





























Hadeeth Cards
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Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La bénédiction descend au centre du plat ! Mangez donc de ce qui est sur les côtés, et pas de ce qui est au centre. »
Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par Aḥmad - Rapporté par Ad-DârimîCe hadith explique clairement certaines des bienséances à observer durant un repas en groupe autour d'un plat, d'une assiette ou de ce qui y ressemble. En effet, dans ce hadith, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a ordonné de manger sur les côtés du plat et non de manger de ce qui est au centre car la bénédiction d'Allah et Son bien sur ce plat descend au centre de celui-ci. Et parmi la bénédiction de la nourriture, il y a le fait que même s’il y en a peu, elle suffise à de nombreuses personnes ; il y a aussi [la préservation de] l'hygiène de la nourriture ; il y a encore le fait que s'il reste de la nourriture, alors celle-ci restera intacte, sans avoir été touchée par les mains, ainsi ceux qui viendront après pourront en profiter. Quant au fait de commencer [à manger] directement au milieu du plat, cela altère la nourriture et l'entache pour celui qui vient après, et ainsi on la jette, même s'il en reste beaucoup.
ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il arrivait au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) de demander, lors de la maladie qui entraîna sa mort : « Chez qui serai-je demain ? Chez qui serai-je demain ? », visant en cela le jour de ʽÂ`ishah (qu’Allah l’agrée). Ses épouses l'autorisèrent alors à aller chez celle qu'il voulait. Il choisit donc de rester chez ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) et y demeura jusqu'à sa mort. ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Il mourut dans ma maison, le jour qui correspondait à mon tour. Allah lui prit son âme, sa tête [posée] entre mon cou et mes poumons, et sa salive mélangée à la mienne. » Puis elle dit : « ʽAbduraḥmân le fils de Abû Bakr entra en se frottant les dents avec [un bâton] de siwâk, et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le suivit du regard. Je lui dis alors : "Donne-moi ce siwâk ʽAbdaraḥmân !". Il me le remit, j'en enlevai le bout, le mâchai, puis je le tendis au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ; il se frotta les dents avec, tout en étant adossé à ma poitrine. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) relate ici les derniers jours de la vie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Pendant la maladie qui l'a emportée, il lui arrivait de demander : « Chez qui serai-je demain ? Chez qui serai-je demain ? ». Sa question était une manière subtile de demander à ses autres femmes de l'autoriser à demeurer chez ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée). Comprenant où il voulait en venir, ses épouses acceptèrent. C'est ainsi qu'il mourut dans la maison de ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée), le jour précis où il devait être chez elle. Allah, Exalté soit-Il, prit l'âme du Prophète (sur lui la paix et le salut) alors que sa tête était entre les poumons et le cou de cette dernière. ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) évoqua également le fait que sa salive se mélangea à celle du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et ce, par le biais du [bâton] de siwâk que son frère ʽAbduraḥmân avait avec lui en entrant chez elle. En effet, il entra chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) en se frottant les dents avec un [bâton] de siwâk humide ; le Prophète (sur lui la paix et le salut) le suivit du regard avec insistance. Comprenant ce qu'il se passait, ʽÂ`ishah (qu’Allah l’agrée) se saisit du [bâton] de siwâk de son frère, en coupa les bouts effilochés afin de le nettoyer, le mâcha pour l'attendrir, puis le tendit au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui se frotta les dents avec. ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) fut particulièrement comblée par le fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) meurt la tête adossée à sa poitrine à elle, et il y a effectivement de quoi.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous a son serviteur qui lui apporte son repas, s'il ne le fait pas s'asseoir avec lui, qu'il lui en donne à manger une ou deux bouchées, ou une ou deux poignées, car il est celui qui l'a préparé. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDans ce hadith [on apprend que] si le serviteur ou l'esclave prépare un repas pour son maître, il fait partie des bonnes manières et de la bienséance dans les relations que ce dernier l’en nourrisse et ne l'en prive pas. Ceci, car il s'est fatigué à le préparer et le lui a présenté. Il ne convient donc pas, selon les bonnes manières, la générosité et la bienséance dans les relations, que cet esclave ne goûte pas de ce repas. Il doit plutôt lui en donner de quoi le réjouir et répondre à ses aspirations.
Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Une femme a été châtiée pour avoir emprisonné une chatte jusqu'à ce qu'elle meure. Pour cela, elle est entrée en Enfer. Elle ne l'a ni nourrie, ni abreuvée lorsqu'elle l'a enfermée et elle ne l'a pas non plus laissée se nourrir des bestioles de la terre. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDans ce hadith, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a informé au sujet d'une femme entrée en Enfer - et nous cherchons refuge auprès d'Allah contre le fait d'y entrer. La cause de son entrée en Enfer est qu'elle a enfermé une chatte jusqu'à ce que mort s'en suive. Elle ne l'a ni nourrie, ni abreuvée, elle ne l'a pas non plus laissée aller ici et là manger des insectes de la terre ou chercher par elle-même sa propre subsistance. Et si une telle menace concerne [celui qui fait du mal aux] animaux, qu'en sera-t-il de celui qui nuit à un être humain dont la vie est sacrée parmi ceux qui sont à sa charge comme : une épouse, un enfant, un serviteur et autre ?
Amr ibn Shu'ayb relate d'après son père, que son grand-père a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) a dit : "Certes, l'homme le plus arrogant auprès d'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, est celui qui tue dans l'Enceinte Sacrée d'Allah, qui tue autre que son meurtrier ou qui tue par animosité émanant de la période préislamique." »
Rapporté par Ibn Ḥibbân - Rapporté par Al-Bûkhârî - Rapporté par Aḥmad‘Abdallah ibn ‘Amr informe du fait que le Prophète (sur lui la paix et salut) a annoncé que les hommes [considérés] les plus rebelles et les plus arrogants auprès d’Allah, en ce qui concerne le meurtre, étaient au nombre de trois. Le premier : Celui qui tue une âme sacrée dans l’Enceinte Sacrée sécurisée d’Allah, et ceci désigne la Mecque. En effet, tuer une âme qu’Allah a rendue sacrée est le plus grave des péchés après le polythéisme. Et si cela a lieu dans l’Enceinte Sacrée d’Allah, , c'est encore pire en termes de sacralité et quant à la gravité du péché. Cela d’après Sa parole, Exalté soit-Il : {( Et Quiconque cherche à y commettre un sacrilège injustement, Nous lui ferons goûter un châtiment douloureux.)} [Coran : 22/ 25]. Et il a été rapporté de manière authentique d’après le Prophète (sur lui la paix et salut) sa parole : « Certes, votre sang, votre honneur et vos biens sont aussi sacrés que la sacralité du mois où vous vous trouvez et de l’endroit où vous vous trouvez. » [Rapporté par Muslim, n°1218]. Le second : Celui qui tue autre que son meurtrier. Allah, Exalté soit-Il, a dit : {( Et personne ne portera le fardeau d’autrui. )} [Coran : 6/164]. Il s’agit ici du fait de tuer une personne autre que son meurtrier ou de tuer quelqu’un d’autre en même temps que lui. L’excès dans le meurtre à propos de ces trois affaires était une habitude dans la période préislamique et c’est pourquoi Allah, Exalté soit-Il, l’a interdit. Le troisième : Celui qui tue en raison d’animosités émanant de la période préislamique et que l’Islam est venu stopper et annuler. Toutefois, les savants considèrent comme une exception [à cette interdiction] le meurtre en état de légitime défense dans le cas où l'on n'a pas d'autres alternatives. De même, le coupable d’un homicide volontaire commis dans l’Enceinte Sacrée est passible de la peine de mort. Ceci, afin que l’Enceinte sacrée ne soit pas un prétexte aux crimes commis.
Abû Mûsâ al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate qu'après avoir fait les ablutions chez lui, il sortit en se disant : « Aujourd'hui, je vais rester avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et passer la journée avec lui ». Il se rendit à la mosquée et demanda après le Prophète (sur lui la paix et le salut). On lui dit : « Il est parti par-là ! - Je suis donc sorti à sa recherche, dit-il, en demandant après lui » jusqu'à ce qu'il entra là où se trouvait le puits d'Arîs. [Il raconte] : « Je m'asseyais près de la porte et quand le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) eut fait ses besoins et ses ablutions, je me levai vers lui. Il était assis sur le puits d'Arîs, au milieu du rebord, les jambes découvertes et qu'il laissait pendre dans le puits. Je le saluai et partis pour m'asseoir auprès de la porte, en me disant : aujourd'hui, je serai le portier du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Vint alors Abû Bakr, qui poussa la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « Abû Bakr ! » Je dis : « Un instant ! ». Je me rendis auprès du Prophète et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici Abû Bakr qui demande la permission d'entrer ! » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je retournai vers Abû Bakr et lui dis : « Entre donc et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Abû Bakr entra, s'assit à la droite du Prophète (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds comme le faisait le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et découvrant ses jambes. Je m'en retournai et m'assis. J'avais laissé mon frère en train de faire les ablutions et qui devait me rejoindre. Je me dis alors : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc au Prophète (sur lui la paix et le salut), le saluais et dis : « Ô, Messager d'Allah ! Voici 'Umar qui demande la permission d'entrer. » Il dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis. » Je dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » Il entra et s'assit à la gauche du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sur le rebord [du puits], y laissant pendre ses pieds. Je m'en retournai et m'assis, en me disant : « Si Allah veut du bien à untel -c'est-à-dire son frère- il le mènera ici. C'est alors que quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là ? » Il dit : « 'Uthmân ibn 'Affân ! » Je dis : « Un instant ! » J'allai donc en informer le Prophète (sur lui la paix et le salut), qui dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui le touchera. » Je revins et dis : « Entre et sache que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis, ainsi qu'une épreuve qui te touchera. » Il entra et, voyant qu'il ne restait plus de place sur le rebord, s'assit en face d'eux, de l'autre côté. » Sa'îd ibn Al-Musayyib dit : « Je l'interprétai comme l'emplacement de leurs tombes. » Dans une version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me donna l'ordre de garder la porte. » Il est également dit dans cette version que lorsqu’il annonça la bonne nouvelle à 'Uthmân (qu’Allah l’agrée), ce dernier loua Allah et dit ensuite : « Allah est Celui à qui on demande de l'aide. »
Rapporté par Al-Bûkhârî - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAbû Mûsâ Al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate, dans ce récit de la tradition prophétique, qu'un jour il fit les ablutions chez lui et sortit à la recherche du Prophète (sur lui la paix et le salut) en se disant : « Aujourd'hui, je resterai avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) », c'est-à-dire : je le suivrai où qu'il aille. Il sortit donc à la recherche du Prophète (sur lui la paix et le salut) et se rendit à la mosquée, car le Prophète (sur lui la paix et le salut) était soit à la mosquée, soit chez lui au service de sa famille, soit en train d'être utile à ses Compagnons. Il ne le trouva pas à la mosquée et demanda après lui. On lui dit qu'il s'était dirigé dans la direction d'Arîs, un puits situé près de Qubâ. Abû Mûsâ sortit donc sur ses traces, jusqu'à arriver au puits où il trouva le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il resta alors auprès de la porte du jardin dans lequel se trouvait le puits. Le Prophète (sur lui la paix et le salut), après avoir terminé d'accomplir ses besoins et de faire l'ablution, s'assit au bord du puits, au milieu, en laissant pendre ses jambes qu'il avait découvertes. Abû Mûsâ, lui, restait à la porte du puits, tel un gardien. Abû Bakr vint et demanda la permission d'entrer, mais Abû Mûsâ ne le laissa entrer qu'après avoir dit au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Voici Abû Bakr qui demande la permission d'entrer ! » Le Prophète dit alors : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis ! » Il lui permit donc d'entrer en lui disant : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis », ce qui représente une excellente nouvelle pour le moins importante. En effet, il lui annonça le Paradis et lui autorisa d'entrer pour qu'il puisse être en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut). Il entra donc et vit le Prophète (sur lui la paix et le salut) assis au milieu du bord [du puits]. Il s'assit à sa droite, car le Prophète (sur lui la paix et le salut) aimait commencer par la droite dans toute chose. Il fit comme le Prophète (sur lui la paix et le salut) : il laissa pendre ses pieds dans le puits et découvrit ses jambes, car il lui déplaisait d'agir autrement que le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans sa façon de s'asseoir. Abû Mûsâ, qui avait laissé son frère en train de faire les ablutions et qui attendait ce dernier, se dit que si Allah lui voulait du bien, il l'amènerait jusqu'à cet endroit, pour qu'il demande l'autorisation d'entrer et qu'on lui annonce le Paradis. Un deuxième homme demanda la permission d'entrer. Abû Mûsâ alla dire au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Voici 'Umar ! » Il répondit : « Permets-lui d'entrer et annonce-lui le Paradis ! » Il lui donna donc l'autorisation d'entrer en disant : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ! » 'Umar entra et trouva le Prophète (sur lui la paix et le salut) et Abû Bakr sur le bord du puits. Il s'assit donc à gauche du Prophète (sur lui la paix et le salut). Le puits étant étroit, les trois étaient assis d'un même côté du puits. Ensuite, 'Uthmân entra et Abû Mûsâ agit de la même façon que précédemment. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Permets-lui d'entrer et annonce-lui le Paradis ainsi qu'une épreuve qui le touchera. » Il lui donna la permission d'entrer et lui dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'annonce le Paradis ainsi qu'une épreuve qui te touchera. » Il fut donc informé à la fois d'un bienfait et d'une épreuve, c'est pourquoi il dit : « La louange revient à Allah » pour cette annonce et : « Allah est Celui à qui on demande de l'aide ! » pour cette épreuve. Il entra et vit que le bord du puits était occupé, puisqu'il n'était pas grand. Il s'assit donc de l'autre côté, en face d'eux, en laissant pendre ses pieds et en découvrant ses jambes. Sa'îd ibn Al-Musayyib, un des grands élèves des Compagnons, a interprété cela comme l'emplacement de leurs tombes. En effet, les tombes des trois premiers se trouvent au même endroit, dans une même pièce et de la même façon qu’ils allaient et venaient ensemble dans ce bas monde. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait toujours : « Je suis allé avec Abû Bakr et 'Umar... », « Je suis venu avec Abû Bakr et 'Umar... » Ils étaient ses Compagnons et ses bras droits et, au Jour de la Résurrection, ils sortiront ensemble de leurs tombes. Ils étaient donc ensemble dans ce bas monde et le seront dans l'autre. 'Uthmân s'est assis en face d'eux et le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a annoncé le Paradis et l'a informé d'une épreuve. Cette épreuve n'est autre que la façon dont les gens ont divergé à son sujet, se sont révoltés contre lui et l'ont assassiné. Ils entrèrent chez lui, à Médine, et le tuèrent alors qu'il récitait le Coran en le tenant devant lui.
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les meilleures assemblées sont les plus larges. »
Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadCe hadith montre le mérite des larges assemblées. En effet, celles-ci sont les meilleures assemblées car, étant larges, elles peuvent contenir de nombreuses personnes et on y trouve ainsi un apaisement et un soulagement de l'âme. Toutefois, cela varie en fonction de la situation. En effet, certaines personnes ont des appartements ne contenant que de petites pièces [et ne permettant pas de telles assemblées]. Mais s'il est possible d'avoir de l'espace [pour l'assemblée], c'est meilleur ; en raison de ce qui a été mentionné précédemment.
Abû Idrîs Al-Khûlânî (qu'Allah lui accorde Sa miséricorde) a dit : « [Un jour], j’entrai dans la mosquée de Damas et j’aperçus un jeune homme aux dents d’un blanc éclatant, entouré de monde. Lorsque les gens divergeaient sur un sujet, ils le questionnaient et changeaient d’avis pour adopter le sien. Je demandai qui il était et on me répondit : Mu’âdh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée). Le lendemain, je sortis tôt et constatai qu’il était sorti encore plus tôt que moi ; je le trouvai en train de prier. J’attendis qu’il finît sa prière, puis je vins en face de lui, le saluai et lui dis : Par Allah ! Je t’aime en Allah. - Par Allah ? dit-il. – Oui, répondis-je, par Allah ! - Vraiment ? dit-il encore, par Allah ? - Oui, vraiment, redis-je, par Allah ! Il me saisit alors par l’extrémité de mon vêtement, me tira vers lui, et dit : « Réjouis-toi ! Car j’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Allah, Exalté soit-Il, a dit : Mon amour s’impose pour deux personnes qui s’aiment en Moi, qui restent ensemble pour Moi, qui se rendent visite pour Moi, et qui s’entraident pour Moi. »
Rapporté par Aḥmad - Rapporté par MâlikDans ce hadith, il est question du mérite qu'il y a à s’aimer les uns les autres en Allah. Cet amour s'exprime par le fait que chacune des deux parties démontre son amour en Allah pour l’autre, comme le prouve la forme du verbe utilisée [ici en arabe et qui indique la réciprocité]. Ainsi, lorsque ceci est fait pour Allah, Exalté soit-Il, et non dans un but éphémère, l’amour de son Maître s’imposera [à l’égard de celui qui œuvre pour Allah], et c’est là la meilleure des récompenses possibles pour cette œuvre pieuse. Il est d’ailleurs rapporté [dans un hadith que] : « Celui qui aime, déteste, donne et retient [pour Allah], a parachevé la foi. » Lorsqu’il dit : - « Et je lui dis : - Par Allah ! Je t’aime en Allah. Il dit : - Par Allah ? Je répondis : - Oui, par Allah… » : Cela prouve que lorsqu’ils juraient, ils le faisaient pour confirmer une information, et réclamaient qu’on la répète plusieurs fois afin de la certifier. Puis, lorsqu’il dit : - « Il me saisit par l’extrémité de mon vêtement… » : C’est-à-dire par les bouts qu’il tenait pour s’envelopper dans son vêtement. Lorsqu’il dit ensuite : - « Et me tira vers lui… » : Pour le rapprocher de lui, mais aussi se montrer familier et lui signifier son approbation quant à ses propos et lui annoncer ce que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit à ce sujet. Il dit ensuite : - « Réjouis-toi ! [de ton amour pour moi], car j’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : Allah, Exalté soit-Il, a dit... » : Il a ajouté ce qui ne pouvait que réjouir encore plus Abû Idrîss ; en effet, il lui dit une parole du Prophète (sur lui la paix et le salut) le véridique lorsqu'il parle et le digne de confiance quant aux informations qui lui sont révélées, qui lui-même l’a rapporté de son Seigneur. Ce n’est donc pas [simplement] l’avis de Mu’adh (qu’Allah l’agrée). Et Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, dit : « Mon amour s’impose pour deux personnes qui s’aiment en Moi et restent ensemble pour Moi. » : Mon amour se renforce pour deux personnes qui s’aiment et se réunissent en Moi ; leurs assises se tiennent pour Allah, Exalté soit-Il, en s’entraidant à L’évoquer, à exécuter Ses sentences, à respecter les engagements envers Lui, à protéger Ses Lois, à suivre Ses ordres et à s’écarter de Ses interdits. Allah, qu'Il soit Béni et Exalté, dit ensuite : « Et ceux qui se rendent visite pour Moi… » : C’est-à-dire - et Allah sait mieux [ce que cela veut dire] - que leur visite mutuelle s’inscrit dans la recherche de Sa satisfaction, de Son amour et de l’entraide à Son obéissance. Enfin, Allah, Béni et Exalté soit-Il, dit : « Et qui s’entraident pour Moi. » : Ils s’efforcent ainsi de s’entraider pour combattre Ses ennemis et rechercher Sa satisfaction ainsi que toute autre action qu’on leur a ordonnée de faire. [Ceci allant même] jusqu'au fait de donner de son argent, en cas de besoin.
Usayr ibn ‘Amr ou Usayr ibn Jâbir (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) recevait les renforts du Yémen, il leur demandait : « Uways Ibn ‘Âmir est-il parmi vous ? » Et cela, jusqu’à ce qu’il trouve Uways. [Une fois trouvé] Il lui demanda : « Es-tu Uways Ibn ‘Âmir ? - Oui, répondit Uways. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) poursuivit : De Murâd puis de Qaran ? - Oui, acquiesça Uways. Alors, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : Tu souffrais de la lèpre, puis tu en as été guéri à l’exception d’une tache de la taille d’un dirham ? - Oui, confirma-t-il. - Ta mère est encore vivante, n’est-ce pas ?, continua ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Uways répondit : Oui. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) poursuivit : J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Uways Ibn ‘Âmir viendra à vous parmi les renforts du Yémen. Il est de Murâd puis de Qaran. Il souffrait de la lèpre, puis en a été guéri à l’exception d’une tache de la taille d'un dirham. Il a une mère envers laquelle il se montre bienfaisant. S’il jure par Allah, Il exaucera son serment. Donc, si tu peux faire en sorte qu’il implore pardon pour toi, alors fais-le ! » [‘Umar demanda :] Implore donc Allah de me pardonner ! Alors, Uways implora le pardon en sa faveur. Ensuite, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : Où veux-tu aller ? Il répondit : Al-Kûfah ! - Souhaites-tu que j’écrive à son gouverneur ? lui proposa ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Mais, il lui répondit : Être parmi les personnes indigentes m’est préférable ! » L’année suivante, un des notables de Al-Kûfah accomplit le Pèlerinage. Il rencontra ‘Umar (qu’Allah l’agrée) qui s’enquit de Uways. L’homme l’informa : « Lorsque je l’ai laissé, sa maison était délabrée et il ne possédait que peu de choses. » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui a alors dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Uways ibn ‘Âmir viendra à vous parmi les renforts du Yémen. Il est de Murâd, puis de Qaran. Il souffrait de la lèpre, puis en a été guéri à l’exception d’une tache de la taille d’un dirham. Il a une mère envers laquelle il se montre bienfaisant. S’il jure par Allah, Il exaucera son serment. Si tu peux faire en sorte qu’il implore pardon pour toi, alors fais-le ! » L’homme se rendit chez Uways et demanda : « Implore pardon pour moi ! » Uways répliqua : « Tu viens à peine de rentrer d’un pieux voyage, c’est plutôt à toi d’implorer pardon en ma faveur ! » L’homme réitéra : « Implore pardon pour moi ! » Mais, Uways répondit à nouveau : « Tu viens à peine de rentrer d’un pieux voyage, c’est plutôt à toi d’implorer pardon en ma faveur ! » Alors, Uways demanda : « As-tu rencontré ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? - Oui ! répondit l’homme. Finalement, Uways implora alors pardon pour lui. A la suite de cela, les gens réalisèrent qui il était, mais il quitta le pays. » Et dans une [autre] version, d’après Usayr ibn Jâbir (qu’Allah l’agrée) : « Une délégation des gens de Al-Kûfah se rendit chez ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Il y avait parmi eux un homme qui se moquait d’Uways. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) demanda : « Y-a-t-il ici quelqu’un parmi les gens de Qaran ? » L’homme concerné se présenta et ‘Umar (qu’Allah l’agrée) déclara : « Certes, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme du Yémen, du nom de Uways, viendra à vous. Il ne laissera au Yémen rien d’autre que sa mère. Il était atteint de la lèpre, mais il invoqua Allah qui l’en débarrassa, à l’exception d’une tache de la taille d’un dinar ou d’un dirham. Que celui d’entre vous qui le rencontre lui demande d’implorer le pardon pour vous ! » Et dans une autre version : ‘Umar (qu’Allah l'agrée) a dit : « J’ai certes entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Le meilleur des successeurs (« At-Tâbi’în ») est un homme du nom d’Uways. Il a sa mère et il souffrait de la lèpre. Ordonnez-lui de demander pardon pour vous ! »
Rapporté par MuslimLorsque ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) recevait les renforts du Yémen, il leur demandait : « Uways Ibn ‘Âmir est-il parmi vous ? » Et cela, jusqu’à ce qu’il trouve Uways. [Une fois trouvé] Il lui demanda : « Es-tu Uways Ibn ‘Âmir ? - Oui, répondit Uways. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) poursuivit : De Murâd puis de Qaran ? - Oui, acquiesça Uways. Alors, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : Tu souffrais de la lèpre, puis tu en as été guéri à l’exception d’une tache de la taille d’un dirham ? - Oui, confirma-t-il. - Ta mère est encore vivante, n’est-ce pas ? continua ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Uways répondit : Oui. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) poursuivit : J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Uways Ibn ‘Âmir viendra à vous parmi les renforts du Yémen. Il est de Murâd puis de Qaran. Il souffrait de la lèpre, puis en a été guéri à l’exception d’une tache de la taille d'un dirham. Il a une mère envers laquelle il se montre bienfaisant. S’il jure par Allah, Il exaucera son serment. Donc, si tu peux faire en sorte qu’il implore pardon pour toi, alors fais-le ! » On ne doit pas comprendre de cette histoire qu’Uways est meilleur que ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ou que ce dernier n’a pas été pardonné. En effet, il y a un consensus unanime sur le fait que ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) est meilleur qu’Uways ibn ‘Âmir car ce dernier est un successeur (« Tâbi’î ») et le Compagnon (« Aṣ-Ṣaḥâbî ») est meilleur. Ce récit nous informe uniquement qu’Uways est une personne dont les invocations sont exaucées et que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a indiqué à ‘Umar (qu’Allah l’agrée) d’accroître son bien et de saisir l’occasion d’une invocation qui sera, certes, exaucée. C’est la même chose que ce que le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous a ordonné de faire en sa faveur, en demandant à Allah pour lui le pouvoir d’intercéder le jour du Jugement Dernier, même si [on sait que] le Prophète (sur lui la paix et le salut) est le meilleur des fils d’Adam. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda donc d’invoquer Allah de le pardonner et Uways implora le pardon en sa faveur. Puis, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui demanda : « Dans quel lieu comptes-tu te rendre ? » Uways répondit : « Al-Kûfah. » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui proposa alors : « Est-ce que tu veux que j’écrive à son gouverneur pour qu’il te donne des biens du Trésor Public des musulmans qui te suffiront à vivre ? » Mais, Uways répondit : « Être parmi les gens de la masse [populaire] et de ses pauvres m’est préférable. » L’année suivante, un des notables de Al-Kûfah accomplit le Pèlerinage. Il rencontra ‘Umar (qu’Allah l’agrée) qui s’enquit au sujet de Uways. L’homme répondit : « Lorsque je l’ai laissé, sa maison était modeste et il ne possédait que peu de choses. » Alors, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Uways ibn ‘Âmir viendra à vous parmi les renforts du Yémen. Il est de Murâd puis de Qaran. Il souffrait de la lèpre, puis en a été guéri à l’exception d’une tache de la taille d'un dirham. Il a une mère envers laquelle il se montre bienfaisant. S’il jure par Allah, Il exaucera son serment. Donc, si tu peux faire en sorte qu’il implore pardon pour toi, ô ‘Umar, alors fais-le ! » L’homme se rendit chez Uways et lui demanda : « Implore pardon pour moi ! » Uways répliqua : « Tu viens à peine de rentrer d’un pieux voyage, c’est plutôt à toi d’implorer pardon en ma faveur ! » Alors, Uways se souvint que cet homme avait pu rencontrer ‘Umar (qu’Allah l’agrée) là-bas, il lui demanda donc : « As-tu rencontré ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? » L’homme répondit par l’affirmative. A ce moment-là, Uways implora alors pardon en sa faveur. A la suite de cela, les gens réalisèrent qui il était et ils vinrent tous à sa rencontre, mais il quitta Al-Kûfah et se dirigea vers une autre région où personne ne le connaitrait.