





























Hadeeth Cards
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Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque le jour se lève sur le fils d’Adam, tous ses membres exhortent sa langue, en disant : « Crains Allah en ce qui nous concerne, car nous dépendons de toi ! Si tu es droite, nous serons droits et si tu dévies, nous dévierons ! »
Rapporté par At-TirmidhîCe hadith nous apprend que tous les membres du corps sont soumis à la langue. C’est pourquoi, le matin, ils lui disent : « Crains Allah en ce qui nous concerne, car nous dépendons de toi ! » La langue est donc le membre le plus dangereux pour l’individu. Si elle est droite, les autres membres le seront aussi, mais si elle dévie, les autres membres dévieront aussi et les œuvres seront mauvaises. De même, Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La foi d’un individu n’est droite que si son cœur est droit. Et son cœur n’est droit que si sa langue est droite ! » De nombreux autres hadiths existent également qui indiquent tous la dangerosité de la langue. En effet, elle est soit une cause de bonheur, soit une cause de malheur. Si la personne utilise sa langue pour obéir à Allah, elle connaîtra le bonheur ici-bas et dans l’au-delà. Par contre, si la personne laisse libre cours à sa langue pour dire ce qui déplaît à Allah, elle ira alors à sa propre perte, ici-bas et dans l’au-delà.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le serviteur peut certes, sans y prêter attention, prononcer une parole lui valant la satisfaction d'Allah et grâce à laquelle Allah l'élèvera de plusieurs degrés. Il se peut également qu'il prononce, sans y prêter attention, une parole provoquant la colère d'Allah, laquelle parole le précipitera en Enfer. » Abû 'Abdiraḥmân Bilâl ibn Al-Ḥârith Al-Muzanî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'homme peut certes prononcer, sans en mesurer véritablement l'impact, une parole agréée d'Allah, Exalté soit-Il, pour laquelle Il lui accordera Sa satisfaction jusqu'au Jour où il Le rencontrera. Et l'homme peut aussi prononcer, sans en mesurer véritablement l'impact, une parole qui met en colère Allah, laquelle parole lui vaudra Sa colère jusqu'au Jour où il Le rencontrera. »
Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par Al-Bûkhârî - Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par Aḥmad - Rapporté par MâlikLe serviteur peut certes, sans y prêter attention, prononcer une parole dont Allah, Exalté soit-Il, sera satisfait et qu'Il aimera, comme les paroles de conseils, de guidée et d'enseignement. Et ce serviteur ne pensait pas qu'Allah, Exalté soit-Il, serait autant satisfait de sa parole ; une satisfaction grâce à laquelle Allah l'élèvera aux degrés les plus hauts. Par ailleurs, le serviteur peut également, sans y prêter attention, prononcer une parole parmi les paroles qui mettent Allah en colère comme la médisance, le fait de rapporter les paroles des uns aux autres pour semer la zizanie entre eux ou la calomnie, et par laquelle il se verra précipiter en Enfer le Jour de la Résurrection.
Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’homme le plus digne [de l’amour et de la miséricorde] d’Allah est celui qui salue le premier. » Rapporté par Abû Dâwud. Et dans une version de Tirmidhî, Abû Umâmah relate qu’on a interrogé le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) concernant le salut : « Ô Messager d’Allah ! Lorsque deux hommes se rencontrent, lequel des deux doit saluer l’autre en premier ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Celui qui est le plus proche d’Allah. »
Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par Abû DâwudLa meilleure des personnes et la plus proche de l’obéissance d’Allah est celle qui s’est empressée de saluer ses frères en premier. En effet, son désir ardent d'obtenir ce qu’il y a auprès d’Allah, Exalté soit-Il, l’a conduit à s’empresser et à se précipiter vers Son obéissance. Il est alors la personne la plus proche d’Allah et la plus obéissante.
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate qu’il a entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Il y a certes, durant la nuit, un moment au cours duquel tout musulman adressant une demande à Allah, Exalté soit-Il, pour un bien de ce bas monde ou de l’au-delà, sera exaucé ! Et cela chaque nuit. »
Rapporté par MuslimAu cours de chaque nuit, il y a un moment où l’invocation est exaucée. Dès lors, il n’y a pas un serviteur musulman qui adresse une demande à Allah, ne comportant pas une chose illicite, sans qu’Il ne l’exauce. Il s'agit du dernier tiers de la nuit, comme mentionné dans d'autres textes authentiques.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai pu voir soixante-dix des Gens d’Aṣ-Ṣuffah et aucun d’entre eux ne portait de cape. Chacun d’eux portait, soit un pagne, soit un grand morceau de tissu. Ils attachaient ce morceau de tissu à leur cou et celui-ci leur arrivait soit à mi- mollet, soit à la cheville et ils le retenaient avec leurs mains de crainte que l’on aperçoive leurs parties intimes. »
Rapporté par Al-BûkhârîLes « Gens d’Aṣ-Ṣuffah » sont les Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui avaient émigré et étaient particulièrement pauvres. Ils avaient laissé leurs demeures et leurs biens à la Mecque, la ville la plus chère à leurs cœurs, pour émigrer à Médine. Les « Gens d’Aṣ-Ṣuffah » étaient plus de soixante-dix hommes. « Aṣ-Ṣuffah » était une pièce couverte située au fond de la mosquée du Prophète (sur lui la paix et le salut) et dans laquelle dormaient les émigrés indigents. Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée), qui faisait lui-même partie des « Gens d’Aṣ-Ṣuffah », nous décrit ici les vêtements que ces derniers portaient, en été comme en hiver. Il dit : « Aucun d’entre eux ne portait de cape. Ils portaient soit un pagne, soit un grand morceau de tissu. » En effet, la cape était l'un des plus beaux vêtements mais, pour porter une cape, il fallait porter un pagne en-dessous. A cette époque, cela s’appelait aussi une toge. De nos jours, cela correspondrait à une sorte de costume. Abû Hurayrah nous informe donc qu’un homme d’Aṣ-Ṣuffah ne disposait pas de ce genre de vêtement. Plutôt, il n’en portait qu’un seul par lequel il se couvrait, en entier, de haut en bas. Cela correspond de nos jours à une sorte de haïk. Abû Hurayrah continue : « Ils l’attachaient à leurs cous. ». C’est-à-dire : L’homme attachait son vêtement à son cou, comme le ferait un enfant, car son vêtement était tellement petit qu’il ne pouvait le couper ni le porter. En fait, l’extrémité du vêtement arrivait simplement au niveau du cou. Abû Hurayrah poursuit : « Cela leur arrivait soit à mi- mollet… ». C’est-à-dire : La longueur de ce vêtement s'étendait de l'épaule à la moitié du mollet et n'arrivait pas jusqu'aux chevilles. Il dit ensuite : « … à la cheville. Ils le retenaient avec leurs mains de crainte que l’on aperçoive leurs parties intimes. ». C’est-à-dire : Pendant la prière, la personne serrait contre elle son habit afin qu’on ne voie pas ses parties intimes lorsqu’elle s'incline ou se prosterne Qu’Allah soit satisfait d’eux tous. Telle était la situation de beaucoup de Compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux) qui vivaient dans la pauvreté et l’indigence et ne tendaient nullement vers ce bas monde et ses parures. Ainsi, lorsque la vie présente s’offrit à eux, ils ne se laissèrent pas distraire par celle-ci. Plutôt, ils persévérèrent dans leur sobriété et leur renoncement jusqu’à ce qu'Allah les rappelle à Lui.
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme avait embrassé une femme et vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour l’informer de son acte. Allah, Exalté soit-Il, révéla alors : {( Accomplis la prière aux extrémités du jour et au début de la nuit, certes, les bonnes actions effacent les mauvaises. )} [Coran : 11/114]. L’homme demanda alors : « Est-ce uniquement valable pour moi, ô Messager d’Allah ? » Mais, ce dernier répondit : « Pour l’ensemble de toute ma communauté. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimIbn Mas’ûd (qu'Allah l'agrée) nous informe qu’un homme parmi les Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut), surnommé Abû Al-Yusr, avait embrassé une femme. Pris de remords, il est venu en informer le Prophète (sur lui la paix et le salut). Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, révéla alors : {( Et accomplis la prière aux extrémités du jour…)} [Coran : 11/114], c’est-à-dire : accomplis les prières situées aux extrémités de la journée, qui sont : les prières de l'aube (« aṣ-Ṣubḥ »), d'après midi (« aẓ-Ẓuhr ») et du milieu de l'après-midi (« al-‘Aṣr »). {(… et au début de la nuit. )}, c’est-à-dire : les prières du coucher (« al-Maghrib ») et du crépuscule (« al-‘Ishâ’ »). {( Certes, les bonnes actions effacent les mauvaises. )}, c’est-à-dire : l’accomplissement de ces cinq prières représente une expiation des péchés mineurs, comme le péché que tu as commis. L’homme demanda alors : « Est-ce valable uniquement pour moi ? » C’est-à-dire : est-ce une expiation pour moi seul, ou pour les gens en général ? « Pour l’ensemble de toute ma communauté. », c’est-à-dire : ces cinq prières sont une expiation pour toute personne de ma communauté qui commettrait ce genre de péché. Par ailleurs, Abû al-Yusr a rapporté son histoire plus en détail. Il a dit : « Une femme est venue me voir pour acheter des dattes. Je lui ai dit : « Il y a à l’intérieur de cette maison des dattes bien meilleures. » Elle m’a donc suivi à l’intérieur et c’est là que je me suis jeté sur elle pour l’embrasser. J’en ai parlé à Abû Bakr qui m’a dit : « Ne dévoile pas ce que tu as fait ! Repens-toi et n’en parle à personne ! » Cependant, je n’ai pas réussi à le garder pour moi et je suis parti le raconter à ‘Umar qui m’a dit : « Ne dévoile pas ce que tu as fait ! Repens- toi et n’en parle à personne ! ». Mais là encore, je n’ai pu le garder pour moi, alors je suis parti voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui m’a dit : « Est-ce de cette façon que tu t’occupes de la famille de quelqu’un qui est parti combattre dans la voie d’Allah ?! » Après avoir entendu cette parole, Abû al-Yusr aurait aimé ne s’être converti que ce jour-là et s’est dit qu’il était voué à l’Enfer. Il poursuit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) garda la tête baissée pendant un long moment jusqu’à ce qu’Allah lui révèle : {( Et accomplis la prière aux extrémités du jour, ainsi qu’au début de la nuit […]. Ceci est un rappel pour ceux qui se rappellent. )} Abû al-Yusr dit alors : « Je suis venu voir le Prophète qui m’a récité ce verset. Ses Compagnons demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Est-ce seulement pour lui ou pour les gens en général ? » Il répondit : « Plutôt, pour les gens en général. » Hadith rapporté par At-Tirmidhî (n°3115) et déclaré bon par Al-Albânî dans son livre : « Ṣaḥîḥ wa Ḍa'îf Sunan At-Tirmidhî » (n°3115). Dans un autre hadith, il est dit : « Tout musulman qui a commis un péché puis fait ses ablutions, accomplis deux cycles de prière et demande pardon à Allah, alors Allah lui pardonnera ce péché. ». Puis, le Prophète récita ces deux versets : {( Et quiconque fait du mal ou se montre injuste envers lui-même, puis demande pardon à Allah, alors il trouvera Allah Indulgent et Clément. )} [Coran : 4/110] ; {( Et ceux qui, lorsqu’ils commettent quelque turpitude ou se montrent injustes envers eux-mêmes... )} [Coran : 3/135]. Rapporté par Aḥmad dans son « Musnad » (n°47). Cela vient de l'immensité de la miséricorde d’Allah envers Ses sujets et montre sa vastitude. En effet, Il a fait en sorte que les cinq prières obligatoires et les prières surérogatoires soient une expiation pour leurs péchés. Si tel n’était pas le cas, ils seraient tous détruits.
Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis ce qui mérite une peine corporelle, alors applique-la moi ! » Seulement, l’heure de la prière était venue et l’homme l’accomplit avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Une fois la prière terminée, l'homme dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis ce qui mérite une peine corporelle, applique donc sur moi le Livre d’Allah ! » Le Prophète lui demanda : « As-tu fait la prière avec nous ? » L'homme répondit par l’affirmative. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « Tu as été pardonné ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimUn homme vint voir le Prophète et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai fait quelque chose qui entraîne une sanction corporelle, afflige-moi donc cette sanction ! » C’est-à-dire : le jugement d’Allah [au sujet de l'acte en question]. Anas dit : « Il ne lui a pas demandé ce que c’était. » C’est-à-dire : le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a pas demandé à cet homme quel était ce méfait qui entraîne une peine corporelle. Certains ont dit à ce sujet que le Prophète avait eu connaissance par la Révélation du péché de cet homme et du fait qu'il a été pardonné. « Alors, vint l’heure de la prière et l’homme l’accomplit avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) » C’est-à-dire : une des cinq prières, ou celle du « ‘Asr ». Une fois qu’il eut terminé de prier, l’homme se leva et dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis ce qui mérite une peine corporelle, alors applique sur moi la peine ! » C’est-à-dire : applique sur ma personne le Livre d’Allah, [Applique sur moi] le jugement d’Allah issu du Coran et de la Tradition (« as-Sunnah »), ce qui y est indiqué dans un cas comme le mien, que ce soit une peine corporelle ou autre. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui fit remarquer : « N’as-tu pas prié avec nous ? - Si ! » répondit-il. Il lui a alors dit : « Sache qu’Allah t’a pardonné ton péché - ou ton méfait - qui mérite une peine corporelle. » Le rapporteur du hadith a, ici, un doute. C’est-à-dire : par le biais de la peine corporelle. Le sens apparent de ce hadith est problématique : en effet, un méfait qui entraîne une peine corporelle ne peut être qu’un péché majeur. Or, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a clairement dit que l’homme avait été pardonné parce qu’il avait prié avec lui. Il est donc possible que l’homme en question soit le même homme qui est cité dans toutes les versions du hadith. Dans ce cas, le mot : « Hadd », traduit ici par : « peine corporelle » englobe toutes les punitions, dont celles non définies par la Législation. Il est possible aussi que cet homme soit un homme différent et que le mot : « Hadd » désigne alors bel et bien la peine corporelle prévue par la Législation. Dans ce cas, la cause de son pardon, bien qu’il ait commis un méfait qui entraîne normalement une peine corporelle, est le fait qu’il réunissait tous les signes de celui qui veut [sincèrement] se repentir. De même, la raison pour laquelle le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne l’a pas interrogé à propos de son méfait est qu’il lui avait sans doute trouvé une quelconque excuse et, donc, s’il ne l’a pas interrogé, cela était pour ne pas avoir à lui appliquer la peine corporelle. En effet, si l’homme l’en avait informé, alors le Prophète se serait vu dans l’obligation de lui appliquer la peine prévue, quand bien même il se serait repenti. Le repentir n’annule pas les peines corporelles, sauf dans le cas des brigands des chemins en raison du verset du Coran révélé à ce sujet, ou dans le cas d’un « Dhimmî » qui embrasse l’Islam. Quoi qu’il en soit, rien dans le hadith ne stipule que la prière a été la cause du pardon d’un péché majeur et, même si le hadith l’avait stipulé, on serait forcé de lui trouver une interprétation, étant donné le consensus cité précédemment. Voir : « Mirqât al Mafâtîh : Charh Michkât al Masâbîh » (Volume : 2 / Page : 508-509), d’Al Qarî. Editions : Dar el Fikr / Beyrouth (1422 AH).
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme demanda la permission d’entrer auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) celui-ci dit alors : « Laissez-le entrer ! Quel mauvais frère de tribu ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimUn homme demanda la permission d’entrer auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut). Ce dernier dit : « Laissez-le entrer ! Quel mauvais frère de tribu » ou « Quel mauvais fils de tribu ! » Mais quand l’homme s’est assis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se montra accueillant à son égard. Lorsque l’homme est parti, ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! Lorsqu’il est arrivé, tu as dit ceci et cela, puis tu t’es montré accueillant à son égard !? » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « Ô ʽÂ'ishah ! Depuis quand m’as-tu connu indécent ? Certes, au Jour de la Résurrection, l’individu ayant la pire situation auprès d’Allah sera celui dont les gens l’auront abandonné par crainte de son mal. » Cet homme faisait donc partie des gens pervers et mauvais, c’est pourquoi le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’a évoqué en son absence par ce qu’il méritait comme caractéristiques. Il a dit : « Quel mauvais fils de tribu ! », cela afin que les gens fassent attention à sa perversité et qu’ils ne soient pas dupes de sa réelle personnalité. Donc, si tu aperçois une personne perverse et égarée qui a envoûté les gens par son éloquence, alors tu te dois obligatoirement de dévoiler clairement cet homme pervers afin que les gens ne soient dupés par sa personne. En effet, combien d’individus possèdent une élocution aisée et une éloquence oratoire. Lorsque tu le vois, son aspect t’émerveille, et lorsqu’il parle, tu bois ses paroles tandis qu’en réalité aucun bien n’émane de lui. Il est donc impératif de dévoiler sa réelle situation. Et en ce qui concerne l’accueil du Prophète (sur lui la paix et le salut) envers cet homme, c’est uniquement par douceur et bienveillance. En effet, les savants ont attesté qu’il est nécessaire d’user de douceur avisée lors des relations avec autrui. Par contre, il n’est pas permis de flatter excessivement les gens car cela pousse parfois à abandonner un acte obligatoire ou à commettre un acte répréhensible, et ceci est formellement interdit, quelle que soit la situation. Comme Allah, Exalté soit-Il, l’a dit : {( Et Ils aimeraient bien que tu transiges avec eux afin qu’ils transigent avec toi. )} [Coran : 68/9]. Quant au fait d’avoir recours à la douceur et de se comporter avec les gens en espérant concrétiser un intérêt [contenu] sans que cela ne cause un quelconque tort, c'est un acte légiféré.
Ibrâhim ibn ‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Awf relate qu'on apporta à manger à son père, ‘Abd ar- Raḥmân ibn ‘Awf (qu’Allah les agrée), alors qu’il jeûnait. Il dit : « Mus’ab ibn ‘Umayr (qu’Allah l’agrée) a été tué et il était meilleur que moi. On ne lui trouva pour linceul qu’un manteau ; lorsqu’on lui couvrait la tête, ses pieds restaient découverts et lorsqu’on lui couvrait les pieds, sa tête restait découverte. Puis, cette vie d’ici-bas nous a été accordée avec largesse comme elle l’a été - Ou, il a dit : On nous donna des biens de ce bas-monde ce qu’on nous donna - Nous avons alors craint que le salaire de nos bonnes actions ne nous fut donné en avance. Puis, il se mit à pleurer jusqu’à renoncer à manger. »
Rapporté par Al-BûkhârîAu cours de l’une de ces journées où ‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Awf (qu’Allah l’agrée) avait l’habitude de jeûner, il reçut quelque chose à manger pour le moment de la rupture de son jeûne. D’habitude, le jeûneur attend et désire la nourriture, mais là, ‘Abd ar-Raḥmân (qu’Allah l’agrée) se souvint de la situation des premiers Compagnons (qu’Allah les agrée) parmi les « Muhâjirûn » [c'est à dire : ceux qui ont fait l’émigration de La Mecque à Médine]. A ce moment-là, et méprisant sa propre personne, il dit : « Certes Mus’ab ibn ‘Umayr (qu’Allah l’agrée) était meilleur que moi en modestie et en humilité mais aussi en pauvreté et en patience. » Pourtant, les savants ont clairement déclaré que les dix Compagnons promis au Paradis sont meilleurs que tous les autres Compagnons (qu’Allah les agrée). Avant l’Islam, Mus’ab ibn ‘Umayr (qu’Allah l’agrée) vivait chez ses parents à la Mecque, et ces derniers étaient très riches. Ils lui achetaient les meilleurs habits des jeunes de l’époque et le gâtaient énormément. Mais, il décida d’embrasser l’Islam, alors il les quitta et s’éloigna d’eux pour émigrer avec le Prophète (sur lui la paix et le salut). Dès lors, il fut considéré comme un « Muhâjir ». Lors de son voyage d’émigration, il portait des habits déchirés tandis qu’à La Mecque, lorsqu’il était encore auprès de ses parents, il portait les plus beaux habits. Il avait abandonné tout ce luxe pour émigrer vers Allah et son Prophète (sur lui la paix et le salut). Lors de la Bataille de Uḥud, il reçut l’étendard de l’Islam de la part du Prophète (sur lui la paix et le salut). Au cours de cette bataille, il fut tué et tomba en martyr, qu’Allah l’agrée. A ce moment-là, il portait sur lui un manteau qu’on utilisa comme linceul. Lorsqu’on lui en couvrait la tête, ses pieds restaient découverts et lorsqu’on lui en couvrait les pieds, sa tête restait découverte. Voyant cela, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna de lui couvrir la tête avec et de cacher ses pieds avec des feuilles de jonc odorant (« Al-Idhkhir »), une plante bien connue. Alors, ‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Awf (qu’Allah l’agrée) se souvint de la situation de Mus’ab ibn ‘Umayr (qu’Allah l’agrée) et dit : « Certes, ils sont partis et ont été préservés de ce qu’Allah a dispensé comme biens matériels pour ceux qui sont venus après eux, comme Il l’a dit, Exalté soit-Il : {( Ainsi que d’abondants butins qu’ils amasseront. )} [Coran : 47/19]. Ensuite, ‘Abd ar-Raḥmân ibn ‘Awf (qu’Allah l’agrée) dit : « Nous avons alors craint que le salaire de nos bonnes actions ne nous fut donné en avance. » C’est-à-dire : nous avons eu peur de faire partie du groupe auquel il a été dit : {( Quiconque désire la vie immédiate, Nous Nous hâtons de la lui donner comme Nous voulons et à qui Nous voulons. Ensuite, Nous lui assignerons l’Enfer où il brûlera méprisé et repoussé.)} [Coran : 17/18]. Ou encore, Sa parole, Exalté soit-Il : {( Vous avez dissipé vos excellents biens durant votre vie sur terre et vous en avez joui pleinement. )} [Coran : 46/20]. Ceci a aussi été rapporté au sujet de ‘Umar (qu’Allah l’agrée) du fait que la crainte accompagnait généralement ces personnes. ‘Abd ar-Raḥmân Ibn ‘Awf (qu’Allah l’agrée) craignit que le salaire de ses bonnes actions lui fut déjà attribué en ce bas monde. Il se mit ensuite à pleurer de crainte de ne pas faire partie des gens pieux qui l’avaient précédé. Finalement, il eut l’appétit coupé et délaissa son manger, qu’Allah l’agrée ainsi que l’ensemble des Compagnons.