





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
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Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui paix et le salut) a dit : « Les gens sont des minerais comme l'argent et l'or. Les meilleurs d'entre eux dans la période préislamique (« Al-Jâhiliyyah ») sont les meilleurs en islam, s'ils s'instruisent. Et les âmes sont des soldats mobilisés. Celles qui se reconnaissent s'accordent et celles qui se renient se séparent. » Et Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui paix et le salut) a dit : « Vous trouverez les gens comme des minerais. Les meilleurs d'entre eux dans la période préislamique (« Al-Jâhiliyyah ») sont les meilleurs en Islam s'ils s'instruisent. Et vous trouverez que les meilleurs des gens à propos de cette affaire [c'est à dire : l'exercice de pouvoir] sont ceux qui y répugnent le plus. Et vous trouverez que les plus mauvais des gens sont ceux à double visage : ils se présentent à ceux-ci avec l’un et à ceux-là avec l’autre. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim dans ses deux versionsLa comparaison des gens à des minerais de la part du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) met en évidence plusieurs points, notamment : la différence de nature des gens et de leurs caractéristiques comportementales et psychologiques. Et on tire ce point de la différence des minerais. Il y a aussi une allusion au fait que les gens diffèrent au sujet de leur disposition à la réforme. Certains sont [plus] dociles, d'autres nécessitent de la patience, et d'autres encore n'acceptent aucun changement comme c'est le cas de certains minerais. Par ailleurs, la comparaison des gens à des minerais indique aussi la différence des gens dans la générosité naturelle et la mesquinerie. Et on tire ce point de la différence de valeur des minerais : il y en a qui valent cher comme l'or et l'argent tandis que d'autres sont bon marché comme le fer et l'étain. Enfin, la comparaison des gens aux minerais fait également allusion à la force de résistance des minerais, notamment les minerais des Arabes c’est-à-dire : [leur différence] dans leur origine et leur descendance. Sa parole : « Les meilleurs d'entre eux dans la période préislamique (« Al-Jâhiliyyah ») sont les meilleurs en Islam s'ils s'instruisent » signifie que les gens les plus nobles, du point de vue de la lignée, de la valeur et des origines, sont ceux qui étaient les meilleurs durant la période préislamique mais à condition qu'ils se soient instruits religieusement. Par exemple, les Banî Hâshim étaient les meilleurs de Quraysh durant la période préislamique du point de vue de la lignée et de l’origine selon le texte prophétique authentique. Et de même elle est la meilleure tribu durant l'Islam mais à condition qu'elle s'éduque et se cultive dans la religion d'Allah car, même si ses membres ne deviennent pas des jurisconsultes, ils restent de toutes les manières parmi les arabes d’origines les plus nobles. Toutefois, ils ne sont pas les créatures les plus nobles et les meilleures auprès d'Allah. Par conséquent, il y a en cela une preuve que l'individu accède à la noblesse par sa lignée mais à condition aussi d'être instruit dans sa religion. En effet, il n'y a pas de doute que la lignée a certes une influence, voilà pourquoi les Banî Hâshim étaient les gens les meilleurs mais aussi les plus nobles du point de vue généalogique. De là, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était la plus noble des créatures : {( Allah sait mieux où placer Son message )} [Coran : 6/124]. Et si cette fratrie des fils d'Adam n'était pas la meilleure des tribus, alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) n'en aurait pas fait partie, et il n'aurait pas non plus été envoyé comme Messager (sur lui la paix et le salut) s'il n'avait pas fait partie de la plus noble des tribus et de la plus illustre des lignées. Et cette phrase se retrouve dans les deux hadiths : Le premier hadith a été clôturé par sa parole (sur lui la paix et le salut) : « Et les âmes sont des soldats mobilisés. Celles qui se reconnaissent s'accordent et celles qui se renient se séparent. » Il se peut que cela fasse allusion à l’uniformité des gens face au bien et au mal. Effectivement, la personne bien sympathise avec les personnes qui lui ressemblent et de même pour la personne mauvaise. Les âmes se reconnaissent selon la nature bonne ou mauvaise sur laquelle elles ont été façonnées initialement. Donc, lorsqu'elles sont en accord, elles font connaissance ; mais si elles diffèrent, alors elles se renient mutuellement. Il est probable aussi que cela fasse référence au début de la création, dans une situation inconnaissable, lorsque les âmes furent créées avant les corps et qu'elles se rencontraient et s'unissaient. Cependant, dès qu'elles se trouvèrent dans les corps, elles firent connaissance comme lors de leur première création et s'unirent ainsi ou se renièrent. Par conséquent, et selon l’engagement [originel] précédent, les personnes nobles penchent vers celles qui sont nobles et les personnes mauvaises vont vers les mauvaises. [Le savant Al-‘Iz] Ibn 'Abd as-Salâm a dit : « Le sens de "se reconnaitre" ou de "se renier" désigne le rapprochement ou l'éloignement dans les caractéristiques, car si les caractéristiques d'une personne diffèrent des tiennes, tu la renieras. En effet, ce qui est inconnu est renié vu qu'on ne le connaît pas [du tout]. Et ceci est une comparaison métaphorique dans laquelle on a comparé l’incompatible par ce qui est inconnu et le compatible par ce qui est connu. » Le second hadith a été clôturé par la parole du Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Et vous trouverez que les meilleurs des gens à propos de cette affaire [c'est à dire : l'exercice du pouvoir] sont ceux qui y répugnent le plus. Et vous trouverez que les plus mauvais des gens sont ceux à double visage : ils se présentent à ceux-ci avec l’un et à ceux-là avec l’autre. » Dans sa parole : « Et vous trouverez que les meilleurs des gens à propos de cette affaire [c'est à dire : l'exercice du pouvoir] » désigne le pouvoir dans le califat et l'émirat. C'est-à-dire : les meilleures personnes dans la direction du pouvoir sont celles qui ne sont pas avides d'autorité, mais si elles sont désignées à diriger, alors elles sont bien guidées et compétentes, contrairement à celles qui désirent fortement exercer le pouvoir. Par ailleurs, les pires gens sont ceux qui ont deux visages : ils se présentent aux uns avec une face et aux autres avec une autre face comme le font les hypocrites : {( Et lorsqu’ils rencontrent ceux qui ont cru, ils disent : « Nous croyons. » Mais, lorsqu’ils se trouvent seuls avec leurs diables, ils disent : « Nous sommes avec vous. Nous ne faisions que nous moquer (d'eux). » )} [Coran : 2/14] Et on retrouve ce caractère chez bon nombre de personnes, qu'Allah nous en préserve, et c'est une branche de l'hypocrisie. [Par exemple] la personne vient à ta rencontre en te flattant et t'adressant des éloges, parfois en exagérant même dans ces éloges, mais lorsqu'elle se trouve derrière ton dos, elle te blesse, te blâme, t'insulte et te décrit par des caractères que tu ne possèdes pas. Et ceci, qu'Allah nous en préserve, fait partie des péchés majeurs car le Prophète (sur lui la paix et le salut) a décrit celui qui agit ainsi comme étant la personne la plus mauvaise (ou la pire des personnes).
Anas ibn Sîrîn a dit : « J'étais en compagnie d'Anas ibn Malik (qu'Allah l'agrée) chez un groupe de zoroastriens. On nous apporta du Fâlûdhaj (sorte de pâtisserie perse) sur un plateau en argent et il n'en mangea point. Quelqu'un suggéra alors [au serveur] : " Change de plat ! " Il versa le contenu dans une écuelle de bois et l'apporta à Anas (qu'Allah l'agrée) qui, cette fois-ci, en mangea. »
Rapporté par Al-BayhaqîAnas ibn Malik (qu'Allah l'agrée) se trouvait chez un groupe de zoroastriens lorsqu'on lui apporta une pâtisserie, appelée Fâlûdhaj, sur un plateau en argent. Anas (qu'Allah l'agrée) refusa d'en manger. On versa alors le contenu dans une écuelle de bois et l'apporta à Anas (qu'Allah l'agrée) qui, cette fois-ci, en mangea.
As-Sâ’ib ibn Yazîd (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la bataille de Tabûk, les gens vinrent l’accueillir. Ainsi, je vins l’accueillir, avec les enfants, sur " La Colline de l’Adieu ". » Al-Bukhârî l’a rapporté dans les termes suivants : « Nous sommes allés accueillir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), avec les enfants, sur " La Colline de l’Adieu ". »
Rapporté par Al-Bûkhârî - Rapporté par Abû DâwudAs-Sâ’ib ibn Yazîd (qu’Allah l’agrée, lui et son père) informe du fait que lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de l’expédition de Tabûk avec les Compagnons, les gens sortirent pour les accueillir au niveau de : « La Colline de l’Adieu », qui est un endroit proche de Médine [où l’on accompagnait le voyageur et lui faisait ses adieux avant de se séparer de lui]. En effet, cela les réconforte, leur fait plaisir et encourage ceux qui étaient présents lors de l’expédition.
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « On amena mon père, qui avait été mutilé, devant le Prophète (sur lui la paix et le salut). J’ai tenté de découvrir son visage, mais les miens m’en empêchèrent. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Les Anges n’ont cessé de le couvrir de leurs ailes. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimOn a amené la dépouille du père de Jâbir, et il s'agit de 'Abdullah ibn 'Amr ibn Ḥarâm al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) devant le Prophète (sur lui la paix et le salut). C’était le jour d’Uḥud, lors duquel les cadavres des musulmans avaient été mutilés. On l’a posé devant lui et Jâbir voulut découvrir son visage tourmenté à l'idée de la façon dont les mécréants l’avaient mutilé. Les siens l’en empêchèrent et le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit que les Anges n’avaient cessé de le couvrir de leurs ailes, par respect et considération.
Al-Ma’rûr ibn Suwayd a dit : « J’ai vu Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) qui portait le même manteau que son esclave. Quand je l’interrogeai à ce sujet, il me raconta qu’à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il avait insulté un homme en parlant de sa mère. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui avait dit : « Tu es quelqu’un en qui l'on trouve encore des [comportements d'avant l'Islam (« Al-jâhiliyah ») ] ! Ceux-là sont vos frères et des bienfaits divins qu’Allah a mis en votre possession. Quiconque, donc, détient l’un de ses frères, qu’il le nourrisse comme il se nourrit et qu’il l’habille comme il s’habille ! Ne leur imposez pas ce qu’ils ne peuvent accomplir et si vous devez le faire, alors aidez-les ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimCe hadith encourage à traiter les esclaves de la meilleure manière, surtout en ce qui concerne la nourriture et les vêtements. Leurs maîtres ne doivent pas leur imposer des tâches trop difficiles, à moins qu’ils ne les y aident. Ce hadith contient également une grave menace à l’encontre de ceux qui les dénigrent et les méprisent [les esclaves], car ce sont nos frères en religion.
Samurah ibn Jundub (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) demandait souvent à ses Compagnons : “ L’un d’entre vous a-t-il fait un rêve ? ” Alors, quiconque en avait fait un lui racontait ce qu’il y avait vu. Un matin, il nous a dit : “ Cette nuit, deux personnes sont venues à moi et m’ont dit : “ Pars ! ” Je suis donc parti avec eux deux et nous sommes arrivés près d’un homme allongé et sur lequel un autre homme se tenait debout. Ce dernier fracassait la tête du premier avec une grosse pierre. À chaque fois, il allait récupérer la pierre qui roulait çà et là. À peine était-il revenu, que la tête avait retrouvé sa forme initiale. Il recommençait alors ce qu’il avait accompli [comme supplice] la première fois. J’ai dit à mes deux Compagnons : “ Gloire à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes et nous arrivâmes près d’un homme allongé sur le dos. Un autre se tenait debout sur lui, un crochet en fer à la main, et lui lacérait un côté du visage, de la commissure des lèvres à la nuque, puis du nez à la nuque et enfin de l’œil à la nuque. Il procédait alors de même sur l’autre côté du visage. À peine en avait-il fini avec un côté du visage, que l’autre côté avait repris sa forme initiale puis il recommençait ce qu’il avait accompli [comme supplice] la première fois. J’ai dit : “ Gloire et Pureté à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes et nous arrivâmes devant une sorte de four. (Le narrateur pense que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a ajouté : “ On y entendait des bruits confus et des clameurs. ”) Nous avons regardé dans le four et nous avons aperçu des hommes nus et des femmes nues. Lorsque les flammes les atteignaient d’en dessous, ils hurlaient. J’ai demandé : “ Qui sont ces gens ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes jusqu’à arriver à un fleuve (Le narrateur pense qu’il (sur lui la paix et le salut) a précisé : “ rouge comme le sang ”) où un homme était en train de nager alors qu’un autre, sur la berge, avait réuni un grand nombre de pierres. Après avoir ainsi nagé, ce nageur arrivait vers celui qui avait réuni les pierres et ouvrait la bouche une fois devant lui. Ce dernier y introduisait alors une pierre puis l’autre repartait nager. Chaque fois qu’il revenait vers la berge, il se voyait introduire une pierre dans la bouche. Je leur ai dit : “ Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes donc jusqu’à arriver près d’un homme à l’aspect répugnant, ou à l’aspect le plus répugnant que l’on n’ait jamais vu, qui attisait un feu autour duquel il s'activait. Je leur demandai : “ Qui est-ce ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes jusqu’à arriver près d’un jardin à la végétation dense et verte, possédant toutes les couleurs du printemps et au milieu duquel se trouvait un homme si grand que je pouvais à peine voir sa tête dans le ciel. Autour de lui se trouvaient plus d’enfants que je n’en avais jamais vus auparavant. Je demandai : “ Qui est-ce ? ” Ils [les deux hommes] me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes donc jusqu’à arriver [finalement] près d’un arbre si immense et si beau que je n’en avais jamais vu ainsi jusque-là. Ils me dirent : “ Grimpe dessus ! ” Nous grimpâmes dessus jusqu’à atteindre une ville construite en briques d’or et d’argent. Arrivés devant la porte de la ville, nous demandâmes qu’on nous ouvre la porte, ce qui fut fait. Nous y entrâmes [et une fois à l’intérieur], nous rencontrâmes des hommes dont une moitié du corps était de la plus belle apparence qu’on pouvait voir tandis que l’autre moitié (du corps) était du plus vil aspect qui soit. Mes deux Compagnons ordonnèrent [à ces hommes] : “ Allez-vous immerger dans ce fleuve ! ” Il y avait en effet un fleuve qui traversait la ville et dont l’eau était blanche comme le lait. Ils s’y rendirent et plongèrent dedans. Lorsqu’ils revinrent vers nous, la partie abjecte de leur corps avait disparu et ils étaient devenus les plus beaux qui soient. Mes deux Compagnons me dirent : “ Ceci est le Jardin d’Éden [le Paradis] et cela ta position. ” Je levai mon regard et j’aperçus un palais semblable à un nuage blanc. Ils me dirent : “ Ceci est ta demeure ! ” Je répondis : “ Qu’Allah vous bénisse ! Laissez-moi y entrer ! ” Ils répondirent : “ Le moment n’est pas encore venu, mais tu y entreras bientôt. ” Je leur ai dit : “ Au cours de cette nuit, j’ai vu des choses étranges. De quoi s’agit-il ? ” Ils me dirent : “ Nous allons t’informer [de ce que tu as vu] : le premier homme que tu as rencontré et dont la tête était fracassée à coups de pierre est un homme qui a délaissé le Coran après l’avoir appris et qui ne se réveillait pas pour accomplir les prières obligatoires. Quant à celui que tu as rencontré ensuite et dont on lacérait le visage, de la bouche à la nuque, puis du nez à la nuque et enfin de l’œil à la nuque, il s’agit de celui qui sortait le matin de chez lui pour proférer des mensonges qui étaient ensuite colportés ici et là jusqu’à atteindre l’horizon. Concernant les hommes nus et les femmes nues qui se trouvaient dans ce qui ressemble à la construction d’un four, alors ce sont les fornicateurs et les fornicatrices. Quant à l’homme auprès de qui tu t’es rendu [et que tu as vu qui était] en train de nager dans le fleuve et à qui l’on faisait avaler des pierres, il s’agit d’un homme qui consommait l’intérêt usuraire (« ar-Ribâ »). À propos de l’homme à l’aspect répugnant qui attisait un feu autour duquel il tournait en courant, c’est Mâlik, le gardien de l’Enfer. Quant à l’homme très grand qui se trouvait dans un jardin, c’est Abraham (Ibrâhîm) - sur lui la paix -et les enfants autour de lui sont les nouveau-nés qui sont morts sur la nature originelle (« Al-Fiṭra », [c’est-à-dire : l’Islam]). Dans la version d’Al-Barqânî : “ … qui sont nés selon la nature originelle. ” [Le narrateur ajouta] Certains musulmans ont alors dit [au Prophète (sur lui la paix et le salut)] : “ Ô Messager d’Allah ! Qu'en est-il des enfants des polythéistes ? ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : “ Les enfants des polythéistes en font partie. ” [Les deux hommes ajoutèrent :] “ Quant aux personnes dont la moitié du corps était de la plus belle apparence et l’autre du pire aspect, ce sont des personnes qui mélangeaient à la fois des bonnes œuvres et des mauvaises actions mais à qui Allah a passé outre [et a pardonné]. ” D’après une autre version [d’Al-Bukhârî], le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : “ Cette nuit, j'ai vu deux hommes qui m’ont conduit vers une terre sainte. ” Il cita alors le reste du hadith avec ces ajouts : “ Nous partîmes jusqu'à arriver près d’un trou creusé dans un mur, ressemblant à un four, dont la partie supérieure était étroite, le fond large, et sous lequel brûlait un feu. Chaque fois que les flammes montaient, les hommes nus et les femmes nues qui s’y trouvaient s’élevaient si haut qu’ils étaient sur le point d’en sortir. Lorsque le feu s’apaisait, ils y retombaient. ” Dans cette version, il a aussi dit : “ Jusqu’à arriver à un fleuve rouge comme le sang (cette fois, le narrateur n’a aucun doute) au milieu duquel un homme se tenait debout alors qu’un autre se trouvait sur la berge, avec devant lui des pierres. Le premier se dirigea alors vers la berge pour sortir du fleuve mais au moment où il voulut en sortir, le second introduisit une pierre dans sa bouche, le renvoyant ainsi là où il était (dans l’eau). Chaque fois qu’il tentait de sortir, il l’en empêchait en lui introduisant une pierre dans la bouche et ainsi il revenait là où il était. ” Il ajouta également : “ Ils me firent monter sur l’arbre et entrer dans une demeure si belle que je n’en avais jamais vu de semblable jusqu’à là. Et il s’y trouvait des vieillards et des jeunes hommes. ” Il a aussi dit : “ Quant à celui dont on lacérait la joue, c’est un menteur qui proférait des mensonges qui étaient ensuite colportés ici et là jusqu’à atteindre l’horizon. Il subit le châtiment que tu as vu et cela jusqu’au Jour de la Résurrection. ” On trouve aussi dans cette version : “ Celui que tu as vu dont la tête était fracassée à coups de pierre, c’est un homme à qui Allah lui avait permis d’apprendre le Coran, mais qui dormait la nuit en le négligeant et ne l’appliquait pas le jour. Il subira ce châtiment jusqu’au Jour de la Résurrection. La première demeure dans laquelle tu es entré est celle du commun des croyants, quant à celle-ci, c’est la demeure des martyrs. Quant à moi, je suis [l’Ange] Gabriel (« Jibrîl ») et voici [l’Ange] Michaël (« Mîkâ’îl »), lève donc la tête ! ” Je levai ma tête et, au-dessus de moi, je vis comme un nuage. Ils m’ont alors dit : “ Voilà ta demeure ! ” J’ai demandé : “ Laissez-moi y entrer ! ” Mais ils me répondirent : “ Il te reste un certain temps à vivre que tu n’as pas encore achevé. Lorsque tu l’auras achevé, tu pourras venir chez toi. ” »
Rapporté par Al-BûkhârîDans ce hadith, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informe d’un rêve qu’il a fait durant son sommeil. Ensuite, il a raconté celui-ci à ses Compagnons après la prière de l’aube, comme dans certaines versions du hadith. Il nous informe donc sur lui-même en disant : Cette nuit, deux individus sont venus à moi et m’ont dit : “ Pars ! ” Je suis donc parti avec eux. Ils sont alors arrivés près d’un homme allongé, ou étendu sur sa nuque, tandis qu’un autre homme se tenait debout sur lui avec un rocher, c’est-à-dire : une grosse pierre, qu’il lui jetait dessus jusqu’à lui fendre la tête. La pierre revenait ensuite en direction de celui qui l’avait jeté et là il la reprenait pour la jeter de nouveau sur la personne dont la tête avait, entre-temps, retrouvé sa forme initiale. Ainsi donc, lorsque sa tête était revenue à sa place avant qu’elle soit fendue, celui qui avait jeté la pierre revenait encore une fois et faisait exactement ce qu’il avait fait la première fois. Il a dit : J’ai dit, avec étonnement, à mes deux Compagnons ce que j’avais vu de ces deux hommes : “ Gloire et Pureté à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Alors, nous partîmes et ils arrivèrent près d’un homme allongé sur le dos tandis qu’un autre se tenait debout sur lui avec un crochet en fer [à la main]. Il le lui posait sur un côté du visage et de là il lacérait le côté du visage [en partant de la commissure des lèvres] jusqu’à arriver à la nuque. Quand il avait terminé de lacérer l’un des deux côtés, il changeait de côté afin de lacérer l’autre côté du visage. Ainsi, il faisait sur le second côté ce qu’il avait fait sur le premier. Et lorsqu’il avait terminé de lacérer ce second côté, le premier côté lacéré avait repris sa forme initiale et était revenu comme il était avant sa lacération. Et il refaisait cela comme lors de la première fois puis il revenait au second côté qui, entre-temps, était revenu à l’initial et il recommençait de nouveau ce qu’il avait accompli [comme supplice] la première fois. Et ainsi de suite, à chaque fois qu’il finissait de lacérer un des côtés l’autre revenait à l’initial. J’ai dit : “ Gloire à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Alors, nous partîmes et nous arrivâmes devant une sorte de four dont le haut était étroit et le bas large. En dessous de lui, on attisait un feu et on pouvait y entendre des bruits confus incompréhensibles. Alors, ils regardèrent ce qu’il y avait dans le four et ils aperçurent des hommes nus et des femmes nues. Des flammes les atteignaient d’en dessous d’eux et, quand elles les touchaient, ils hurlaient et ils criaient de sorte qu’on ne comprenait rien de ce qu’ils disaient. Ils cherchaient seulement à être délivrés du supplice qu’ils subissaient et dans lequel ils étaient. J’ai demandé : “ Qui sont ces gens ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Alors, nous partîmes jusqu’à arriver à un fleuve de sang dans lequel ils virent deux hommes : un nageant dans le fleuve tandis qu’un autre se tenait debout sur la berge et pour qui on avait réuni un grand nombre de pierres. Ensuite, le nageur parvenait à l’homme qui était debout sur la berge. Là, il lui ouvrait sa bouche et y introduisait une pierre puis l’autre repartait nager. Ensuite, il revenait à lui à nouveau et, à chaque fois qu’il revenait à lui vers la berge, il lui ouvrait sa bouche et y introduisait une pierre. Et ainsi de suite. Je leur ai dit : “ Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Alors, nous partîmes jusqu’à arriver près d’un homme dont la vision était hideuse. Auprès de lui, il y avait un feu qu’il alimentait et autour duquel il s’activait afin de l’attiser. Je leur demandai : “ Qui est-ce ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Alors, nous partîmes jusqu’à arriver près d’un jardin verdoyant dans lequel il y avait tous types de fleurs et au milieu duquel se trouvait un homme si grand que je pouvais à peine voir sa tête dans le ciel. Autour de cet homme se trouvaient tant d’enfants que je n’en avais jamais vus autant auparavant. Je demandai : “ Qui est-ce ? Qui sont ces enfants ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Alors, nous partîmes jusqu’à arriver près d’un immense arbre. Je n’avais jamais vu auparavant d’arbre si immense et si beau d'apparence. Ils me dirent : “ Grimpe sur cet arbre ! ” Nous grimpâmes donc sur cet arbre. Là, ils se trouvèrent dans une ville bâtie en or et en argent. Ils demandèrent alors aux habitants de cette ville de leur en ouvrir la porte, ce fut fait et ils y entrèrent. Là, ils rencontrèrent des hommes dont la moitié de la constitution était du plus bel aspect que les yeux puissent voir tandis que l’autre moitié était du plus abject aspect que les yeux puissent voir. Les deux Anges dire alors à ces hommes : “ Allez à ce fleuve et lavez-vous-y ! ” En effet, il y avait un fleuve qui coulait dans la ville et son eau était comme du lait pur sans aucune aspérité. Il a ainsi comparé la blancheur de ce fleuve à celle du lait dont c'est la caractéristique [première]. Ils s’y rendirent et y plongèrent. Ensuite, ils revinrent vers nous et tout ce qui était laid et hideux en eux avait disparu. Ils étaient devenus les plus beaux qui soient. Puis, les deux Anges l’ont informé que cette ville n'était [autre que] les Jardins d’Éden et que c'était sa maison, celle dans laquelle il allait résider. Alors, il (sur lui la paix et le salut) leva à maintes reprises son regard vers le haut et il vit un palais semblable à un nuage blanc. Ils l'informèrent du fait que ceci était sa demeure, il les supplia et leur demanda alors de lui donner la permission d’y entrer. Mais ils ne lui autorisèrent pas d’y entrer car il lui restait encore un temps de vie à vivre. Toutefois, ils l'informèrent qu’il entrerait dans ce palais au moment où il atteindrait le terme de sa vie. Après avoir assisté à certains aspects des scènes de l’au-delà, il (sur lui la paix et le salut) leur dit : “ J’ai vu des affaires étranges [au cours de cette nuit]. ” Ensuite, il les questionna à leur sujet et dit : “Qu’est-ce que j’ai vu [au cours de cette nuit] ? ” Ils lui dirent : “ Nous allons t’informer [de ce que tu as vu]. Quant au premier homme que tu as vu et dont la tête était fracassée à coups de pierre, c’est un homme qui a mémorisé [par cœur] le Coran puis l’a délaissé et n’a pas œuvré en conformité avec lui. Notamment, il dormait au cours des prières obligatoires et il rejetait ce que le Coran contenait après l’avoir pourtant appris [par cœur], et ceci est un immense crime. En effet, ce qu’il a vu laisse penser que le supplice induit est dû à son rejet car dès lors où il a rejeté la plus noble des choses, qui est le Coran, le plus noble de ses membres, qui est la tête, a été châtié. Quant à l’homme dont tu as vu qu’on lacérait un côté de son visage, il s’agit de celui qui proférait des mensonges qui étaient ensuite diffusés aux (confins et) extrémités de la Terre. Celui-ci a mérité ce châtiment du fait des conséquences de la diffusion de ces mensonges et des préjudices causés ajouté au fait qu’il a fait cela de plein gré et non sous la contrainte, ni de force. Quant aux hommes et aux femmes nus, que tu as vus dans ce four, ce sont les fornicateurs et les fornicatrices. L’à-propos de la nudité de ces personnes est qu’ils ont mérité d’être humiliés [en public]. En effet, parmi leurs habitudes, ils se cachaient dans les endroits isolés [afin d'accomplir leur forfait] et, de ce fait, ils ont été punis par cette atteinte à leur pudeur. Quant à l’homme auprès de qui tu t’es rendu qui était en train de nager dans le fleuve et à qui l’on faisait avaler des pierres, il s’agit de celui qui consommait l’intérêt usuraire (« ar-Ribâ »). Quant à l’homme dont la vision était répugnante, qui était assis auprès du Feu [de l’Enfer] et qui l’attisait, c’est Mâlik, le gardien de l’Enfer. Si sa vision est aussi répugnante, c’est uniquement afin d'ajouter du châtiment aux habitants de l’Enfer. Quant à l’homme très grand, celui qui se trouvait dans un jardin, c’est Abraham (Ibrâhîm) - sur lui la paix - et les enfants qui étaient autour de lui, ce sont ceux qui sont morts sur la nature originelle de l’islam avant [d’avoir atteint] la puberté ou qui sont nés sur la disposition naturelle de l'Islam puis ensuite sont morts avant [d’avoir atteint] la puberté. Certains musulmans ont alors demandé [au Prophète (sur lui la paix et le salut)] : “ Ô Messager d’Allah ! Qu'en est-il des enfants des polythéistes ? ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : “ Dans l’au-delà, le jugement des enfants des polythéistes sera comme le jugement des enfants des musulmans. Quant aux gens dont la moitié du corps était belle et l’autre laide, ce sont des personnes qui ont rassemblé à la fois des bonnes actions et des mauvaises actions de sorte que les bonnes actions se sont manifestées sous leur belle forme tandis que les mauvaises actions se sont manifestées sous leur forme laide. Qu’Allah leur pardonne et les fasse entrer au Paradis.
Abû Zayd ‘Amr ibn Akhṭab al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous guida dans la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »), puis il monta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à l’heure de la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »). Il descendit et pria, puis remonta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à l’heure de la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »). Ensuite, il descendit et pria, puis remonta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à ce que le soleil se couche. Il nous informa de ce qui s’est passé et de ce qui se produira. Le plus savant d’entre nous est celui qui a le mieux mémorisé. »
Rapporté par MuslimCe Compagnon (qu’Allah l’agrée) informe du fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) les guida un jour au cours de la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »), puis il monta sur le minbar et prononça un sermon aux gens présents jusqu’à l’appel à la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »). Ensuite, il descendit et pria, puis il remonta sur le minbar et fit un sermon jusqu’à l’appel à la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »). Ensuite, il descendit et pria, puis remonta sur le minbar et fit un sermon jusqu’à ce que le soleil se couche, c’est-à-dire : une journée complète, de l’aube jusqu’au coucher du soleil. Il les informa de ce qu’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, lui révéla ce jour-ci comme choses passées, [présentes] et futures qui échappent à la connaissance de l'homme. Le plus savant d’entre eux est celui qui a le mieux gravé cela dans son esprit.
Zayd ibn Khâlid Al-Juhanî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « N’insultez pas le coq, car il réveille pour la prière. »
Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadZayd ibn Khâlid al-Juhanî (qu’Allah l’agrée) informe du fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit d’insulter le coq, parce qu’il réveille pour la prière celui qui dort, en criant. Dans une version d’Aḥmad et d’An-Nasâ’î, il est dit : « Il appelle à la prière. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a donc interdit d’insulter le coq, car le fait qu’il réveille les dormeurs représente un intérêt évident, qui est d’aider à l’adoration. Or, celui qui aide à l’adoration mérite que l’on fasse ses éloges et non qu’on le blâme. D’ailleurs, une des choses les plus incroyables chez le coq est qu’il connait les différentes heures de la nuit et crie à certaines d’entre elles [et non à d’autres]. Notamment, il crie de façon répétée avant et après l’aube. Que soit donc loué Celui qui lui a inspiré cette façon d’agir.
Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Trois hommes qui étaient de sortie furent surpris par la pluie alors qu'ils marchaient. Ils cherchèrent aussitôt refuge à l'intérieur d'une grotte qui se trouvait dans la montagne, un rocher tomba soudainement et vint obstruer la sortie de la grotte. Ils se dirent alors : " Invoquons Allah par les meilleures des œuvres que nous avons accomplies ! " À ces mots, l'un d'eux dit : " Ô Allah ! J'avais des parents très avancés en âge ainsi que des enfants pour lesquels je m'occupais à faire paître le troupeau. À mon retour le soir, je trayais les bêtes et je commençais à donner à boire à mes parents avant même [d'en donner à] mes enfants et à mon épouse. Un jour, j’ai mis du temps à rentrer et, en arrivant la nuit, j’ai trouvé mon père et ma mère endormis. Comme je détestai l'idée de les réveiller, mes enfants sont restés à pleurer de faim, à mes pieds, jusqu'au lever de l'aube. Ô Allah ! Si Tu sais que j’ai fait cela pour Ton Visage, fais-nous une ouverture à partir de laquelle nous pourrons voir le ciel ! " » Il a dit : « Une ouverture leur fut alors faite, et le deuxième dit : " Ô Allah ! J'avais une cousine, une des filles de mon oncle paternel, que je désirais fortement. Je lui demandai de céder à mes avances mais elle refusa, et ce jusqu'au jour où je lui apportai cent dinars. Je lui fis une proposition et je pus enfin la faire céder. Mais une fois que je me suis installé entre ses jambes, elle m’a dit : " Crains Allah ! Ne romps le cachet [c’est-à-dire : l'hymen] que dans le cadre légitime [du mariage] ! ", je me suis alors levé et je l’ai laissée. Si tu sais [de moi] que j'ai uniquement fait cela dans l'espoir de voir Ton Visage, fais-nous une ouverture ! " » Il a dit : « Une ouverture, aux deux tiers de l'entrée, leur fut faite. Le troisième dit : " Ô Allah ! Si tu sais de moi que j'avais engagé un ouvrier contre un récipient (« Faraq ») de riz ; qu’ayant terminé son travail, je lui donnai son dû mais qu’il refusa de le prendre. Et que, depuis lors, j’ai fait fructifier son bien jusqu'à pouvoir acheter avec des vaches et leur berger. Un jour, l'ouvrier revint et me dit : " Ô Serviteur d'Allah ! Donne-moi mon dû ! - Je lui répondis : Va et prend ces vaches ainsi que leur berger, ils sont à toi ! - Il a dit : Te moques-tu de moi ? - J’ai répliqué : Non ! Certes, je ne me moque pas de toi. Mais tout ceci est à toi ! Ô Allah ! Si Tu sais que j'ai fait cela en vue de Ta Face, alors écarte ce qui reste du rocher et libère-nous ! " Et ils furent alors délivrés. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimTrois hommes qui étaient de sortie furent surpris par la pluie alors qu'ils marchaient. Ils cherchèrent aussitôt refuge à l'intérieur d'une grotte qui se trouvait dans la montagne, un rocher tomba soudainement et vint obstruer la sortie de la grotte. Ils se dirent alors : « Invoquons Allah par la meilleure des œuvres que nous avons accomplis ! » Ainsi, il se peut qu'Allah nous délivre et écarte ce rocher. « À ces mots, l'un des trois dit : " Ô Allah ! J'avais des parents très avancés en âge ainsi que des enfants pour lesquels je m'occupais à faire paître le troupeau. À mon retour le soir, je trayais les bêtes et je commençais à donner à boire à mes parents avant même [d’en donner à] mes enfants, à mon épouse et au reste de ma famille, tel que mon frère et ma sœur. Un jour, je suis rentré tard à cause d'un imprévu. En arrivant la nuit, je trouvai mon père et ma mère endormis. Je récoltai le lait tant que possible et me tint debout au niveau de leurs têtes tout en détestant les réveiller ; je détestai aussi donner à boire à mes enfants et ma famille avant eux. En outre, mes enfants pleurèrent de faim à mes pieds jusqu'au lever de l'aube. Finalement, [au matin] je donnai à boire à mes parents, puis à mes enfants. Ô Allah ! Si Tu juges que j’ai fait cela en vue de Ta satisfaction, écarte un peu ce rocher et fais-nous une ouverture à partir de laquelle nous pourrons voir le ciel ! » Allah les libéra [en partie] et fit une ouverture d'où ils purent voir le ciel. Le deuxième s'exclama : « Ô Allah ! J'avais une cousine, une des filles de mon oncle paternel, que je désirais fortement. Je lui demandai de céder à mes avances mais elle refusa, et ce jusqu'au jour où je lui apportai cent dinars. Je lui fis une proposition et je pus enfin la faire céder. Mais une fois que je me suis installé entre ses jambes, elle m’a dit : " Crains Allah ! Ne commets pas d'acte illicite et ne romps pas le cachet [c'est-à-dire : l'hymen] excepté dans le cadre légitime [du mariage] ! " Je me levai d'entre ses jambes et la laissai. Ô Allah ! Si j'ai fait cela dans l'espoir de Ton agrément, alors écarte ce rocher et libère-nous ! " Aussitôt, Allah les libéra aux deux tiers de l'entrée bloquée par le rocher. Quant au troisième, il a dit : " Ô Allah ! J’avais engagé un ouvrier en contrepartie d'un salaire de vingt-six ‘ raṭl ’ [unité de poids équivalant à : 2,564 kg] de blé. Ayant terminé son travail, je lui ai donné son dû mais il refusa de le prendre. Depuis lors, je n’ai cessé de lui faire fructifier son bien jusqu'à pouvoir acheter avec des vaches ainsi que leur berger. Après un certain temps, l'ouvrier revint et me dit : ‘Ô Serviteur d'Allah ! Donne-moi mon dû ! - Je lui ai répondu : Va et prend ces vaches ainsi que leur berger, ils sont tous à toi ! - Il s’est exclamé : Te moques-tu de moi ? - J’ai répliqué : Non ! Certes, je ne me moque pas de toi. Mais tout ceci est à toi !’ [Le troisième homme dit alors] : Ô Allah ! Si Tu juges que j'ai fait cela en vue de Ta satisfaction, écarte ce qui reste du rocher et libère-nous ! " Allah les délivra, plus rien ne faisait obstacle à la sortie de la grotte et ils finirent alors par pouvoir en sortir. »