





























Hadeeth Cards
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Al-Barâ’ ibn ‘Âzib (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Au cours d’un voyage, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a accompli la prière du crépuscule, lors de laquelle il récita, dans l'une des deux unités : {( Par le figuier et l’olivier ! )} Je n’ai entendu personne avec une voix - ou une récitation - plus belle que la sienne ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAu cours d’un voyage, le Prophète (sur lui la paix et le salut) récita la sourate : {( Par le figuier et l’olivier ! )} [Coran : 95] dans le premier cycle de la prière du crépuscule. Or, en voyage, il faut alléger et faciliter la prière, car on prend en compte la difficulté du voyage et la fatigue qu’il entraîne. En outre, bien que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était en voyage, il n’a pas pour autant délaissé ce qui aide à se concentrer et à ressentir la crainte d’Allah lorsqu’on entend le Coran, c’est-à-dire : embellir sa voix en récitant dans la prière.
D'après 'AbdaLlah ibn Mâlik ibn Buhaynah (qu'Allah l'agrée) : « Lorsque le Prophète ﷺ priait, il écartait ses bras jusqu'à ce qu'apparaisse la blancheur de ses aisselles. »
Rapporté par Al Bukhârî et MuslimLorsque le Prophète ﷺ se prosternait, il écartait ses mains lors de la prosternation. Il éloignait chaque main du côté qui suivait, comme deux ailes jusqu'à ce que la couleur de la peau de ses aisselles soit visible. Ceci fait partie de l'exagération dans le fait d'étendre les avant-bras et de les éloigner sur les deux côtés.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque l’état de santé du Prophète (sur lui la paix et le salut) se dégrada, la souffrance commença à lui faire perdre connaissance. Fâṭimah (qu’Allah l’agrée) dit : « Ah ! Comme mon père souffre ! » Il lui répondit : « Ton père ne souffrira plus après ce jour ! » Et lorsqu’il mourut, elle dit : « Ô père ! Il a répondu à l’appel de son Seigneur ! Ô père ! Le Paradis (« Al-Firdaws ») est ton refuge ! Ô père ! Nous annonçons ta mort à Jibrîl ! » Puis, lorsqu’on l’enterra, elle s’exclama : « Comment avez-vous pu jeter de la terre sur le Messager d’Allah ?! »
Rapporté par Al-BûkhârîCe hadith illustre la façon dont notre Prophète (sur lui la paix et le salut) a enduré les affres de la mort. Lorsqu’il fut alité par la maladie dont il mourut, sa souffrance fut tellement intense qu’il s’évanouissait. En effet, sa douleur et sa maladie étaient extrêmement fortes, et ce, pour une sage raison : afin de lui permettre de gagner de plus hauts degrés auprès d’Allah en récompense pour son endurance. Lorsqu’il s’évanouissait de douleur, Fâṭimah disait : « Ah ! Comme mon père souffre ! » Elle souffrait de le voir ainsi, car, en tant que femme, elle ne pouvait endurer une telle situation. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « Ton père ne souffrira plus après ce jour ! » car, en quittant ce monde, il se rendit vers la plus Haute Compagnie. D’ailleurs, durant son agonie, il disait : « Ô Allah ! Vers la Compagnie la plus élevée ! », tout en regardant le plafond de sa maison. Puis, lorsqu’il mourut, Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) se mit à se lamenter, mais d’une façon raisonnable, qui n’exprime aucun mécontentement vis-à-vis du décret divin. « Il a répondu à l’appel de son Seigneur » : En effet, c’est Allah qui détient la souveraineté et contrôle tout. C’est Lui qui décide du délai de chacun. Il a donc répondu à l’appel d’Allah, car, en mourant, comme pour tout autre croyant, son âme s’est élevée jusqu’à s’arrêter devant Allah, au-dessus du Septième Ciel. « Ô père ! « Al-Firdaws » est ton refuge ! » En effet, il aura la plus haute position au Paradis. Il a dit dans un autre hadith : « Demandez à Allah qu’Il m'accorde « Al-Wasîlah » : c’est une place au Paradis qui ne sera accordée qu’à un seul serviteur d’Allah et j’espère être celui-ci. » Sans aucun doute, le refuge du Prophète (sur lui la paix et le salut) n’est autre que le Paradis « Al-Firdaws » et le Paradis du « Firdaws » est le plus haut degré du Paradis, dont le toit est le Trône d’Allah. Et le Prophète (sur lui la paix et le salut) sera au degré le plus haut de cet endroit. « Ô père ! Nous annonçons ta mort à Jibrîl ! » Car c'est Jibrîl qui venait le voir et lui enseignait la Révélation. Or, la Révélation n'a de lien avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) que de son vivant. Lorsqu’ils portèrent et enterrèrent le Prophète (sur lui la paix et le salut), elle les interpella : « Comment avez-vous pu jeter de la terre sur le Messager d’Allah !? » Elle a dit cela par tristesse, elle qui souffrait tant de quitter son père. Mais, elle savait que les Compagnons aimaient le Prophète (sur lui la paix et le salut) de tout leurs cœurs, c’est pourquoi elle leur posa cette question. Toutefois, c’est à Allah que revient la décision et c’est vers Lui que se fait le retour. Il dit, Exalté soit-Il, dans Son Livre : {( Certes, tu es voué à mourir et ils sont [aussi] voués à mourir.)} [Coran : 39/31].
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « La parole du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était une parole claire, que tout le monde pouvait comprendre. »
Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadDans le hadith de ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée), il est dit que la parole du Prophète (sur lui la paix et le salut) était une parole claire, c’est-à-dire : une parole limpide, où les mots et les prépositions n’étaient pas imbriqués les uns dans les autres, une parole qui paraissait claire à celui l’entendait, et qui ne souffrait d’aucune complication, ni rallongement [inutiles]. A tel point d’ailleurs, que celui qui se serait essayé à compter les mots [lorsqu’il parlait], y serait parvenu, tellement il parlait posément. Ceci est aussi dû au fait qu’il a été donné au Prophète (sur lui la paix et le salut) la parole concise et complète, où peu de mots renferment de très nombreux sens. Il convient donc, pour l’homme, de ne pas s’exprimer à l’aide de phrases enchevêtrées et confuses qui seraient incompréhensibles à celui qui écoute. En effet, le but premier lorsque l’on s’exprime est d’être compris par l’interlocuteur. Plus l’expression est simple, plus elle est agréable et préférable. Ensuite, celui qui décide de s’exprimer de cette manière, c’est-à-dire de manière claire et limpide, en répétant trois fois pour celui qui n’aurait pas compris, doit chercher à ressentir qu’il est en train de suivre l’exemple du Prophète (sur lui la paix et le salut) afin d'en obtenir la récompense en plus d'avoir réussi à se faire comprendre par son frère musulman. Et qu’il fasse ainsi pour toutes les traditions prophétiques (« As-Sunan ») : il doit avoir à l’esprit qu’il suit l’exemple du Prophète (sur lui la paix et le salut) afin d'obtenir la récompense de l’avoir suivi.
ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendait à Qubâ` à pied ou à dos de monture, et il y priait deux unités de prière. » Dans une [autre] version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendait à la mosquée de Qubâ` tous les samedis, à pied ou à dos de monture. Ibn ‘Umar faisait de même. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim dans ses deux versionsQubâ`, là où la première mosquée de l’Islam fut construite, est une petite ville proche du centre de Médine et de sa banlieue ; le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’y rendait à pied ou à dos de monture. Lorsqu’il dit « tous les samedis » : en effet, il réservait certains jours [de la semaine] pour ses visites. Quant à la raison qui explique pourquoi il venait (sur lui la paix et le salut) à Qubâ` tous les samedis de chaque semaine : c’était pour garder un contact avec « Al-Anṣâr » [ceux qui se sont alliés à lui parmi les Médinois et l’y ont accueilli lui et les émigrés de la Mecque] ainsi que prendre de leurs nouvelles, et particulièrement de ceux qui n’avaient pas assisté à la [prière] du vendredi.
D'après 'Aïcha, la mère des croyants (qu’Allah l’agrée), qui a dit : « Je me lavais, moi et le Prophète ﷺ d'un même récipient, alors que nous étions tous les deux en état d'impureté majeure. Il m'ordonnait de m'entourer le bassin d'un tissu lorsque j'avais mes menstrues et il jouait avec moi. Lorsqu'il était en retraite spirituelle [à la mosquée], il avait l'habitude de sortir la tête vers moi, ainsi je lui lavais les cheveux alors que j'avais mes menstrues. »
Rapporté par Al Bukhârî et Muslim'Aïcha, la mère des croyants (qu'Allah l'agrée), a informé de certaines de ses situations spécifiques avec le Prophète ﷺ, notamment parmi celles-ci : lorsqu'ils étaient en état d'impureté majeure, elle se lavait avec lui dans un seul et même récipient de sorte qu'ils prenaient leur bain ensemble. Et lorsqu'il ﷺ voulait aller à elle alors qu'elle était en état de menstrues, il lui ordonnait de couvrir son corps du nombril aux genoux puis il avait un contact avec elle sans avoir de rapport. Et lorsqu'il ﷺ était en retraite spirituelle dans la mosquée, alors il sortait la tête vers 'Aïcha et là elle lui lavait la tête alors qu'elle était en état de menstrues.
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « 'Abdurrahman, le fils d'Abu Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah les agrée), entra chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était appuyé contre ma poitrine. 'Abdurrahman tenait un bâton avec lequel il se nettoyait les dents et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit à fixer du regard. Je pris le bâton et le rongeai pour l'accommoder, puis le donnai au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui se nettoya la bouche avec. D'ailleurs, je n'ai jamais vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) se nettoyer la bouche mieux que cette fois-ci. A peine eut il terminé, qu'il leva la main -ou le doigt - au ciel et dit : avec la plus haute compagnie, avant de rendre l'âme ». Elle disait : « Il est mort entre ma poitrine et mon menton ».
Rapporté par Al-BûkhârîʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate un évènement qui montre à quel point le Prophète (sur lui la paix et le salut) aimait le siwak et y était attaché. 'Abdurrahmân, le frère de ʽÂ'ishah (qu'Allah les agrée), qui tenait un bâton de siwak frais avec lequel il se frottait les dents, entra chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était sur le point de mourir. Quand ce dernier vit le siwak de 'Abdurrahmân, et malgré la maladie et la souffrance qui l'accablaient, l'amour qu'il lui portait le poussa à le fixer du regard, comme s'il le désirait. ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) le remarqua et prit donc le siwak de son frère. Elle en coupa le bout avec ses dents, puis le nettoya et l'arrangea afin de le donner au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui l'utilisa pour se nettoyer la bouche. Elle ne l'avait jamais vu se nettoyer la bouche d'une telle façon. Quand il termina de se purifier et de se nettoyer la bouche, il leva le doigt pour exprimer l'unicité d'Allah, Exalté soit-Il, il choisit de partir vers son Seigneur le Très-Haut et s'éteignit (sur lui la paix et le salut). ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) était fière, et il y a de quoi, que le Prophète (sur lui la paix et le salut) soit mort alors qu'il avait la tête sur sa poitrine.
Jâbir ibn 'Abdillah et Abû Hurayrah (qu'Allah les agrée) relatent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Mon exemple et le vôtre sont à l’image d’un homme ayant allumé un feu ou les sauterelles et les papillons se mettent à tomber alors que lui essaye de les en écarter. Moi, je vous saisis par la ceinture afin de vous préserver du feu. Et vous, vous m’échappez des mains ! »
Rapporté par Muslim - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) compare sa situation, vis-à-vis de sa communauté, à celle d'un homme dans le désert qui allume un feu dans lequel les sauterelles et les papillons se jettent. Ceci, car c'est l'habitude de ce genre de petites bêtes, lorsque l'homme allume un feu, d'être attirés par la lumière. Il dit : « Je cherche à vous empêcher d'y tomber, mais vous m'échappez ! », en contredisant ce avec quoi il est venu et en délaissant sa tradition.
Abdullah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) pria sur la tombe d'un défunt après qu'il eut été mis en terre. Il proclama alors sur lui quatre fois la grandeur d'Allah (« At-Takbîr »).
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) a été créé avec les meilleures vertus morales. Parmi celles-ci, il y a la miséricorde et la compassion par lesquelles il se caractérisait et a été décrit. Il demandait après ses Compagnons et cherchait à connaître leurs situations dès qu'il les perdait de vue. Notamment, lorsqu'il demanda après le défunt de la tombe [dont il est question dans ce hadith], ses Compagnons l'informèrent du décès de celui-ci. Il aima le fait qu'ils l'aient prévenu afin qu'il puisse prier sur lui car sa prière est un apaisement pour le mort et une lumière qui dissipe l'obscurité dans laquelle il se trouve. Il pria donc sur sa tombe comme lors de la prière sur un défunt présent. [Cependant] on ne doit pas comprendre de la prière du Prophète (sur lui la paix et le salut) « sur la tombe » qu'il monta au-dessus d'elle. Cela signifie plutôt qu'il se tint debout à côté d'elle et se dirigea en direction de la Qiblah afin d'accomplir la prière mortuaire.