donc ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) qu'Allah lui avait répondu concernant ce qu'il Lui avait demandé et que deux Anges étaient venus le voir. L'un s’est assis au niveau de sa tête et l'autre à ses pieds ; puis, il demanda à l'autre : « De quoi souffre l'homme ? », c'est- à-dire : le Prophète (sur lui la paix et le salut). - « Il est Matbûb ! », répondit l'autre. C'est-à-dire : ensorcelé. « Qui l'a ensorcelé ? - Labîd ibn Al-A’ṣam ! - Quelles sont les choses qu'il a utilisées pour l’ensorcellement ? - Il a utilisé un peigne, des mèches de cheveux et une spathe séchée de palmier mâle. - Où se trouve-t-il ? - Dans le puits de Dharwân ! » C'est un puits qui se trouve à Médine. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'y rendit avec un groupe de ses Compagnons et parvint à l'extraire, puis il retourna chez ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) et l'informa du fait que l'eau du puits était rougeâtre, semblable à une infusion de henné de par sa forme hideuse ou de l'élément avec lequel elle avait été mélangée. Quant à ses palmiers, ils ressemblaient - de par leur apparence laide - à des têtes de démons. ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) demanda : « Ô Messager d'Allah ! Que ne l'as-tu pas brûlé ? », c'est-à-dire : Pourquoi n'as-tu pas sorti l'ensorcellement (« As-Sihr ») pour le montrer aux gens afin qu'ils sachent ce qui s'est passé. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Allah m'en a guéri et j'ai répugné susciter un mal parmi les gens. », c'est-à-dire : étant donné qu'Allah m'a guéri de cet ensorcellement, j'ai détesté le montrer aux gens pour ne pas susciter l'ouverture d'une porte de mal et afin [d'éviter] que les hypocrites ne se souviennent de cet incident de l’ensorcellement, qu'ils finissent par apprendre la sorcellerie ou autres choses et qu'ils puissent ainsi nuire aux croyants. Il s'agit donc là de l'abandon d'un bien par crainte d'un préjudice. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna donc de combler le puits. Certaines personnes ont renié l'histoire de l’ensorcellement du Prophète (sur lui la paix et le salut) en prétendant que cela causait du tort à son infaillibilité. [Selon leurs dires] il se peut que l’ensorcellement lui fasse croire qu'il est en train de voir Jibrîl (sur lui la paix) alors qu'il ne le voit pas ; ou bien qu'il reçoit la Prophétie alors qu'il ne la reçoit pas. Et tout cela est rejetable car l'infaillibilité de la transmission de la Prophétie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est confirmée, et celle-ci n'a subi aucun préjudice à cause de la sorcellerie. De plus, l'ensorcellement n'est pas un manquement en ce qui concerne la transmission de la Révélation. Au contraire, cela prouve que le Prophète (sur lui la paix et le salut) peut être touché par des maladies et des tares. De même, son ensorcellement a été expliqué dans différentes autres versions comme le fait qu'il lui semblait s'être rendu chez ses femmes alors que cela n'était pas le cas.
Ibn Jubayr relate : « Abû Jumu'ah Al-Anṣârî est venu à nous et a dit : " Nous étions avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et Mu'âdh ibn Jabal était la dixième des dix [personnes présentes avec nous], nous avons alors demandé : Ô Messager d'Allah ! Y a-t-il quelqu'un qui aura une récompense plus immense que la nôtre ? Nous avons cru en toi et nous t'avons suivi. - Il a répondu : Et qu'est-ce qui vous empêcherait de cela alors que le Messager d'Allah est parmi vous et que la Révélation descend à vous du ciel ? Plutôt, il y a des gens qui viendront après vous et à qui leur parviendra un Livre entre deux reliures, ils y croiront et œuvreront selon ce qu'il s'y trouve, ces gens-là auront une récompense plus immense que la vôtre ! »
Rapporté par Al-Bûkhârî dans : « La création des actes des serviteurs » - Rapporté par Aṭ-ṬabarânîAbû Jumu’ah Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) informe du fait qu’il était avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), qu'ils étaient dix personnes et que parmi eux se trouvait Mu’âdh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée). Ils ont alors demandé au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Y a-t-il quelqu'un qui aura une récompense plus immense que la nôtre ? Nous avons cru en toi - c’est-à-dire : nous t’avons catégoriquement et totalement déclaré véridique - et nous t’avons suivi ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) les a informés du fait que l’affaire de la foi en lui leur avait été facilitée et qu'il en était de même concernant son suivi (sur lui la paix et le salut) car il est parmi eux et la Révélation du ciel leur parvient. Il y a des gens qui auront une récompense plus immense que la leur. Ce sont ceux qui viendront après les Compagnons et trouveront un Livre qui est le Noble Coran, ils y croiront et œuvreront selon ce qu’il s’y trouve. La signification est : ils seront meilleurs que vous de ce point de vue et auront une récompense plus immense que la vôtre de ce point de vue, même si vous êtes meilleurs qu’eux sous d’autres aspects comme le fait de les avoir devancés [dans l’Islam], d'être témoins [de la Révélation avant eux] et d'avoir déployé des efforts [dans la consolidation de la nouvelle religion]. Ainsi, dans ce hadith, il n’y a pas une preuve que des personnes autres que les Compagnons soient meilleures qu’eux car le rajout d’une récompense dans certaines affaires n’indique pas la préférence absolue. Et les Gens de la Tradition sont d’avis qu’aucune position n’équivaut à celle des Compagnons et que chaque Compagnon est meilleur que l’ensemble de quiconque viendra après eux autre que d’autres Compagnons.
Abû Qatâdah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous fit un sermon et dit alors : " Certes, vous marcherez tout l'après-midi, puis vous arriverez à un point d'eau, si Allah le veut, demain. " Les gens se mirent donc en route, personne ne prêtant attention à l'autre. Abû Qatâdah continua : Alors que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avançait, la nuit tomba et je me trouvais à côté de lui. Il s'assoupit (sur lui la paix et le salut), pencha et faillit tomber de sa monture. Je vins lui servir d'appui, sans toutefois le réveiller, jusqu'à ce qu'il reprenne bien place sur sa monture. Il continua alors la marche jusqu'à ce qu'une grande partie de la nuit se soit écoulée et à nouveau il pencha et faillit tomber de sa monture. Je vins [encore] lui servir d'appui sans le réveiller jusqu'à ce qu'il reprenne bien place sur sa monture. Il poursuivit encore la route et dans les derniers instants de la nuit, il pencha beaucoup plus que les deux premières fois et fut sur le point de chuter. Encore une fois, je vins lui servir d'appui. Il leva la tête et demanda : " Qui est-ce ? - Abû Qatâdah ! répondis-je. - Et depuis quand poursuis-tu la marche en m'aidant de la sorte ? - Je n’ai pas cessé de marcher ainsi durant toute la nuit, répondis-je. - Il dit alors : Qu'Allah te garde comme tu as gardé Son Prophète ! " Puis, il demanda : " Crois-tu que nous soyons hors de vue des gens ? " Ensuite, il poursuivit : " Vois-tu quelqu'un ? - Je répondis : Voici un cavalier ! " Puis, j’ai dit : " En voilà un autre ! " Nous nous réunîmes jusqu'à être au nombre de sept cavaliers. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'écarta alors de la route, posa sa tête et dit : " Veillez à ce que nous accomplissions notre prière ! " Le premier à se réveiller fut le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui avait le soleil dans le dos. Nous nous réveillâmes en sursaut et il nous enjoignit : " En selle ! " Alors nous montâmes et reprîmes la marche jusqu'à ce que le soleil fût bien haut. Puis, il descendit et réclama le récipient pour les ablutions que j'avais avec moi, celui-ci contenait un peu d'eau. Il a alors accompli ses ablutions autrement qu’à l’accoutumée en laissant un peu d’eau. Ensuite, il a dit à Abû Qatâdah : " Garde ton récipient qui sert aux ablutions ! Il fera l'objet d'un signe. " Ensuite, Bilâl fit l'appel à la prière [du matin comme il le faisait quotidiennement]. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pria deux unités de prière puis il fit la prière du matin en faisant ce qu’il a l’habitude de faire chaque jour. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) monta alors en selle et nous montâmes aussi avec lui. Certains se mirent alors à chuchoter à d'autres : " Quelle est l'expiation pour notre négligence vis-à-vis de notre prière ? " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : " N'avez-vous pas en moi un modèle à suivre ? " Puis, il poursuivit : " En fait, il n'y a aucune négligence dans le sommeil. La négligence concerne celui qui n'accomplit pas la prière jusqu'à ce que l'heure de la suivante arrive. Quiconque est dans ce cas, qu'il accomplisse la prière dès qu'il s'en rend compte ! Et si c’est le lendemain, qu'il l'accomplisse alors à son heure ! " Puis, il demanda : " Que croyez-vous que les gens ont fait ? " Ensuite, il a dit : " Au matin, les gens n'ont pas trouvé leur Prophète. Abû Bakr et 'Umar ont dit : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est derrière vous et il n'est point tel à vous laisser derrière lui. " Mais certains ont soutenu : " [Plutôt] Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est devant vous. " Or, s'ils obéissent à Abû Bakr et à 'Umar, ils seront bien guidés." Le narrateur a dit : " Nous rejoignîmes le groupe au milieu de la journée à l'heure où tout était chaud, tandis qu'ils disaient : " Ô Messager d'Allah ! Nous allons périr, nous avons soif ! - Mais, il déclara : Aucune perte pour vous ! " Puis, il a dit : " Apportez-moi mon bol ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) réclama alors le récipient des ablutions, il se mit à verser de l'eau alors qu'Abû Qatadâh leur donnait à boire. Dès que les gens virent de l'eau dans le récipient, ils s'y précipitèrent. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Comportez-vous bien ! Chacun de vous sera désaltéré ! " Le narrateur a dit : " Ils agirent donc de la sorte. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) versait de l'eau et je leur donnais à boire jusqu'à ce qu'il ne restât que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et moi. Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) versa de l'eau et me dit : " Bois ! - Je ne boirai pas tant que tu n'auras pas bu, ô Messager d'Allah ! Dis-je. - Il reprit : Quiconque sert à boire aux gens est le dernier d'entre eux à boire ! - Je bus alors, puis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) but. Ensuite, les gens atteignirent le point d'eau, en forme et désaltérés. " Le narrateur a dit : 'Abdullah ibn Rabâḥ a dit : " Je racontais ce hadith dans la grande mosquée [de Kufa] quand 'Imrân ibn Ḥusayn intervint : " Fais attention à ce que tu racontes, ô jeune homme ! Car j'étais l'un des cavaliers lors de cette nuit. -Je déclarai : Tu es donc mieux informé sur le hadith. - Il demanda : De quel peuple es-tu ? - Je répondis : Des Anṣâr ! - Il répliqua : Raconte ! Car vous êtes les mieux informés de vos récits. " Et je continuai la narration aux gens. 'Imrân dit alors : " J'étais présent cette nuit-là, mais je ne pensais pas que quelqu'un mémoriserait cet événement comme tu l'as fait ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimCe noble hadith indique que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était en voyage avec ses Compagnons lorsque leur réserve en eau s'épuisa. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur annonça alors qu'ils trouveraient de l'eau plus loin sur leur route, et cela poussa certains d’entre eux à presser le pas et à ne plus attendre quiconque. à tel point que certains dépassèrent le Prophète (sur lui la paix et le salut) et certains de ses Compagnons, dont Abû Qatâdah. C'était la nuit et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) commença à s'assoupir, alors Abû Qatâdah lui servit d'appui afin qu'il ne tombe pas de sa monture. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'en rendit compte et invoqua Allah de protéger son Compagnon comme ce dernier avait protégé Son Prophète. Puis, il l’informa que les gens divergeront sur l'endroit où il se trouverait et qu'ensuite Abû Bakr et 'Umar les informeront qu'il (sur lui la paix et le salut) sera derrière eux et que s'ils leur obéissaient, ils seraient bien guidés. Et, ceci fait partie des signes [évidents] de sa prophétie (sur lui la paix et le salut). Puis, la nuit tombée, ils dormirent et ne furent réveillés au matin que par la chaleur du soleil ; alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) leur expliqua que quiconque a dormi et n’a pas accompli la prière n'est pas considéré comme étant négligent, mais au contraire il est excusé car le véritable négligent est celui qui n'accomplit pas la prière jusqu'à ce que son temps [d’accomplissement] s'achève. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) et les Compagnons qui l'accompagnaient continuèrent à marcher jusqu'à ce qu'ils atteignent le groupe d'hommes qui avait presque péri à cause de la soif. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur prédit qu'ils n'allaient pas mourir de soif et qu'ils boiraient tous. Il réclama alors le récipient qu'Abû Qatâdah utilisait pour les ablutions, et ce n'était qu'un petit bol. Il fit ses ablutions avec et invita les gens à venir boire du récipient et tous burent jusqu'à ce qu'il ne resta que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et Abû Qatâdah (qu'Allah l'agrée). Abû Qatâdah but après que le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'eût informé que celui qui sert à boire aux gens doit être le dernier à boire. Et tout ceci fait partie des miracles du Prophète (sur lui la paix et le salut).
Mu'âwiyah ibn Al-Ḥakam As-Sulamî (qu'Allah l'agrée) relate : « Tandis que je priais avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), un des fidèles éternua. Je dis alors : " Qu'Allah te fasse miséricorde ! " Les gens me lancèrent des regards et je m'exclamai : " Que ma mère me perde ! Qu'avez-vous à me regarder ? " Ils se mirent alors à frapper des mains sur leurs cuisses. Je compris qu'ils voulaient me faire taire et je me tus. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) acheva la prière. Que mes père et mère soient sacrifiés pour lui ! Je n'avais jamais vu d'instructeur, avant ou après lui, donner de meilleur enseignement. Par Allah ! Il ne réprimanda point, ni ne me frappa, ni ne m'insulta. Il dit : " Certes, durant cette prière, aucune parole humaine ne convient ; elle n'est que glorification, proclamation de la grandeur d'Allah, et récitation du Coran ! " ou comme a dit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Je dis : " Ô Messager d'Allah ! J'étais, il y a peu encore, dans des comportements, coutumes et croyances d'avant l'Islam (« Al-jâhiliyah »), puis Allah a apporté l'Islam. Et parmi nous, il y a des hommes qui vont chez les devins. - Il répondit : Ne vas pas chez eux ! - Parmi nous, il y a des hommes qui consultent les augures. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) continua : C'est quelque chose qu'ils trouvent dans leurs poitrines, que cela ne les empêche point d'agir ! "- Ibn Aṣ-Ṣabâḥ dit : "...que cela ne vous empêche point d'agir ! " Je dis : " Parmi nous, il y a des hommes qui lisent les lignes. - Il répliqua : Il y avait un Prophète qui lisait les lignes. Ainsi, si cela coïncide avec sa manière de faire, alors oui ! - Il dit : J'avais une esclave qui faisait paître des moutons à moi du côté d'Uḥud et de Al-Jawâniyah. Un jour, j’inspectais et m’aperçus qu’un loup était parti avec une brebis de son troupeau. Je ne suis après tout qu'un fils d'Adam qui se met en colère comme tout homme. Alors, je la giflai. J'allai trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui me blâma pour cela. Je demandai : " Ô Messager d'Allah ! Dois-je l'affranchir ? - Il répondit : Amène-la-moi ! - Je la lui amenai et il lui demanda : Où est Allah ? - Au-dessus du ciel ! répondit-elle. - Qui suis-je? poursuivit-il. - Tu es le Messager d'Allah ! dit-elle. - Il dit : Libère-la ! Car elle est croyante ! " »
Rapporté par MuslimMuʽâwiyah ibn Al-Ḥakam As-Sulamî (qu'Allah l'agrée) informe qu'alors qu’il priait avec le Prophète (sur lui la paix et le salut), lors d'une prière en commun, il entendit l’un des fidèles éternuer. Il s’empressa de lui dire : « Qu'Allah te fasse miséricorde ! » car, à la base, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous éternue, qu'il dise : "Al-ḥamdulillâh ! (la louange est à Allah) " et que son frère ou son compagnon lui réponde : " yarḥamukaLlâh ! (qu'Allah te fasse miséricorde ! " » et il ne savait pas que c’était uniquement valable hors de la prière. « Les gens me lancèrent des regards » ils lui jetèrent des regards sombres et le fixèrent sans mots dire, avec un air de désapprobation. Cependant, il ne sut pas en quoi ils le désapprouvèrent, il répliqua donc : « Que ma mère me perde ! » qui signifie que, [sous le poids de leurs regards], c’est comme s’il avait péri ! « Qu'avez-vous à me regarder ? » Quelle est votre affaire ? Et pourquoi donc me regardez-vous ainsi d’un regard plein de colère? « Ils se mirent alors à frapper des mains sur leurs cuisses. », ils accentuèrent leur réprimande envers lui en frappant sur leurs cuisses. « Je compris qu'ils voulaient me faire taire et je me tus. » En effet, quand je saisis qu'ils m'ordonnaient de cesser de parler, je fus étonné vu que j’ignorais l’acte affreux que j'avais commis tout comme je ne comprenais pas qu’ils me réprimandent à tel point, j’avais envie de me disputer avec eux mais j’ai préféré me taire et obtempérer car ils étaient plus savants que moi. Je ne me mis pas en colère ni n’ai posé de question au sujet de leur attitude. « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) acheva la prière. » Il termina de prier. « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour lui ! », ce qui signifie : je suis prêt à sacrifier mes parents pour lui ! Ce n'est pas un serment mais plutôt une preuve de dévouement allant jusqu’à être prêt à donner ses parents en rançon pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). « Je n'ai jamais vu d'instructeur, avant ou après lui, donner de meilleur enseignement. » car le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne le réprimanda pas ni le malmena, mais il lui enseigna le jugement islamique d'une manière qui donne envie de l'accepter et de s'y soumettre. « Par Allah! Il ne réprimanda point, ne fut pas sévère verbalement, ni ne me frappa », c'est à dire : il ne m'a pas appris les bonnes manières en me frappant pour ce que j'avais commis comme erreur. « ni ne m'insulta », il ne fut pas verbalement agressif mais, au contraire, il m'expliqua le jugement religieux avec douceur de sorte qu'il dit : « Certes, durant cette prière, aucune parole humaine ne convient ; elle n'est que glorification, proclamation de la Grandeur d'Allah, et récitation du Coran ! ». Il n'est donc pas permis de parler au cours de la prière, c'est à dire d'échanger des propos avec des gens. C’était permis aux premiers temps de l'Islam, puis ce fut abrogé. Certes, on ne doit s'y livrer qu'à la célébration de la Gloire et de la Grandeur d'Allah, ainsi qu’à la récitation du Coran. « Je dis : " Ô Messager d'Allah ! J'étais, il y a peu encore, dans des comportements, coutumes et croyances d'avant l'Islam (« Al-jâhiliyah ») », qui signifie : j'étais encore, il n'y a pas si longtemps, dans la période d’ignorance (« Al-jâhiliyah ») qui précédait mon Islam, et qui est appelée ainsi étant donné la multitude d'ignorance et d'actions blâmables qui s'y déroulaient. « Puis, Allah a apporté l'Islam », je suis passé de la mécréance à l'Islam, et je ne connais pas encore bien les lois de la religion. « Et parmi nous, il y a des hommes qui vont chez les devins. », c’est-à-dire que certains de ses compagnons se rendaient chez des devins afin de les questionner au sujet d'affaires devant se dérouler dans le futur. « Il répondit : Ne vas pas chez eux ! » Il leur a été interdit de se rendre chez les devins car il se peut que ce qu’ils disent au sujet de certaines affaires à venir s'avèrent en partie confirmé, puis que l’individu qui a questionné tombe dans la confusion à cause de cela. En effet, les devins embrouillent l'esprit des gens au sujet de questions religieuses. De là, il est formellement interdit, et c’est mentionné dans les hadiths, de se rendre chez eux, de les questionner puis de rendre véridique leurs propos tout comme de leur donner un salaire. « Parmi nous, il y a des hommes qui consultent les augures. », il s’agit de tenir compte du mauvais présage dû à une chose que l'on a aperçue ou entendue, ou bien en fonction d’une période ou d’un endroit. Les arabes étaient connus pour la consultation des augures à tel point que si l'un d'entre eux désirait une bonne chose, puis apercevait soudainement un oiseau voler à droite ou à gauche, il pouvait abandonner ce qu'il voulait entreprendre [pour cette raison]. Et parmi eux, il y en avait qui, s'ils entendaient un bruit ou apercevaient une personne, pouvaient considérer cela comme un mauvais présage. De même, certains d'entre eux voyaient le mariage pendant le mois de Shawwâl comme un mauvais présage tandis que pour d'autres, c'était le mercredi et le mois de Safar. Tout ceci a été démenti par la législation islamique étant donné le mal que cela engendrait sur la raison, la pensée et le comportement de l'individu. Le fait que l'individu ne s’arrête pas à ces choses prouve sa pleine confiance en Allah. « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) continua : " C'est quelque chose qu'ils trouvent dans leurs poitrines, que cela ne les empêche point d'agir ! " » c'est à dire que s'ils ont au fond d'eux-mêmes ce désir de consulter les augures, ils ne peuvent être blâmés pour cela car ce n'est pas un sentiment qu’ils maîtrisent, ils n’en sont donc pas responsables ; mais cela ne doit pas les empêcher d'agir dans leurs affaires car le fait d’agir ou non, c'est ce qui est en leur pouvoir et c’est bien de leurs actes dont ils seront tenus responsables. Certes, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur a interdit d’agir en fonction des augures tout comme de s’interdire d’agir à cause d’eux. De plus, les hadiths authentiques sont nombreux en ce qui concerne l'interdiction de consulter les augures. Et ce qu’il faut comprendre par l’interdiction de consulter les augures ici, c’est le fait d’agir en fonction de ceux-ci, pas le fait de ne pas avoir agi en raison de ce que l’individu trouve en lui-même concernant ce que l’acte implique. « Parmi nous, il y a des hommes qui lisent les lignes. » Chez les arabes, la lecture des lignes consiste à ce que l'individu se rende chez un devin qui ordonne à un jeune, présent devant lui, de tracer des lignes sur le sable puis de les effacer deux par deux afin qu'il observe les dernières lignes. Si celles-ci correspondent à un nombre pair, c'est une preuve de joie et de réussite ; et si le nombre des lignes est impair, alors c'est une preuve d'échec et de désespoir. « Il y avait un Prophète qui lisait les lignes. », c'est à dire qu'il traçait des lignes comme les lignes faites sur le sable, puis qu’il devinait les choses grâce sur cette base. Il a été dit que ce Prophète était Idriss ou Daniel (sur eux la paix et le salut). « Ainsi, si cela coïncide avec sa manière de faire, alors oui ! », celui qui aura tracé les lignes et agi de la même manière que ce Prophète, aura fait une chose permise. Cependant, nous n'avons aucun moyen de savoir avec certitude si la méthode de l’homme en question correspond à celle du Prophète. De ce fait, il n'y a plus lieu d'utiliser les lignes. C'est à dire que c'est illicite puisque cette méthode n’est licite qu’à partir du moment où l’on a la certitude qu’elle est conforme à celle utilisée par le Prophète [et que c’est impossible]. Il se peut aussi que cette pratique fut abrogée dans notre législation ou qu'elle était un signe de la prophétie du Prophète en question et qu’elle prit fin après sa mission ; d'où le fait que cela nous ait été interdit aujourd'hui. Par conséquent, ce hadith prouve clairement qu’il est illicite d'œuvrer en lisant dans les lignes et non pas que ce soit permis ; Il témoigne aussi de la fausseté et l'inefficacité de la méthode employée par certaines personnes en vue d’atteindre cet objectif. En effet, [son efficacité implique] sa concordance avec la méthode utilisée par ce Prophète, et cette concordance ne peut être vérifiée que de deux manières : La première est un texte clair et authentique [du Coran ou de la tradition prophétique] qui décrit cette méthode. La deuxième est l'existence de nombreux récits datant de l'époque de ce Prophète [et qui seraient parvenus] jusqu'à celle de notre Prophète Muḥammad (sur lui la paix et le salut). Or, les deux sont inexistantes. A ce sujet, il faut savoir que les Prophètes n’ont jamais prétendu connaître : « Al-Ghayb », les choses de l’invisible [ce qui ne peut être expliqué par l'esprit humain dans la nature, ou dans les destinées humaines ; ce qui est inconnaissable, le mystère]. Quant aux choses invisibles et futures au sujet desquelles ils ont informés les gens, ils ne les ont obtenues que par le biais d’une Révélation d'Allah, et ils ne se les sont jamais attribuées, comme Allah, Exalté soit-Il, a dit : {( Lui Seul connaît les choses cachées. Il ne dévoile rien de Ses mystères à personne ; sauf à celui qu'Il agrée comme Messager et qu'Il fait précéder et suivre de gardiens vigilants. )} [Coran : 72/26-27]. Effectivement, la connaissance des choses de l'invisible « Al-Ghayb », est spécifique à la Science d'Allah, et personne ne peut le revendiquer sauf s'il prétend posséder certaines spécificités de la Seigneurie d'Allah, comme le prétendent certains pratiquants de cette méthode. Donc, le mensonge et l'imposture de ces gens sont tout à fait clairs, tout comme leur prétention d'avoir été instruits par ce noble Prophète. « J'avais une esclave qui faisait paître des moutons à moi du côté d'Uḥud et de Al-Jawaniyah. », cette esclave s'occupait de son bétail à un endroit situé près de la montagne d'Uḥud. « Un jour, j’inspectais et m’aperçus qu’un loup était parti avec une brebis de son troupeau. », il remarqua qu’un loup avait pris une brebis de son troupeau, c'est à dire du troupeau dont elle avait la responsabilité, car, en réalité, il appartenait à Muʽâwiyah ibn Al-Ḥakam As-Sulamî (qu'Allah l'agrée). « Je ne suis après tout qu'un fils d'Adam qui se met en colère comme tout homme. », c’est-à-dire : je me mis en colère contre elle car le loup avait dévoré l’une de mes brebis, alors j'ai voulu la frapper violemment en raison de mon immense colère, mais « je la giflai. », je ne lui ai donné qu'une simple gifle. « J'allai trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui me blâma pour cela. » Après l'avoir giflé, il se rendit chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour l'informer de son histoire ; le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'indigna fortement de la gifle qu'il avait donnée à cette esclave et le blâma pour son geste. » Quand Muʽâwiyah ibn Al-Ḥakam As-Sulamî (qu'Allah l'agrée) vit que le Prophète (sur lui la paix et le salut) fut contrarié par la gravité de son acte, il prit sur lui et dit : « Ô Messager d'Allah ! Dois-je l'affranchir ? », c’est-à-dire : dois-je lui donner sa liberté à cause du coup que je lui ai porté ? « Il répondit : Amène-la-moi ! - Je la lui amenai et il lui demanda : Où est Allah ? », c'est à dire : où se trouve Le Seul qui mérite d’être adoré et d’être décrit par les Attributs de la perfection ? Et dans une autre version : « Où est ton Seigneur ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulu à travers cette question savoir avec certitude si elle était monothéiste, d'où le fait qu'il l'interpella par des propos dont l’objectif était très clair. En effet, le signe des monothéistes est qu'ils croient qu'Allah est au-dessus du ciel. « Au-dessus du ciel ! », répondit-elle. L'expression : « fî-s-samâ`» que l'on traduit littéralement par : " dans le ciel " signifie plus exactement : « au-dessus du ciel » et indique l'élévation. Allah, Gloire et Pureté à Lui, est donc au-dessus de toute chose, de Son trône qui est le toit de toutes les créatures. « Qui suis-je ? poursuivit-il. - Tu es le Messager d'Allah ! dit-elle. - Il dit : Libère-la ! Car elle est croyante ! » Après qu'elle témoigna de l'élévation d'Allah, Exalté soit-Il, et de la prophétie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il ordonna qu'on lui donne sa liberté ; ceci, car c’était une preuve évidente de sa foi et de la validité de sa croyance. »
ʽAbdullah ibn ʽAmr ibn Al-ʽÂṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " La plupart des hypocrites de ma communauté sont ses lecteurs [du Coran]. »
Rapporté par AḥmadDans ce hadith, il y a le blâme des lecteurs du Coran, ceux qui l'interprètent d'une manière non conforme, l'utilisent hors de son contexte ou le mémorisent par ruse afin d'éloigner toute accusation vis-à-vis de leurs personnes, qui ne le mettent pas en pratique et croient différemment de ce qu'il contient. Ces personnes-là constituent la plupart des hypocrites de cette communauté. Il a aussi été dit que ce dont il est question dans le hadith c'est l'hypocrisie de l'acte et non l'hypocrisie de la croyance. Ceci car l'hypocrite manifeste la foi en Allah et dissimule [qu'il ne cherche en fait que] l'inviolabilité de son sang et de ses biens et qu'il en est de même du lecteur qui manifeste à travers sa science la volonté de l'au-delà et dissimule [qu'il ne cherche en fait que] l'éloge des hommes et les biens de ce bas-monde. Ainsi donc, ces deux personnes sont semblables dans la contradiction entre ce qu'ils cachent en leur for intérieur et ce qu'ils expriment en apparence.