





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
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Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Je n'ai jamais entendu 'Umar (qu'Allah l'agrée) dire de quelque chose : " Je pense ceci de telle chose ", sans que ce ne fût comme il l'avait dit. »
Rapporté par Al-BûkhârîLes Compagnons (qu'Allah les agrée) voyaient 'Umar (qu'Allah l'agrée) juger sur des choses qui n'étaient pas apparentes et claires pour d'autres personnes. Puis, lorsque ces choses devenaient plus claires, le jugement de 'Umar (qu'Allah l'agrée) s'avérait exact et conforme à la réalité.
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) croisa un bédouin sur la route de la Mecque. 'Abdullah le salua, le fit monter sur l'âne qu'il montait et lui offrit le turban qu'il avait sur la tête. Ibn Dînâr dit : « Nous lui dîmes : qu'Allah t'améliore ! Ce ne sont que des bédouins, ils se suffisent de peu ! - 'Abdullah ibn 'Umar dit alors : « Le père de cet homme était un ami de 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée), or, j'ai certes entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « La meilleure des actions de la piété filiale est le fait qu'un homme entretienne une bonne relation avec les amis que son père affectionnait. » Dans une version d'Ibn Dînâr : « Quand Ibn 'Umar partait à la Mecque, il prenait un âne sur lequel il se reposait lorsqu’il était fatigué de monter à dos de chameau, et il portait un turban sur la tête. Un jour, alors qu'il était sur cet âne, il croisa un bédouin et lui dit : « N'es-tu pas untel, fils d'untel ? - Si, répondit-il. Il lui donna l'âne et dit : « Monte donc dessus ! » et il lui donna son turban en disant : « Mets ça sur ta tête ! ». L’un de ses compagnons lui dit alors : « Qu'Allah te pardonne ! Tu as donné à ce bédouin un âne sur lequel tu te reposais et le turban que tu portais sur la tête ! » Il dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Parmi les meilleurs actes de la piété filiale il y a le fait qu'un homme entretienne une bonne relation avec les gens chers à son père, après le décès de celui-ci" et le père de cet homme était l'ami de 'Umar (qu'Allah l'agrée). »
Rapporté par MuslimLorsqu’il partait à la Mecque pour le Pèlerinage, Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) prenait avec lui un âne, sur lequel il montait quand il était trop fatigué de monter à dos de chameau. Un jour, il croisa un bédouin et lui demanda : Es-tu untel, fils d'untel ? – Oui, répondit l'homme. Ibn 'Umar descendit alors de l'âne et lui dit : « Prends-le et monte dessus ! » et il lui donna le turban qu'il portait sur la tête, lui disant : « Mets donc cela sur ta tête ! » On dit alors à Ibn 'Umar : « Qu'Allah t'améliore et te pardonne ! Ce ne sont que des bédouins et les bédouins se contentent de moins que cela ! » C'est-à-dire : pourquoi descends-tu de ton âne pour qu'il monte dessus et pourquoi enlèves-tu ton turban pour le lui faire porter, alors que c'est un simple bédouin et qu’il se contenterait de moins que cela ? Il dit : « La meilleure des actions de la piété filiale est le fait qu'un homme entretienne une bonne relation avec les amis que son père affectionnait. » Cela signifie : quand un homme perd son père, sa mère ou un proche quelconque, la meilleure façon d'être bon envers ce défunt est d'être bon envers la famille des gens que celui-ci affectionnait. C'est-à-dire d'être bon non pas envers l'ami du défunt seulement, mais même envers les proches de celui-ci. « Et le père de cet homme était l'ami de 'Umar », c'est-à-dire 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée), son père. Comme le père du bédouin était l'ami de son père, il a honoré son fils par considération envers son père, 'Umar (qu’Allah l’agrée).
Aṭ-Ṭufayl ibn Ubayy ibn Ka’b relate qu’il avait l’habitude de se rendre chez ‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) le matin afin de l’accompagner au marché. Il a dit : « ‘Abdullah ne rencontrait personne : brocanteur, commerçant [de produits luxueux], nécessiteux ou qui que ce soit d’autre sans qu’il ne le salue. » Un jour, je lui rendis visite, et il me demanda de l’accompagner au marché. Je lui ai demandé : « Pourquoi vas-tu au marché alors que tu n’as rien à y vendre, tu ne t’informes pas sur la marchandise, ni sur son prix et tu ne t’y assois pas pour discuter avec les gens, même lorsque je t’y invite ? » Il répondit : « Ô le ventru ! Sache que nous n’allons au marché que pour le salut, et que nous saluons donc quiconque nous rencontrons ! »
Rapporté par MâlikAṭ-Ṭufayl ibn Ubayy ibn Ka’b (qu'Allah l'agrée, lui et son père) avait pour habitude de se rendre chez ‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) ensuite, il l’accompagnait au marché. Aṭ-Ṭufayl dit : « ‘Abdullah ne rencontrait personne : brocanteur,… » : Celui qui vend des marchandises ayant des défauts. Chez nous, c’est la personne qui vend des marchandises ayant déjà été utilisées. « commerçant… » : C’est-à-dire : des marchandises luxueuses, de grande valeur. « nécessiteux ou qui que ce soit d'autre, sans qu’il ne le salue. » : C’est-à-dire : il saluait chaque personne qu’il rencontrait : jeune ou personne âgée ; riche ou pauvre ; etc. Aṭ-Ṭufayl poursuit : « Un jour, je rendis visite à ‘Abdullah ibn ‘Umar… » C’est-à-dire : pour un intérêt parmi tant d’autres. « Et il me demanda de le suivre au marché. Alors, je lui ai demandé : « Pourquoi vas-tu au marché alors que tu n’as rien à y vendre… » C’est-à-dire : tu ne vends rien et tu n’achètes rien. Plutôt, « tu ne t’informes même pas sur les marchandises, ni sur leur prix, et tu ne t’y assois même pas pour discuter avec les gens. » En fait, tu ne fais rien de ce que font les gens lorsqu’ils vont au marché ! Si donc, il n’y a aucune raison justifiant que tu t’y rendes, quelle est l’utilité à ce que tu ailles au marché étant donné que tu n’as rien y faire !? ‘Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui répondit alors : « Ô le ventru ! » En effet, Aṭ-Ṭufayl avait du ventre, « Sache que nous n’allons au marché que pour le salut, et que nous saluons donc quiconque nous rencontrons ! » C’est-à-dire : le but de notre venue au marché n’est pas de commercer ou de nous asseoir, c'est plutôt de récolter des bonnes actions en saluant toute personne qui passe. Ceci nous montre l’assiduité d’Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée) dans son application de la Tradition [prophétique] de saluer ouvertement les gens. En effet, il savait que c’était une source importante de récompenses. Certes, ce ne sont que de simples mots qui ne demandent aucun effort à la personne, mais qui contiennent un bien immense.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit [un jour] à Ubayy ibn Ka’b (qu’Allah l’agrée) : « Allah m’a ordonné de te réciter la sourate : « Al-Bayyinah » (la Preuve Évidente). - Il m'a nommé ?, demanda Ubayy. - Oui, dit l'Envoyé. Alors, Ubayy pleura. Et dans une autre expression du hadith : « Ubayy se mit alors à pleurer.
Rapporté par Al-Bûkhârî - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDans ce hadith, le Prophète (sur lui la paix et le salut) fait savoir à Ubay (qu’Allah l’agrée) qu’Allah, le Très-Haut, lui a ordonné de lire sur lui la sourate : « Al-Bayyinah » (la Preuve Évidente). Ubay (qu’Allah l’agrée) s’étonna de cela; comment ce pouvait-il ?! Normalement, c’est la personne la moins méritante qui lit sur celle qui a plus de mérite et non l’inverse ! dès lors, lorsqu’il eut vérifié cela auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et se fut assuré qu’Allah avait bien mentionné son nom, Ubay (qu’Allah l’agrée) pleura de joie du fait que son nom avait été évoqué par Allah, le Très-Haut.
Ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l’esclave sert sincèrement son maître et adore vertueusement Allah, il a une double récompense. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Abû Mûsâ Al-Ash’arî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’esclave qui adore vertueusement son Seigneur, s’acquitte du droit de son maître, le conseille sincèrement et lui obéit aura une double récompense. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim dans ses deux versionsL’esclave qui sert loyalement son maître en s’acquittant de son droit envers lui, en étant dévoué dans son travail, en lui obéissant légitimement, en le conseillant sincèrement et en adorant Allah, Exalté soit-Il, en accomplissant Ses ordres et en s’écartant de Ses interdits, aura au Jour de la Résurrection, une double récompense. En effet, il a été chargé de deux choses : Premièrement, le droit de son maître : pour s'être acquitté du droit de son maître, il aura une récompense ; deuxièmement, le droit d’Allah : pour avoir obéi à son Seigneur, il aura aussi une récompense.
‘Amr ibn Taghlib (qu’Allah l’agrée) relate qu’on apporta un butin - ou des captifs [doute du rapporteur] - au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui le partagea, en donnant à certains et en privant d’autres. Il (sur lui la paix et le salut) apprit que ceux qui n’avaient rien reçu s’en plaignirent. Alors, il loua Allah, Le glorifia puis dit : « Ceci dit : Par Allah ! Je donne parfois à un homme et je prive un autre, or celui que je prive est plus cher à mes yeux que celui à qui je donne. En effet, je ne donne à certains qu’à cause de l’angoisse et de l’inquiétude que je devine dans leurs cœurs, tandis que d’autres je les confie à ce qu’Allah a placé dans leurs cœurs comme richesse d’âme et bonté. Et parmi ces gens-là, il y a ‘Amr ibn Taghlib. » ‘Amr (qu’Allah l’agrée) ajouta : « Par Allah ! Je n’échangerais en rien ces paroles du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), pas même contre des chamelles brunes. »
Rapporté par Al-Bûkhârî‘Amr ibn Taghlib (qu’Allah l’agrée) nous relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) reçut un butin - ou des captifs - c’est-à-dire : des biens [issus d’un butin de guerre] pris à l’ennemi comprenant des hommes et des femmes esclaves. « Il le partagea en donnant à certains et en privant d’autres », c’est-à-dire : il en a donné à certains pour les réconforter et gagner leurs cœurs mais il en a privé d’autres car il avait confiance en eux étant donné la force de leur foi et le degré de certitude qu’Allah leur avait accordés. « Il apprit alors que ceux qui n’avaient rien reçu s’en plaignirent. », c’est-à-dire : ils se sont indignés en pensant que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait donné des biens aux autres Compagnons parce qu’ils se distinguaient dans leur religion. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) les rassembla afin de s’adresser à eux. Mais, avant de commencer, il loua Allah et fit Son éloge comme il Lui revient de droit. Il prononça ce sermon : « Ceci dit : Par Allah ! Je donne parfois à certains et je prive d’autres, or ces derniers sont plus chers à mes yeux que les premiers. », c’est-à-dire : ce n’est pas parce que j’ai donné à certains et privé d’autres que cela prouve que je les aime plus. Bien au contraire, ceux que je délaisse me sont plus chers que ceux à qui je donne. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) évoqua la raison pour laquelle il donna à certains et priva d’autres : « En effet, je ne donne à certains qu’à cause de l’angoisse et de l’inquiétude que je devine dans leurs cœurs », c’est-à-dire : à cause de leur souffrance et de l'anxiété qui les touchent lorsque je ne leur donne rien comme part du butin. C’est pourquoi, je leur attribue ensuite une part pour gagner leurs cœurs et réconforter leurs âmes, tandis que d’autres, je les délaisse car : « Je les confie à ce qu’Allah a placé dans leurs cœurs comme richesse d’âme et bonté. » En somme, je prive certains et je ne leur donne aucune part du butin car je me fie à Allah qui a déposé dans leurs cœurs le contentement, la richesse d’âme et la bonté qui font la force de leur foi et de leur certitude. « Et parmi ces gens-là, il y a ‘Amr ibn Taghlib (qu’Allah l’agrée) ». En effet, ce dernier fait partie des personnes à qui je n’ai pas donné de part du butin car je me suis fié à sa foi. Dans un autre hadith rapporté par Muslim, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, il m’arrive de donner à quelqu’un tout en lui préférant un autre pour éviter que l’acquéreur soit renversé dans le feu de l’Enfer ! » Lorsque ’Amr ibn Taghlib (qu’Allah l’agrée) entendit le Prophète (sur lui la paix et le salut) faire son éloge, il dit : « Par Allah ! Je n’échangerais en rien ces paroles du Prophète, pas même contre des chamelles brunes ! », c’est-à-dire : il a juré au nom d’Allah qu’il ne prendra aucune chose en remplacement des paroles élogieuses que le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a généreusement attribuées, même les richesses les plus précieuses aux yeux des Arabes, qui à cette époque n’étaient autre que les chamelles brunes.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un enfant ne pourra jamais s'acquitter de ce qu'il doit à son père, à moins qu’il ne le trouve à l’état d'esclave, puis l’achète et l’affranchisse. »
Rapporté par MuslimUn enfant ne pourra jamais s’acquitter pleinement du droit de son père, ni le rétribuer pour la bonté dont il a fait preuve envers lui, excepté dans le cas où il le trouverait à l’état d’esclave et l’affranchirait.
Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Mon oncle, Anas ibn An-Naḍr, n’a pas participé à la bataille de Badr. Il a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai manqué ta première bataille contre les polythéistes. Si Allah m’accorde une autre occasion de les combattre, Il verra ce dont je suis capable ! » Lors de la bataille d'Uḥud, voyant les musulmans quitter leurs positions, il s’exclama : « Ô Allah ! Je Te présente mes excuses pour ce qu’ont fait ceux-ci (c’est-à-dire : ses compagnons) et je me désavoue de ce qu’ont fait ceux-là (c’est-à-dire : les polythéistes). » Puis, il s’avança vers l’ennemi et rencontra Sa’d ibn Mu’âdh à qui il lança : « Ô Sa’d ibn Mu’âdh ! Je jure ! Par le Seigneur de la Ka’bah, que je sens l’odeur du Paradis encore plus proche que le mont Uḥud ! » Sa’d avoua : « Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas pu faire ce qu’il a fait. » Anas ajouta : « Nous avons trouvé sur son corps plus de quatre-vingts coups de sabres, de traces de lances ou de flèches. Nous l’avons trouvé mort et défiguré par les polythéistes au point que personne ne put le reconnaître en dehors de sa sœur qui identifia ses doigts. » Anas poursuivit : « Nous pensions que ce verset était descendu à son sujet et à propos des hommes comme lui : {(Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été véridiques et ont pleinement tenu leur engagement vis-à-vis d’Allah. Certains ont atteint leur but et d’autres attendent encore ; et ils n’ont varié aucunement (dans leur engagement)} [Coran : 33/23]. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAnas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que son oncle Anas ibn an-Naḍr (qu’Allah l’agrée) manqua à la bataille de Badr car le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’y était rendu sans avoir l’intention de combattre. Il voulait uniquement s’emparer de la caravane de Quraysh et ne disposait pour cela que d’environ trois cent dix hommes dont soixante-dix en chameaux et deux qui se relayaient sur un cheval. Beaucoup de Compagnons (qu’Allah les agrée) n’assistèrent pas à cette bataille car le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne les avait pas vraiment convoqués, et seules certaines personnes l’accompagnèrent [et vinrent avec lui]. Anas ibn an-Naḍr (qu’Allah l’agrée) expliqua au Prophète (sur lui la paix et le salut) pourquoi il n’avait pas participé au premier combat contre les polythéistes et lui dit : « Si Allah m’accorde une autre occasion de les combattre, Il verra ce dont je suis capable ! » Quand ce fut le jour de la bataille d'Uḥud, après la bataille de Badr, une année et un mois plus tard, les musulmans sortirent avec le Prophète (sur lui la paix et le salut). En début de journée, la bataille était à l’avantage des musulmans, mais les archers abandonnèrent la position que le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur avait donnée avant l’affrontement. Pourtant, il leur avait vivement recommandé de ne pas la quitter, et sous aucun prétexte. Lorsque les polythéistes commencèrent à être vaincus, certains archers abandonnèrent leur position et, à ce moment, les cavaliers ennemis attaquèrent les musulmans par ce côté. Ils se mélangèrent à eux et certains prirent la fuite, hormis Anas (qu’Allah l’agrée) qui s’avança courageusement en direction des mécréants et s’exclama : « Ô Allah ! Je Te présente mes excuses pour ce qu’ont fait ceux-ci ! », C’est-à-dire : ses compagnons qui ont pris la fuite. « Et je me désavoue de ce qu’ont fait ceux-là ! », c’est-à-dire : les polythéistes qui ont combattu le Prophète (sur lui la paix et le salut) et les croyants qui étaient à ses côtés (qu’Allah les agrée tous). Puis, Anas (qu’Allah l’agrée) s’avança [vers l’ennemi]. Il rencontra Sa’d ibn Mu’âdh (qu’Allah l’agrée) qui lui demanda : « Où vas-tu donc ? » Anas (qu’Allah l’agrée) lui répondit : « Ô Sa’d ! Je sens l’odeur du Paradis encore plus proche que le mont Uḥud ! » Cette perception [de l’odeur du Paradis] est une réalité tangible et non le fruit de son imagination, ni une méprise de sa part. Tout simplement, c’est un prodige (« Karâmah ») de la part d'Allah en faveur de cet homme (qu’Allah l’agrée) : il a senti l’odeur du Paradis avant de tomber en martyr afin qu’il s’avance et ne rebrousse pas chemin. Il s’avança et combattit jusqu’à ce qu’il se fasse tuer. Qu’Allah l’agrée. Sa’d (qu’Allah l’agrée) avoua : « Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas pu faire ce qu’il a fait. », C’est-à-dire : il a déployé un tel effort (qu’Allah l’agrée) que je n’ai pas pu accomplir le même. « On recensa sur son corps plus de quatre-vingts coups de sabres, de traces de lances ou de marques de flèches. Nous l’avons trouvé mort et défiguré par les polythéistes au point que personne ne put le reconnaître en dehors de sa sœur qui l’identifia [grâce] à ses doigts. » Les musulmans considérèrent alors que le verset suivant avait été descendu à son sujet et au sujet de ses semblables : {( Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été véridiques et ont pleinement tenu leur engagement vis-à-vis d’Allah. Certains ont atteint leur but et d’autres attendent encore ; et ils n’ont varié aucunement (dans leur engagement )} [Coran : 33/23]. Il n’y a pas de doute que lui et ses semblables (qu’Allah les agrée tous) font partie des alliés évoqués dans ce verset car ils ont été sincères et véridiques dans leur engagement avec Allah, comme l’a affirmé Anas (qu’Allah l’agrée) lorsqu’il a dit : « Par Allah ! Si Allah m’accorde une autre occasion de les combattre, Il verra ce dont je suis capable ! » Et il fit ce que nul autre ne fit, excepté ceux à qui Allah avait accordé la faveur de faire la même chose que lui jusqu’à ce qu’il tomba en martyr.
Abû Sa'îd Al-khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme parmi ceux qui vous ont précédés avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes et il se renseigna au sujet du plus grand savant sur terre. On lui indiqua un moine et il se rendit auprès de lui. L'homme informa [le moine] qu'il avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes et demanda s'il pouvait se repentir ? – « Non ! », répondit le moine. Alors, il le tua, atteignant ainsi sa centième victime. Puis, il se renseigna au sujet du plus grand savant sur terre et on lui indiqua un érudit. L'homme évoqua qu'il avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes et voulait savoir s'il pouvait se repentir ? L'érudit répondit : « Oui et qui donc pourrait s'interposer entre lui et le repentir ? Rends-toi dans tel pays ! Il s'y trouve des gens qui adorent Allah, Exalté soit-Il. Adore Allah avec eux et ne reviens pas dans ta terre, car c'est une terre malfaisante ! » L'homme se mit en route mais, à mi-chemin, la mort vint à lui. Les Anges de la miséricorde et ceux du châtiment se le disputèrent alors. Les Anges de la miséricorde affirmèrent : « Il est venu repentant, le cœur tourné vers Allah. » Les Anges du châtiment répliquèrent : « Il n'a jamais fait de bien. » C'est alors qu'un Ange sous forme humaine vint les trouver et ils en firent leur arbitre. Il proposa : « Mesurez la distance entre les deux terres ! Il appartiendra à celle dont il est le plus proche. » Ils prirent les mesures et constatèrent qu'il était plus proche de la terre où il désirait se rendre. Ce sont donc les Anges de la miséricorde qui le saisirent. » Dans une autre version du recueil authentique : « Il était plus proche du village pieux d'un empan. Il fut donc considéré comme l'un de ses habitants. » Et dans une autre version du recueil authentique : « Allah, Exalté soit-Il, révéla à la ville de destination de se rapprocher de lui et à l'autre de s'éloigner, puis Il dit de mesurer les distances entre les deux villes. Ils trouvèrent que la ville vers laquelle il se dirigeait était plus proche d'un empan que l'autre, et l'homme fut pardonné. » Et dans une autre version : « Allah éloigna sa poitrine de sa terre d'origine. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme parmi ceux qui vous ont précédés, avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes, puis il regretta ses actes et se renseigna au sujet du plus grand savant sur terre afin qu'il puisse le questionner [en vue de savoir] s'il avait le droit au repentir. On lui indiqua un moine qui n'avait pas de science et il se rendit auprès de lui. L'homme déclara : « Y a-t-il un repentir pour celui qui a tué quatre-vingt-dix-neuf personnes ? » Le moine considéra ce péché tellement grand qu'il dit : « Non, tu n'as pas le droit au repentir ! » Alors, l'homme se mit en colère et fut tellement incommodé qu'il le tua, atteignant ainsi sa centième victime. Puis, il se renseigna au sujet du plus grand savant sur terre et on lui indiqua un érudit. Il lui dit : « Y a-t-il un repentir pour celui qui a tué cent personnes ? » L'érudit répondit : « Oui et qui donc pourrait s'interposer entre lui et le repentir ? La porte du repentir est ouverte mais rends-toi dans tel pays ! Il s'y trouve des gens qui adorent Allah, Exalté soit-Il. La terre où se trouvait cet homme, et Allah est le plus Savant, était une terre de mécréance, alors l'érudit lui ordonna d'émigrer avec sa religion vers une terre où Allah, Exalté soit-Il, était adoré. L'homme se repentit et s'attrista sur son sort en se mettant en route, émigrant ainsi avec sa religion vers la terre où les gens adoraient Allah, Exalté soit-Il. Mais, à mi-chemin, la mort vint à lui et les Anges de la miséricorde et ceux du châtiment se le disputèrent. Les Anges de la miséricorde affirmèrent : « Il est venu repentant et en ayant des regrets. » Les Anges continuèrent de se disputer et c'est alors qu'Allah envoya un Ange pour arbitrer entre eux. Il proposa : « Mesurez la distance entre les deux terres ! Il appartiendra à celle dont il est le plus proche. » C'est à dire que si la terre de mécréance est plus proche de lui, alors les Anges du châtiment prendront son âme et si, dans le cas contraire, la terre de foi, vers où il a émigré, est plus proche, les Anges de la miséricorde récupéreront son âme. Ils prirent les mesures et constatèrent qu'il était plus proche de la terre de foi, où il désirait se rendre, d'une distance d'un empan, c'est-à-dire une courte distance. Par conséquent, ce sont les Anges de la miséricorde qui le saisirent.